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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°243- Du 27 déc. 2009 au 3 janvier 2010

SOCIETE/ ENVIRONNEMENT
Les ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon saluent la fin du test de la souris
C’est avec soulagement que les ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon ont appris la bonne nouvelle, émanant de manière tout à fait officielle du ministère de l’Agriculture et de la Pêche : le test dit de la souris, pratiqué depuis de nombreuses années par l’IFREMER, est abandonné au profit d’un test chimique.

Les tests de la souris, à l’origine de nombreuses interdictions de vente (voir nos revues de presse antérieures) consistaient à injecter des extraits d’huîtres dans l’organisme des rongeurs afin de déceler la présence de micro-algues toxiques. Si deux souris sur trois mourraient dans les 24 heures, le préfet était autorisé à suspendre la vente des huîtres aux consommateurs.

« Au cours de tous ces étés, dont ceux de 2008 et 2009, les ostréiculteurs se seront défendus comme des diables afin de dénoncer l'« incohérence » des tests souris. Entre démarches pacifiques, manifestations exacerbées ou de dérision, opérations suicides, les parqueurs ont été sur tous les fronts pour faire entendre leur bon sens. En vain. Jusqu'à cette annonce de l'abandon du test souris pour un test chimique ces dernières heures » explique Chantal Roman dans SUD-OUEST (01/01).

Le pic de la crise a été atteint au cours de l’été 2006, après le décès de deux personnes âgées ayant consommé des huîtres du Bassin lors d’une dégustation organisée par les ostréiculteurs (voir notre revue de presse). Les pires soupçons avaient pesé sur la profession et sur la dangerosité des mollusques girondins avant que l’enquête ne confirme l’absence de tout lien entre les décès et l’état sanitaire des huîtres. Mais le mal avait été fait, plongeant la profession dans une situation économique douloureuse.

L’annonce du ministère est accueillie avec bienveillance par les producteurs du Bassin. « Aujourd'hui, je suis heureux. Et pour les ostréiculteurs, et pour Olivier Laban qui a repris le combat. Ce n'était pas facile. Il a fallu trois ministres, Dominique Bussereau, Michel Barnier et enfin Bruno Le Maire, pour arriver à obtenir le test chimique ! Et je dois dire que Bruno Le Maire est le seul à avoir tenu sa parole. Il a pris ses responsabilités, il a fait son boulot » confie Marc Druart, ancien président des ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon à SUD-OUEST.

Le test de la souris fera place à un test chimique qui « entrera en application sur le bassin d'Arcachon lors des prochains prélèvements prévus le 18 janvier. Il «décidera désormais des ouvertures ou fermetures de bassin». Toutefois, le test souris est maintenu comme dispositif de vigilance» vis-à-vis des toxines inconnues ou émergentes » précise LA DEPECHE DU MIDI (03/01).

Mais les questions les plus importantes concernent essentiellement l’état sanitaire des eaux du Bassin d’Arcachon et les initiatives pour préserver l’environnement local. Depuis 7 ans, le Bassin a vu sa population augmenter de 18 000 habitants. Les prévisions démographiques laissent entrevoir l’arrivée de 100 000 personnes supplémentaires ces 20 prochaines années, portant la population totale du Bassin à environ 230 000 habitants. Les villes de Gujan-Mestras, Audenge ou encore Biganos affichent des courbes démographiques continuellement ascendantes.  

Quelles démarches les pouvoirs publics vont-ils pouvoir initier pour accueillir cette imposante population et protéger, dans le même temps, un écosystème fragile, déjà mis à mal par l’urbanisation galopante, le développement de la plaisance et l’explosion touristique en période estivale ? A ces maux s’ajoutent ceux engendrés par les structures industrielles, notamment celle de l’usine Smurfit Kappa de Biganos, qui continue de déverser impunément ses effluents dans la mer par le biais du wharf de la Salies ?  Les élus du Bassin, qui ont toujours apporté leur soutien aux ostréiculteurs sans jamais remettre en cause l’usine de Biganos ni même accepter l’extension du plan Natura 2000, seront tôt ou tard confrontés à des questions urgentes d’aménagement du territoire et de préservation de l’environnement. Le Bassin d’Arcachon ne supportera pas éternellement la démographie galopante et les pollutions industrielles. Les ostréiculteurs non plus, même en changeant la méthode des tests.

SPORT
Rugby : Bayonne perd, reste relégable mais…

Ce n’est pas encore cette fois-ci que l’Aviron Bayonnais va pouvoir relever la tête. Mais il faut dire que l’adversaire du jour, le Stade Toulousain, n’est pas l’équipe la plus facile à battre non plus.

Les Basques se sont donc inclinés de justesse (13-15) face à Toulouse, au terme d’un match mené tambour battant, avec même une pointe de suspense lors des dernières minutes de la rencontre. A la 73e minute, Benjamin Fall parvient à planter le seul essai du match, permettant aux Bayonnais de revenir au score. Six minutes plus tard, l’arbitre siffle une pénalité en faveur des Bleu et Blanc. On devine aisément l’angoisse de Garcia lorsqu’il pose le ballon à terre, à 56 mètres des poteaux toulousains. Un tir réussi équivaudrait à la victoire. Mais le destin en décide autrement.

« Bayonne a trouvé les ressources pour enfin élever son niveau de jeu et inquiéter les Toulousains sur un essai de Benjamin Fall à sept minutes de la fin. La partie était relancée (13-15). Mais trop tardivement. Grâce à ce succès et à la défaite à domicile du Racing-Métro un peu plus tôt dans la journée, Toulouse remonte à la troisième place. Pour Bayonne, c’est la douzième défaite de la saison en seize matchs. Comme mercredi, l’Aviron doit se contenter du bonus défensif» analyse Jean-François PATURAUD dans son article publié par le site RUGBY365 (03/01).

« Plus que jamais, Bayonne est enlisé à «cette treizième place synonyme de malheur», à désormais 6 points de Bourgoin (premier non relégable que Bayonne retrouvera lors de la 18e journée). Il fallait bien plus que du courage aux Basques pour espérer triompher d'une formation de Toulouse qui récupérait sa charnière, Kelleher-Elissalde, ainsi que le trois-quarts centre Yann David » écrit L’EQUIPE sur son site (03/01).  

Mais les Bayonnais ont donné l’impression de ne plus vouloir subir leur avenir, tout tracé si aucune évolution majeure n’intervient. L’arrivée de Laurent Pardo comme conseiller va peut-être ranimer la flamme de la victoire, qui n’est pas intervenue lors du départ de Richard Dourthe. Le prochain match contre Bourgoin sera à ce titre déterminant. Une défaite contre la dernière équipe du championnat signifierait sûrement un retour à la deuxième division la saison prochaine.

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 4 janvier 2010

Sources: SUD-OUEST, LA DEPECHE DU MIDI, RUGBY365, L'EQUIPE


 
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