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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°244 - Du 4 au 11 janvier 2010

SOCIETE
L’ex-femme de Bertrand Cantat met fin à ses jours
Le sort semble bien s’acharner sur le leader du groupe Noir Désir. Le quotidien SUD-OUEST a en effet révélé dimanche dernier que l’ex-épouse de Bertrand Cantat s’était suicidée par pendaison à son domicile bordelais. Kristina Rady, qui partageait à nouveau sa vie avec Bertrand Cantat, a laissé une lettre, dont le contenu n’a pas été dévoilé à la presse.

Le chanteur était présent lors du drame, endormi dans la chambre. C’est le fils du couple qui a découvert le corps de sa mère alors qu’il rentrait chez lui. La Direction interrégionale de la police judiciaire s’est rapidement rendue sur les lieux, accompagnée du procureur de la République de Bordeaux. Une enquête a été ouverte et une autopsie décidée.

« Née en 1968 à Budapest, Kristina Cantat-Rady (de nationalités hongroise et française) était une personnalité majeure du monde de la culture. Ses activités étaient nombreuses et diverses, en tant que traductrice, rédactrice, metteur en scène, productrice, ou directrice artistique de festivals et événements. Depuis 2003, elle dirigeait une structure associative, « Kristina à l’OuEst » ayant pour vocation à développer des projets à la croisée des arts, du théâtre aux musiques actuelles, en favorisant le travail en commun de musiciens, écrivains, metteurs en scène et comédiens » précise SUD-OUEST (11/01).

On se souvient que Kristina Rady avait activement défendu et soutenu son compagnon lors du drame de Vilnius en 2003, lorsque Bertrand Cantat avait tué au cours d’une dispute sa fiancée Marie Trintignant. Le chanteur de Noir Désir avait alors été condamné à 8 ans de prison par un tribunal de Lituanie. Bertrand Cantat, finalement emprisonné en France, était sorti pour bonne conduite en octobre 2007 et avait retrouvé son ex-épouse.

Le musicien a été interrogé en qualité de témoin par les policiers de la Direction interrégionale de la police judiciaire et d’autres personnes de son entourage seront prochainement auditionnées afin de mieux comprendre les raisons ayant poussé la jeune femme à commettre l’irréparable. Le suicide a d’ailleurs été confirmé par le parquet de Bordeaux, au vu de la conclusion rédigée au terme de l’autopsie, qui confirme que la cause du décès est une asphyxie due à la pendaison, sans intervention extérieure. 

Ce douloureux évènement va peut-être compromettre le retour de l’artiste à la vie musicale. « Noir Désir, devenue la référence du rock français avec six albums studio (entre 1987 et 2001) et des concerts à l'énergie légendaire, était, selon la version officielle, "au travail", "sans pression ni calendrier" depuis la libération conditionnelle de son parolier et chanteur. Le groupe bordelais, composé de Bertrand Cantat (chant, guitare), Serge Teyssot-Gay (guitare), Jean-Paul Roy (basse) et Denis Barthe (batterie), avait fait son retour en novembre 2008 avec la diffusion sur son site internet de deux titres inédits: "Gagnants/Perdants", une ballade au texte engagé signé Cantat, et une reprise du "Temps des cerises" » écrit le quotidien helvétique LE MATIN (11/01).

Pourquoi Kristina Rady a-t-elle choisi de mettre fin à ses jours ? Interrogé par la rédaction du POST (12/01), Andy Vérol, biographe de Bertrand Cantat, avance quelques explications : « Dans l'ensemble, depuis la séparation, elle n'était pas très bien dans sa peau. A l'époque, elle avait tout de même accepté de rencontrer Marie Trintignant alors qu'elle était toujours la femme de Bertrand Cantat. Elle s'était soumise à tout les compromis, sachant que c'était cela ou rien (…) Je crois savoir que Bertrand Cantat a eu une aventure en été 2008 et elle a encore dû encaisser ça. Il sortait pas mal sur Bordeaux, fréquentait les bars. Il est possible qu'il ait eu d'autres aventures, dont une a pu devenir plus sérieuse... Récemment, il dormait parfois chez elle, peut-être pour les enfants. C'était visiblement une situation assez ambiguë, et il y sûrement eu un élément déclencheur mais je ne sais pas lequel. ».

SPORT
Rugby  : Biarritz subit le retour en force du Stade Français

Une fois de plus, Max Guazzini avait vu les choses en grand pour ce match organisé au Stade de France, qui a attiré plus 70 000 spectateurs. Les nombreuses attractions ont visiblement enchanté le public, qui a dû apprécier également la remise du ballon, effectuée par une belle jeune femme peu vêtue, malgré le froid polaire (bravo Madame).

Malgré ces réjouissants artifices, la tension était de mise dans les vestiaires de l’équipe parisienne, à la recherche d’une victoire fondamentale pour espérer se hisser au niveau des barrages. En face, les Biarrots n’avaient pas quitté leur joli Pays Basque pour se contenter de regarder le spectacle et admirer la belle créature (bravo Madame).

Mais les premières minutes du match ont révélé la hargne des Parisiens. Profitant d’une touche bien calibrée, Bastareaud s’est élancé vers la ligne d’essai adverse, faisant fi des trois joueurs basques placés sur son chemin, pour planter le premier (et seul) essai de la rencontre, deux minutes seulement après le coup d’envoi. Cette filouterie faisait mal aux Basques, qui revenaient néanmoins au score grâce à deux pénalités passées par Yachvili. Malgré une ténacité réelle chez les deux équipes, le match semblait respecter le cahier des charges minimal.

« Doigts gelés, poumons qui brûlent, la météo faisait que les deux équipes se débarrassaient assez rapidement du ballon sans se montrer très ambitieuses dans la conduite du jeu. Si l'intensité ne baissait pas d'un cran, l'efficacité était restée au vestiaire et les points n'étaient que le résultat des fautes adverses. Du côté parisien, les interrogations autour de la charnière étaient vite levées, surtout en ce qui concernait le jeune demi de mêlée Benjamin Tardy, très à l'aise dans son rôle de meneur » constate Bertrand Lagacherie sur le site de L’EQUIPE (09/01).
 
Au petit jeu des pénalités, le Stade Français s’est révélé être le grand gagnant, profitant allègrement des fautes de mains de leurs adversaires du jour pour tracer la route.

« Trop souvent sanctionnés, les Biarrots ont facilité le travail de leurs adversaires qui ont pris les points au pied grâce à Lionel Beauxis. A la pause, les Stadistes menaient de dix points (16-6). Au retour des vestiaires, les Basques ont montré un peu plus d’intentions dans le jeu. Sans pour autant revenir au score en raison toujours d’une trop grande indiscipline et une certaine précipitation » relate Jean-françois Paturaud sur le site RUGBY365.

Au final, le Stade Français l’emporte par 25 à 15. Il est à parier que les Biarrots ne garderont pas un souvenir impérissable du match ni de leur déplacement à Paris, même si les dirigeants de la capitale savent toujours mettre les petits plats dans les grands (bravo Madame).

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 12 janvier 2010

Sources: SUD-OUEST, LE MATIN, LE POST,RUGBY365, L'EQUIPE


 
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