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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°240 - Du 1er au 7 décembre 2009

DIVERTISSEMENT
Miss France : l’élection de Miss Normandie provoque tristesse et regret dans le Sud-Ouest
Ah, il faut la voir rayonner sur scène la Miss Normandie, toutes dents dehors (trop blanches ?), ses petits yeux de biche (trop biche ?), son nez mignon (trop mignon ?), ses longs cheveux bruns impeccables (trop impeccables ?). En ce samedi soir, devant des millions de téléspectateurs, Mademoiselle Malika Ménard, originaire de Caen, vient d’apprendre qu’elle sera la Miss France 2010, au grand désespoir de ses concurrentes dont le sourire s’est quelque peu figé à l’annonce du résultat final.

Car si cette annonce a permis d’ouvrir quelques bouteilles de Calvados dans la région natale de la p’tite dame, elle a refroidi les ardeurs festives des familles et amis des candidates du Sud-Ouest, pourtant autrement plus jolies (cela dit en toute objectivité).

Ainsi, à Léon, charmant village des Landes, une grosse centaine d’habitants s’est retrouvée dans la toute nouvelle salle culturelle de la Huchette, pourvue pour l’occasion d’un écran télé géant. Car l’affaire est importante : Marine Bories, Léonnaise depuis toujours, porte les couleurs de Miss Béarn-Gascogne et prétend, elle aussi, à la victoire finale, à la célébrité éternelle, aux fastes, aux cadeaux hors de prix, aux hommes soumis… Inutile de dire que les jeunes de la section Bodega du foyer ont les yeux rivés sur le poste, le cœur un peu plus rapide que d’habitude.

« Oui, mais voilà. Marine Bories ne sera jamais Miss France. À l'annonce de la douzième et dernière finaliste retenue, quelques cris, puis le silence. Léon a fini de rugir. Dans le hall, les enfants jouent, indifférents au drame des grands. Au mur, à côté du « crêpe » inscrit sur une assiette en carton, Marine pose, sourire et yeux en amande » rapporte Benjamin Ferret dans SUD-OUEST (07/12).

La cruelle réalité glace l’ambiance et chacun réagit comme il le peut. Ainsi, une autre Marine, amie d’enfance de la première, se jette sur son portable pour envoyer un SMS à sa copine : « « C'est dégueu ! Tu es toujours la plus belle. ». D’autres habitants se rapprochent du bar improvisé, estimant avec raison que la petite du coin devait au moins figurer parmi les 12 finalistes.

Même déception et tristesse à quelques 270 km de Léon, dans le joli village de Labastide Saint-Pierre (Tarn-et-Garonne). Ici encore, les habitants se sont retrouvés dans la salle communale, dotée d’un écran géant, pour partager un moment exceptionnel et soutenir de tout cœur la jeune et belle Nathalie Ample, qui vit et travaille à Labastide. Nathalie concourt au titre de Miss Quercy-Rouergue, un pays magnifique, riche, abrupt, qui sait être une terre de refuge et de réconfort pour qui prend le temps de la découvrir et de l’aimer.

Mais là encore, le jury et les téléspectateurs ont visiblement manqué de cohérence et de justesse dans leur vote en ne choisissant pas la jeune Tarn-et-Garonnaise. Pourtant – triste consolation- Nathalie termine le concours dans le dernier carré, arrachant le titre de quatrième dauphine, ce qui n’est pas rien.

« Moi je crois qu'elle a aussi été victime d'un déficit d'identification. Quercy-Rouergue, cela ne veut pas dire grand-chose. Je suis sûr que ça aurait été différent si elle avait porté la bannière de Toulouse ou de Midi-Pyrénées » estime Véronique Pandaries, belle-mère de la jolie candidate, interrogée par le journaliste de LA DEPECHE DUMIDI (7/12). Nathalie était de toute façon attendue de pied ferme à Labastide par le maire et ses concitoyens, qui envisageaient une grande fête d’accueil, histoire de remercier la jeune femme « d’avoir porté haut les couleurs de la commune ». 

SPORT
Football  : Bordeaux confirme, mais pas Toulouse

Cette fois, la locomotive girondine semble bien lancée. Championnat de France, Ligue des Champions, les hommes de Laurent Blanc confirment leur talent et leur pugnacité sur tous les fronts. Nouvelle démonstration ce week-end après la (courte) victoire contre le PSG (1-0), au terme d’un match qui aura pourtant laissé un sentiment mitigé.

« Non pas que les Girondins ne méritent pas leur victoire, car ils ont marqué le but qu'il fallait pour s'en assurer, par Plasil (24e), sur un centre parfait de Trémoulinas. Mais après les deux démonstrations effectuées contre la Juve (2-0) puis à Nancy (3-0), et avec le retour de son stratège, Yoann Gourcuff, beaucoup attendaient de Bordeaux qu'il confirme dans le jeu. Or cette fois, c'est Paris qui a pris les choses en main » relate Hugues Sionis sur le site de L’EQUIPE (5/12). Les Bordelais ont su jauger leurs adversaires, les laisser dominer avant de tirer leur cartouche. Ensuite, la stratégie a consisté à bien défendre le but et de parer aux réactions parisiennes, motivées par un score peut-être injuste. Mais les Parisiens, comme souvent, ont manqué de finition dans leurs attaques, pourtant nombreuses.

« Après avoir été rapidement récompensés de leur belle entame de match, les joueurs de Laurent Blanc, peut-être pris entre la volonté d'attaquer et le désir de protéger ce précieux but d'avance, ont surtout laissé venir le PSG vite privé sur blessure d'Erding, remplacé par le jeune Maurice. Et à ce jeu, les Girondins peuvent s'estimer heureux de ne pas avoir été rejoints au score par des Parisiens très entreprenants en deuxième mi-temps mais manquant beaucoup trop d'opportunités pour espérer ramener un résultat de Gironde » observe, de son côté, Aurélien Canot sur le site FOOTBALL365 (07/12).

Mais les Girondins n’auront pas le temps de cogiter cette victoire en demi-teinte, car absorbés par leur rencontre, en Ligue des Champions cette fois, contre Haïfa. Déjà assurés de leur sélection, les Bleu et Blanc promettent, la main sur le cœur, que, cette fois, leur jeu sera entièrement tourné vers l’offensive.

Le parcours du TFC apparaît un peu plus chaotique cette saison. Après avoir renoué avec la victoire le week-end dernier contre Boulogne, les Toulousains ont, une nouvelle fois, posé le genou à terre après leur défaite contre Grenoble (0-1). Défaite d’autant plus incompréhensible que les Grenoblois (déjà en Ligue 2 ?) n’avaient pas remporté un seul match depuis l’ouverture de la saison. Le but est intervenu à la 80e minute, après un coup franc tiré par Ljuboja, mal repoussé par Blondel. Le ballon arrive directement dans les pieds de Dieuze, qui fusille le but garonnais.

« Sur la lancée de ses trois nuls d'affilée, le GF 38 a enfin été récompensé de ses efforts. Plus dangereux que les Toulousains, malgré une possession de balle inférieure, les protégés de Mécha Bazdarevic s'en sont remis à un ancien de la Maison Rose, Nicolas Dieuze, pour concrétiser leur domination. Celle du TFC, en première période, avait été bien trop stérile pour inquiéter Ronan Le Crom. Battus pour la deuxième fois en trois journées, Gignac et ses équipiers redescendent au onzième rang » écrit L’EQUIPE (06/12) sur son site Internet.

Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, Olivier Blondel, le gardien remplaçant du TFC, s’est gravement blessé mardi 7 décembre à l’entraînement. Ce dernier va pouvoir rejoindre le gardien titulaire, Yohann Pelé, à l’infirmerie pour un petit bout de temps. Inutile de compter sur le troisième gardien, Marc Vidal, lui aussi blessé. C’est donc le tout jeune Anthony Lousatllot (17 ans) qui enfile les gants et qui se retrouve dans la cour des grands. 

Rugby : L’Aviron Bayonnais n’en finit plus de sombrer
Le départ de Richard Dourthe n’aura finalement pas changé grand-chose. La saison 2009/2010 de Bayonne ressemble à une escapade en enfer, les Basques étant incapables d’assurer la moindre victoire. Nouvelle illustration ce week-end, au cours duquel les Bayonnais se déplaçaient au Stade de France pour affronter le Stade Français. Les hommes de Thierry Mentières, au moral assez noir, ont sûrement été impressionnés par le faste de la fête qui a précédé la rencontre et qui n’était peut-être pas le bienvenu.

« Dans la période que l’on vit, se retrouver dans un match avec paillettes étoiles et compagnie, ce n’était pas bienvenu. On avait surtout envie de tenir notre rang. On était coincé entre jouer ou aller chercher des points. On s’est posé trop de questions. Ce qui nous a fait défaut » a reconnu l’entraîneur basque, cité par RUGBY365 (07/12) à la fin du match (10-34).

Force est de constater que les Basques ont donné l’impression de patauger pendant presque toute la rencontre : positionnements au p’tit bonheur la chance, défense perméable, plaquages loupés, stratégie de jeu un peu improvisée. Leurs adversaires du jour traversent eux aussi une période de turbulence, mais les Parisiens ont réussi le décollage tant attendu en proposant un jeu animé et ambitieux, dont les Basques ont fait les frais.

« Le stage commando et la semaine de repos supplémentaire suite au report du match contre Perpignan ne payaient pas. Surtout réduits à quatorze après l'expulsion de Roumieu. Les Basques encaissaient deux nouveaux essais, mais surtout, ils subissaient dans tous les domaines, tant physique que tactique. Or, reculer à l'impact face à une équipe comme celle du Stade Français est synonyme de bien des problèmes » précise L’EQUIPE (05/12) sur son site.

Aujourd’hui, l’Aviron Bayonnais se retrouve en position de relégable et bien malin celui qui pourra proposer une réponse pérenne pour éviter le pire en fin de saison. L’espoir repose peut-être sur l’arrivée de Fabien Galthié. Mais ce dernier hésite entre Bayonne et le Stade Français. Après avoir regardé avec attention le match des deux équipes qui le sollicitent, l’ancien demi de mêlée du XV de France va devoir trouver des arguments puissants pour justifier un éventuel séjour au Pays Basque. La maison brûle.

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 8 décembre 2009

Sources: SUD-OUEST, LA DEPECHE DU MIDI, FOOTBALL365, RUGBY365, L'EQUIPE


 
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