La population d’ours progresse dans les Pyrénées

La population d’ours progresse dans les Pyrénées


Le dernier recensement a permis d’identifier 70 plantigrades dans le massif pyrénéen en 2021, soit une augmentation de 9 %.

ours des pyrénées
Crédit photo : OFB Equipe Ours / Réseau Ours Brun

Une très bonne nouvelle…

Les amoureux de (grosses) boules de poils et les associations de défense de la cause animale peuvent se réjouir. L’année dernière, 70 ours bruns ont été recensés dans les Pyrénées, contre 64 en 2020. Leur nombre a progressé de 9 % et même de 11,4 % depuis 2006, alors que la population ne dépassait pas la dizaine de plantigrades.

Pour rappel, les ours de Slovénie ont été introduits dans les années 1990 pour tenter d’infléchir les risques d’extinction de la race.

Ceux qui s’intéressent aux statistiques seront ravis d’apprendre que 6 ours vivent aujourd’hui dans les Pyrénées occidentales (1 mâle, 2 femelles et 3 oursons) et 62 dans les Pyrénées occidentales (11 mâles, 20 femelles, 19 jeunes (dont 13 mâles et 6 femelles) et enfin 12 oursons). Pour leur part, 2 mâles se baladent entre les territoires, qui s’étendent sur une superficie de 6 500 km².

Selon les projections, une quinzaine de femelles pourraient mettre bas cette année.

… Mais la vigilance s’impose

Pour Sabine Matraire, présidente de l’association Pays de l’Ours-Adet, cette situation est « d’abord la reconnaissance du travail associatif depuis 30 ans. » Si l’augmentation est constante, « elle n’est toujours pas viable et le noyau occidental reste très fragile. Les trois oursons de la femelle Sorita nés en 2021 sont en effet trois mâles.  Cette première portée menée à terme dans le Béarn depuis 2004 reste symboliquement importante, mais elle n’assurera malheureusement pas l’avenir de l’espèce dans cette partie des Pyrénées » met en garde l’association.

Même constatation pour Patrick Leyrissoux, le président de l’association Ferus : « Au niveau démographique, c’est satisfaisant, mais la question génétique, avec le problème de consanguinité, se pose toujours. »

Les associations réclament depuis déjà quelques années à l’État de nouveaux lâchers d’ours afin de pérenniser l’espèce dans le massif pyrénéen. Cette revendication se justifie également par la mort de quatre ours en 2020 et 2021, tués par des hommes. La solution durable consisterait à augmenter la population de femelles pour combler le déficit de la partie occidentale.

Le combat ne semble pas gagné. Malgré son obligation de remplacer chaque ours mort, le gouvernement semble traîner les pieds. Il faut aussi prendre en compte le mécontentement des bergers. « Plus il y aura des ours, moins il y aura des troupeaux et des hommes » fulmine Christine Téqui, la présidente du Conseil départemental de l’Ariège, citée par le site Dis-leur.

Un air de Bordeaux : tous dehors !

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capture d'écran du site un air de bordeaux

Site: Un air de Bordeaux

URL: www.unairdebordeaux.fr

Facebook: www.facebook.com/unairdebordeaux

Piloté par l’office de tourisme et des congrès de Bordeaux Métropole, le site propose une multitude d’opportunités de sorties dans la capitale girondine et ses environs. Culture, gastronomie, activités sportives, balades nature, bons plans… Rien n’est laissé au hasard avec cette conviction que Bordeaux justifie pleinement de fermer sa porte et d’aller voir ce qui se passe au bout de sa rue ou un peu plus loin.

La rubrique « Week-end », comme son nom l’indique, propose un calendrier de sorties ou de rendez-vous dont on n’aurait pas forcément eu l’idée. C’est ainsi l’invitation à assister à un concert au Rocher du palmer de Cenon, à se rendre à un atelier philo au MADD, à s’initier à la relaxation sonore aux bols tibétains (eh oui !) ou à profiter des activités proposées par quelques fermes pédagogiques au parc Triaire de Talence.

« Un air de Bordeaux » voit également au-delà de la ville et propose une sélection de balades nature, comme le « bain de forêt », en compagnie d’une guide, au domaine d’Hosteins. L’opportunité de se déconnecter et de laisser bercer par la quiétude des lieux…

Les aventuriers ou fans de Koh Lanta pourront lire l’article consacré à Denis Tribaudeau, spécialiste de la survie, avant d’envisager de suivre un stage dans la région bordelaise.

En matière de culture et de patrimoine, le site propose de multiples visites, toutes expliquées et détaillées. Par exemple, la cité Frugès, conçue par Le Corbusier au cœur de Pessac, ravira les amateurs d’architecture.

Le site répond aussi à des questions pratiques (ou existentielles) qui peuvent parfois se poser. Que faire à Bordeaux quand la famille débarque ? Où voir des animaux ? Comment profiter de Bordeaux en restant chez soi ?

On l’aura compris, le site se révèle être une mine d’or d’idées de sorties et d’activités. Il s’impose comme l’ultime argument à quiconque ose encore dire : « Qu’est-ce que peux faire ? J’sais pas quoi faire. »

Artouste, l’esprit de la vallée d’Ossau

Richesses du Sud-Ouest Pyrénées Pyrénées-Atlantiques

Artouste, l’esprit de la vallée d’Ossau


À toute proximité du Parc national des Pyrénées, au cœur du Béarn, dans un cadre enchanteur et préservé, Artouste joue la carte de la simplicité et des vacances familiales. Bien loin des usines à ski.

Crédit photo : régie d’Artouste, station de Fabrèges

Quelques mots sur la station

Situé à quelques kilomètres au Sud-Ouest de Gourette, le domaine d’Artouste profite lui aussi d’un environnement privilégié et authentique. L’esprit de liberté qui peut y régner se nourrit sans nul doute des vastes espaces de la vallée d’Ossau. Le lac de Fabrèges contribue à la beauté des lieux, tout comme le Pic du Midi d’Ossau, qui culmine à près de 2900 mètres.

Ouverte en 1969, la station d’Artouste séduit rapidement les vacanciers grâce à la qualité de son domaine skiable et ses opportunités de randonnées. Implantée sur le massif du pic de la Sagette, la station est accessible par télécabine depuis le lac de Fabrèges. Le domaine de ski, situé encore plus haut, à 2100 mètres, nécessite d’emprunter une autre remontée.

Le domaine skiable, partagé en quatre secteurs, s’étend sur 150 hectares et offre diverses opportunités de glisse, selon le niveau de chacun. Si le secteur Sagette se destine plutôt aux skieurs débutants et aux enfants, le secteur Séous réclame pour sa part une certaine maîtrise de la descente.

À l’instar des autres stations des Pyrénées-Atlantiques, Artouste sait tirer parti de ses paysages somptueux. La station accentue la promotion des randonnées, à ski ou en raquettes. L’un des derniers itinéraires ouverts donne ainsi la possibilité d’effectuer le tour de la Sagette en raquettes. Sur l’ensemble des parcours, les pentes se veulent douces, avec un faible dénivelé. Les plus motivés partiront à la conquête du cirque d’Arnéou, particulièrement réputé pour ses opportunités de randonnées à ski.

Il est toujours difficile d’évoquer Artouste sans son célèbre petit train. Juchée à plus de 2000 mètres d’altitude (record européen), la voie ferrée est longue de 10 kilomètres et promet des panoramas magnifiques.  Ouvert de fin mai à début octobre, le petit train roule pourtant en période hivernale, uniquement sur la portion de voie la plus au sud et lors des journées ensoleillées.

Station intime et familiale, Artouste mise sur le charme des lieux pour séduire un public avide d’authenticité. Les gestionnaires veillent à ne pas proposer des tarifs exorbitants pour accéder aux pistes (une vingtaine d’euros le forfait journalier). De nombreuses activités et attractions se destinent à tous les niveaux et tous les âges.

Enfin, son snowpark, l’un des tout premiers dans les Pyrénées, permet de considérer la station comme une référence en matière de freeride. Un argument de plus pour guider ses pas vers la vallée d’Ossau.

Domaine skiable

Altitude: 1400 – 2100 m

Ouverture: de la mi-décembre à la mi-mars

Pistes : 18 pistes de ski sur 27 km, 1 espace nordique, 1 snowpark, 1 piste de luge

Ski alpin: 2 pistes vertes, 9 pistes bleues, 6 pistes rouges, 1 piste noire.

Ski de randonnée & raquettes : nombreuses opportunités de découverte autour de la station. Le lac d’Artouste et le cirque d’Arnéou représentent des destinations particulièrement propices à la randonnée blanche.

Luge: la piste de luge est située dans le secteur de la Sagette. Elle est intégrée au Kid Park, dédié à l’apprentissage du ski dans un mode ludique. 

Equipements: 11 remontées mécaniques: 1 télécabine, 3 télésièges, 6 téléskis, 1 tapis neige.

Snowpark : il a sans nul doute contribué à la réputation de la station. Le snowpark se compose de 4 zones :

  • le Snowcross: ouvert à tous, il s’adapte au niveau de chacun en offrant moult obstacles, comme les hoops et les hips.
  • la Beginner Zone: comme son nom l’indique, elle se destine aux débutants et aux enfants qui veulent connaître quelques sensations sur les bosses et profiter des modules adaptés;
  • la Street Zone: plutôt réservée aux skieurs confirmés, elle propose divers équipements, tels les rails et les boxes;
  • la Xtreme Zone: mieux vaut assurer un minimum pour s’éclater sur les kicks, hips et tables;

Plan des pistes

plan des pistes d'Artouste

A voir à faire

Skier, c’est bien, mais s’amuser avec ses copains, ça le fait aussi. La station propose aux enfants (6 à 14 ans) son Adventure Parc, notamment composé d’un parcours accrobranche, d’un trampoline géant et d’une tyrolienne. 

Le petit train d’Artouste circule même en hiver, certes sur une partie de son itinéraire habituel. L’opportunité de découvrir des paysages enneigés en toute quiétude.

Encore tout récent, le trail Blanc de l’Ours s’adresse aux plus sportifs. Le parcours s’étend sur 8 km, avec 600 m de D+. Depuis 2022, la course est ouverte aux cani-traileurs (duo coureur/chien). 

Et pourquoi pas une grosse ambiance fête pendant les vacances ? Le FD2Ô Winter Festival promet de réchauffer l’ambiance (attention à ce que neige ne fonde pas). Danser face au Pic du Midi d’Ossau, c’est comme un appel à la nature, non ? 

Et pourquoi ne pas découvrir le domaine skiable au petit matin ? C’est chose possible en suivant les pisteurs, qui ouvrent les pistes chaque jour. Il n’est pas nécessaire d’être un excellent skieur, mais il faut quand même savoir descendre une piste rouge pour accompagner les gars de la station. 

Si Paris propose de dîner le long de la Seine dans un bateau mouche, Artouste met à disposition ses télécabines pour déguster un repas gastronomique ! Les menus sont assurés par jeunes chefs de la région. Bref, un petit dîner d’amoureux en tête à tête alors que défilent de prodigieux paysages. 

De nombreuses balades à raquettes sont régulièrement organisées, ainsi que des balades gourmandes à la rencontre des producteurs locaux. 

Tarifs

Forfaits ski :

A la journée:

Ado (à partir de 14 ans) et adulte : 19 €

Enfant (4 à 14 ans): 9 €

A la semaine:

Ado (à partir de 14 ans) et adulte : 95 €

Enfant (4 à 14 ans): 45 €

Locations :

La Boutique Artouste propose la location de skis alpins, skis freestyle, skis freeride, snowboards, casques, luges, raquettes et porte bébé.

  • Pack snowboard: snowboard, boots: 20 €/jour.
  • Pack junior (skis, chaussures bâtons): 13 €/jour.
  • Pack loisir (skis, chaussures, bâtons): 18 €/jour.

Infos pratiques

Les cours de ski sont assurés par les moniteurs de l’Ecole de Ski Internationale (ESI). Les enfants peuvent s’exercer en toute sérénité au jardin des neiges, qui est leur entièrement dédié. 

Le ski, ça creuse ! Située au col de L’Ours, la sandwicherie Le 360 propose des sandwiches chauds, froids, des paninis, des hamburgers et des frites à dévorer en profitant d’un panorama exceptionnel. Les produits sont tous issus des producteurs locaux.

Accès

Voiture :

Depuis Pau,  N134 jusqu’à Gan puis direction de Laruns sur la D934.

Bus :

Au départ de Laruns, ligne 806 bis de la compagnie CITRAM.

Train:

Gare de Pau (60 km).

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Station d’Artouste
6440 LARUNS

Tél: 0 892 43 04 40

Webhttps://artouste.fr/hiver/

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La Pierre-Saint-Martin, au bonheur des paysages

La Pierre-Saint-Martin, au bonheur des paysages


La station profite d’un environnement majestueux qui constitue, malgré la multitude des activités proposées, son principal attrait.

Crédit photo : La Pierre-Saint-Martin

Quelques mots sur la station

Située le plus à l’ouest de la chaîne pyrénéenne, la Station de La Pierre-Saint-Martin se hisse à 1550 mètres, au pied des pics d’Anie, d’Arlas et de Soum Couy. Les sommets offrent un décor de carte postale, que viennent enrichir les forêts de sapins et pins à crochets disséminées autour du domaine skiable.

Ici, la nature est reine. La majesté des paysages a sûrement contribué à initier une politique tournée vers le développement durable, bien sûr dédiée à la protection de la faune et de la flore, mais aussi à la chasse de toute sorte de pollution, même visuelle et sonore.

Ainsi, le village de chalets, localisé parmi les pins, cherche à rendre la présence humaine un peu plus en harmonie avec l’environnement. L’autre exemple de cette recherche de quiétude est la construction de nouvelles remontées mécaniques, conçues pour générer le minimum de bruit.

Les efforts consentis par les gestionnaires de la station, également préoccupés par la réduction énergétique, leur ont valu de recevoir en 2017 la labellisation Flocon Vert.

Bien sûr, ce souci écologique se traduit dans les propositions d’activités. Si les férus de ski alpin trouvent les sensations attendues parmi la petite trentaine de pistes, les amoureux de la nature apprécient les 25 km de pistes dévolues au ski de fond, à la raquette et même aux chiens de traîneau.

Domaine skiable

Altitude: 1550 m

Ouverture: de début décembre à début avril

Pistes : 27 pistes de ski sur 27 km, 1 espace nordique de 25 km de pistes et itinéraires, 2 spots freestyle, 2 pistes de luge, 4 espaces de glisse ludique

Ski alpin: 7 pistes vertes, 9 pistes bleues, 7 pistes rouges, 1 piste noire. Un espace découverte est situé en front de neige. Parmi les pistes bleues, le « Boulevard des Pyrénées » offre une longue glisse de 4 km, du sommet du domaine au bas de la station. 

Ski de randonnée & raquettes : les 25 km de pistes se faufilent à travers la forêt du Braca. On évite d’oublier son smartphone pour faire de jolies photos qui rendront jaloux les collègues. 

Luge: la piste du front de neige a été entièrement refaite afin d’adoucir sa pente et proposer une aire d’arrivée aplanie. la piste du Braca a également été redessinée.

Fun : la station propose quatre espaces de glisse ludique: le Boardercross, le Moonwalk, le Family Park et le Park des Contrebandiers. 

Equipements: 12 remontées mécaniques: 5 télésièges, 4 téléskis, 1 télécorde, 2 tapis.

Plan des pistes

A voir à faire

La Pierre-Saint-Martin est également réputée pour ses opportunités de spéléologie, grâce à son karst de 140 km², dont certains gouffres figurent parmi les plus profonds au monde. Seule la salle de la Verna est ouverte au public, accessible à partir du village de Sainte-Engrâce. On apprécie sa hauteur, qui atteint les 194 mètres.

Les amateurs de loisirs tranquilles pourront opter pour une balade en chiens de traîneau au cœur de la forêt du Braca. Différentes options: portage assis, portage debout, 10 mn, 20 mn, 2 heures… Réservation au 06 59 09 99 46 (Nordic Espace).

Si la montagne vous inspire des envies d’aventure, pourquoi ne pas se glisser dans la peau d’un trappeur ? Accompagné d’un guide, vous apprenez à construire un igloo et vous vous initiez même à la sculpture sur neige. Cerise sur la gâteau: il est possible d’y passer la nuit. Renseignement et réservation auprès de l’office de tourisme.

Les petites et grandes faims seront comblées grâce aux 7 restaurants de la station, qui propose aussi quelques commerces (location de ski, supérette, boulangerie, tabac, presse et souvenirs. Il convient toutefois de préciser qu’aucun distributeur de billets n’est disponible. 

Tarifs

Forfaits ski :

A la journée:

Hors vacances scolaires adulte : 34 € ; 6-17 ans, 65-75 ans et étudiant : 29 €

Week-end et vacances scolaires adulte : 36.50 € ; 6-17 ans, 65-75 ans et étudiant : 31.50 €

Locations :

3 magasins de sport permettent de louer tous les équipements nécessaires.

Infos pratiques

La station est labellisée Tourisme et Handicap et Sport et Handicap.

L’école du ski français (ESF) regroupe une trentaine de moniteurs, qui assurent des cours pour tous les niveaux et tous les âges. 

Quelques services toujours utiles: une garderie (de 3 mois à 5 ans), une laverie, une salle hors-sac, une salle de squash, un espace forme et même une bibliothèque !

Parcours Handiski. 

Accès

Voiture :

A64 sortie Salies de Béarn (en venant de Bordeaux) ou Pau (en venant de Toulouse), prendre la direction d’Oloron Sainte-Marie et Arette.

Bus :

Au départ d’Oloron-Sainte-Marie: ligne 807 Skibus de la compagnie les Autocars Souletins.

Train:

Gare d’Oloron-Sainte-Marie (40 km).

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Bureau de La Pierre Saint-Martin
Maison de la Pierre
64570 ARETTE

Tél: 05 59 66 20 09

Webwww.pyrenees-bearnaises.com

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Gourette, retour aux sources

Gourette, retour aux sources


Pionnière des stations de ski pyrénéennes, Gourette a su s’éloigner de l’urbanisation incontrôlée pour privilégier un esprit de village.

Crédit photo : EPSA Gourette

Quelques mots sur la station

C’est un certain Henri Sallenave qui aurait été le tout premier à chausser des skis à Gourette en novembre 1903. De fait, sa descente symbolise le début d’une nouvelle ère dans les Pyrénées, celle des loisirs de montagne, que viendra enrichir au fil des décennies l’apparition de nouvelles stations de ski.

C’est une bénédiction économique pour la commune des Eaux-Bonnes, dont la vitalité reposait sur l’exploitation du minerai aurifère et argentifère. À partir de 1888, les mines ne délivrent plus les ressources attendues et finissent par fermer en 1916.

Il est vrai que le site de Gourette profite d’une situation géographique privilégiée. D’abord, il se situe sur la route thermale des Pyrénées, non loin du magnifique paysage qu’offre le col de l’Aubisque. Ensuite, il propose des opportunités de glisse multiples, sur un domaine de 125 hectares et un dénivelé de 1200 mètres. Enfin, il permet de partir à la découverte de panoramas somptueux, composés de sommets (pic de Ger, pic d’Amoulat, Latte de Bazens…), de lacs (Anglas, Uzious, Louesque…) et de vallées (Ossau, Soussouéou…).

Victime d’une bétonnisation excessive dans les années 1970, le domaine de Gourette privilégie aujourd’hui un retour à la nature, à travers différents plans de reboisement, notamment au sud de la station. De lourds investissement ont été consentis depuis les années 2000, permettant l’ouverture de nouvelles pistes et le renouvellement des infrastructures, plus en phase avec les contraintes environnementales.

Aujourd’hui, Gourette se revendique comme une station familiale, proposant de nombreuses activités (ski alpin, ski nordique, randonnées en raquettes, luge…), toutes concentrées autour de la place Sarrière, au cœur du village.

Domaine skiable

Altitude: 1400 m

Ouverture: de la mi-décembre à début mars

Pistes : 39 pistes de ski sur 42 km, 2 parcours aménagés de ski nordique, 4 parcours de rando à ski, 3 spots freestyle, 2 pistes de luge 1 espace luge

Ski alpin: 7 pistes vertes, 13 pistes bleues, 16 pistes rouges, 4 pistes noires.

Ski de randonnée: pour la saison 2021/2022, seul l’After Ski Nature est proposé. Départ à partir de 17h30 sur la piste de La Balade jusqu’au plateau de Bezou, avec descente par la piste du Serpentin. 

Luge: piste en bas à droite du domaine skiable (200 m). Le lundi et le mardi à 17h, possibilité de participer au Happy Luge sur le plateau de Bezou, au cœur de la station.

Raquettes: différentes balades sont organisées quotidiennement, dont la plupart sont accompagnées. Toutes les infos.  

Equipements: 3 téléskis, 4 télésièges, 2 télécabines, 2 tapis. 

Plan des pistes

A voir à faire

Les grosses machines vous font un effet bœuf ? Ça tombe bien, la station propose des balades en dameuse, au soleil couchant, après la fermeture des pistes. Deux options : être passager (27 € adulte / 6 € enfant) ou carrément prendre les commandes (65 € les 50 mn).

Les amateurs de sensations fortes n’hésiteront pas à surplomber les paysages en filant aussi vite qu’un oiseau grâce la grande tyrolienne de Gourette. Chaud devant ! A partir de 10 €. 

Ceux à la recherche de sensations plus apaisées se laisseront bercer par la découverte des paysages en chiens de traîneau. Les balades durent 25 minutes, le temps de se laisser imprégner par ces merveilleux sentiments d’évasion et de liberté. A partir de 50 € par adulte.

Ne l’oublions pas, Gourette (sans oublier Eaux-Bonnes) est aussi une station thermale. Relaxation et spa, bain nordique et sauna ou carrément la cure thermale, les opportunités sont multiples pour se relaxer après une journée sur les pistes.

La richesse patrimoniale de la vallée d’Ossau justifie largement de ranger les skis ne serait-ce qu’une journée. De nombreuses opportunités de visites sont proposées aux vacanciers (villages, vie pastorale,) pour s’imprégner de la culture locale.

Enfin, une grosse vingtaine de restaurants se partagent entre Gourette et Eaux-Bonnes (de la pizzeria au restaurant traditionnel et local).

Tarifs

Forfaits ski :

Adulte : 38 €

Réduit (6 à 17 ans, 64 à 75 ans et étudiant ) : 32,50 €

Débutant : 28,50 €

Locations :

8 magasins de sport permettent de louer tous les équipements nécessaires.

Infos pratiques

Deux écoles de ski sont à la disposition des enfants et des débutants. 

Une salle hors sac.

Parcours Handiski. 

Une crèche / halte-garderie accueille les plus petits, de 5 mois à 6 ans. Il est indispensable de réserver et de présenter un carnet de vaccination à jour.

Accès

Voiture :

Depuis Bordeaux, autoroute A62 puis A65 sortie n°9.1 Pau ouest, puis direction Pau.

Depuis Toulouse, autoroute A64. Sortie N°11 Soumoulou, puis direction Pau (Attention : de novembre à mai, accès par la RN918 fermé entre le col du Soulor et le col d’Aubisque).

Depuis Bayonne, autoroute A64. Sortie N°9.1 Pau ouest, puis direction Pau.

Bus :

Compagnie CITRAM (05 59 27 22 22) – Ligne 806: Pau-Gourette.

Train:

Gare de Pau (50 km).

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Office de tourisme de Gourette
Maison de Gourette
64440 EAUX-BONNES

Tél. 05 59 05 12 17

Webwww.gourette.com

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Issarbe, l’intimité des grands espaces

Issarbe, l’intimité des grands espaces


Loin du brouhaha des stations de ski aux ambitions plus commerciales, le domaine d’Issarbe lance un appel à la lenteur, au dépaysement et à la contemplation.

Effort et volupté sur les pistes d’Issarbe – Crédit photo : Mairie de Lanne-en-Barétous

Quelques mots sur la station

Les amateurs de pistes noires et de schuss endiablés en seront pour leurs frais. À Issarbe, petite station perchée à 1450 mètres d’altitude, en pleine vallée du Barétous, aucune infrastructure n’est proposée à quiconque souhaite pratiquer le ski alpin.

Ici, c’est la découverte des paysages basco-béarnais qui prime. Le souci de préserver cet environnement exceptionnel a d’ailleurs encouragé l’instauration d’un plan d’occupation des sols qui interdit toute nouvelle construction.  

Le chalet d’accueil constitue le point de départ des 8 pistes de ski nordique, pour 31 km de balades entre crêtes et denses forêts de sapins. Raquettes et luges sont bien sûr les bienvenues.

Plutôt destinée aux amoureux de la nature et aux tribus familiales, la station d’Issarbe invite à s’imprégner pleinement de la montagne et de son authenticité.

Domaine skiable

Altitude: 1450 m

Ouverture: de la mi-décembre à début mars

Pistes : 8 pistes de ski de fond, 1 espace luge, 1 circuit de 9 km dédié à la raquette

Plan des pistes

A voir à faire

Les plus courageux pourront s’essayer au parapente. La station est labellisée par la fédération française de vol libre.

Déjeuner ou goûter sur la terrasse panoramique du restaurant « Le Grand Tétras ».

Animations, dont les soirées raclette et/ou tartiflette. 

Randonnées nocturnes en raquettes avec un accompagnateur.

En février ou mars, possibilité de participer au Trail Blanc (2 courses de 8 et 14,5 km selon un dénivelé de 200 à 550 m).

Tarifs

Accès au domaine skiable:

Ski adulte : 6 €

Ski enfant : 4 €

Groupe ski adulte : 5 €

Groupe ski enfant : 2,50 €

Scolaire : 1,50 €

Demi-tarif ski adulte : 3 €

Demi-tarif ski enfant : 2 €

Famille (2 adultes + 2 ou 3 enfants) : 17 €

Raquettes adulte ou enfant : 5,50 €

Groupe raquettes à partir de 10 personnes : 4,50 €

Accès luge : gratuit

Locations :

Skis / chaussures / bâtons adulte : 7,50 €

Skis / chaussures / bâtons enfant : 6,50 €

Raquettes : 6,50 €

Chaussures de randonnée : 6 €

Luge : 4 €

Infos pratiques

En raison de la crise sanitaire, la salle hors-sac est fermée au public.

Les cartes de crédit ne sont pas acceptées. Prévoir son chéquier ou des espèces.

Les animaux domestiques ne sont pas acceptés. 

Le domaine skiable est ouvert de 9 heures à 17 heures.

Accès

Voiture :

Prendre la N134 à la sortie Nord de la ville et continuer jusqu’à Oloron Sainte-Marie.

Poursuivre sur la D919 puis sur la D918 jusqu’à Lanne-en-Barétous puis jusqu’à Montory.

Continuer sur la D759 puis sur la D632 jusqu’à Issarbe (attention, ça zigzague).

Train:

Gare SNCF d’Oloron-Sainte-Marie.

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Demande d’informations: 05 59 36 00 26 ou 05 59 34 62 06.

Mail: domaineissarbe@gmail.com

Site web de la commune: https://communedelanneenbaretous.jimdofree.com

Réservation du matériel: 06 77 93 44 89

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La sculpture Sanna se sent bien à Bordeaux

La sculpture Sanna se sent bien à Bordeaux


Installée Place de la Comédie depuis 2013, la création de l’artiste Jaume Plensa va rester jusqu’en 2027.

la sculpture sanna à Bordeaux
Sanna est devenue incontournable à Bordeaux – Crédit photo : on_the_go_98765 – TripAdvisor

Une présence parfois mouvementée

Mine de rien, l’impressionnante sculpture réalisée par l’espagnol Jaume Plensa s’est adaptée à son environnement bordelais presque naturellement. On n’ose imaginer la Place de la Comédie sans sa présence, devenue évidente pour les habitants, participant à sa manière à l’identité de la capitale girondine.

Sanna (puisque c’est son nom) a été érigée en 2013, lors d’une exposition à ciel ouvert consacrée au sculpteur catalan. L’évènement a permis d’exposer dix autres sculptures dans différents endroits de la ville, suscitant l’enthousiasme du public.

Particulièrement appréciée, la sculpture représentant le visage d’une jeune femme n’a pas été déboulonnée au terme de l’exposition. En 2014, la mairie se dit prête à l’acquérir et puise 300 000 € dans le budget municipal, un montant pourtant insuffisant (l’œuvre est estimée entre 400 et 500 000 €).

L’idée consiste dès lors à lancer une souscription auprès des donateurs pour compléter l’enveloppe. Mais sur les 150 000 € escomptés, seuls 54 000 € sont réunis.

La mairie se résout donc à renvoyer la sculpture à son créateur, mais un généreux mécène (toujours anonyme aujourd’hui) l’acquiert et décide de procéder à une donation d’usufruit au bénéfice de la Ville pour sept ans.

Arrivée à échéance, la donation est une nouvelle fois prolongée, cette fois pour une durée de cinq ans. Les Bordelais pourront continuer à admirer Sanna jusqu’en 2027.

« La statue monumentale s’est imposée facilement sur l’espace public, appartenant même désormais au patrimoine touristique et culturel de la ville », reconnaît la municipalité.

L’envoûtante créature

Il est difficile de rester insensible à la quiétude qu’inspire la sculpture. Sanna ne peut qu’attirer l’œil et susciter de nombreuses interrogations, dès lors qu’on l’observe en se déplaçant.

L’œuvre représente un visage féminin, haut de 7 mètres. Réalisée en fonte de fer, qui lui donne cette couleur si particulière, elle semble s’être imposée comme la gardienne silencieuse de la Place de la Comédie.

« La brutalité de la matière conjuguée à la finesse des traits contraste avec l’imposante architecture classique de l’Opéra (le Grand Théâtre de Bordeaux) en arrière-plan, tout en se fondant dans le paysage. Pour qui sait l’admirer, Sanna appelle à la sérénité, comme une pause intérieure, au carrefour de la frénésie qui s’échappe des artères commerçantes que sont la rue Sainte-Catherine et le Cours de l’Intendance » écrit fort joliment Blanche de Balincourt sur le site Spots Bordeaux.

Sanna est l’œuvre du sculpteur catalan Jaume Plensa, dont les sculptures s’exposent à travers le monde. On lui doit notamment Spiegel, au Yorkshire Sculpture Park en Angleterre, ou encore Wonderland, à Calgary au Canada.

Pour lui, « la sculpture ignore la fiction. Elle n’est pas affaire de matériaux mais d’émotion. Elle n’est pas affaire de volume ou d’espace, mais de temps. »

Le Parc naturel régional du Médoc, terre de sites remarquables

Le Parc naturel régional du Médoc, terre de sites remarquables


Labellisé en 2019, au terme d’un long processus, le Pnr du Médoc suit la vocation de protéger et de pérenniser un territoire aux mille richesses.

Le magnifique château Cante-Merle à Macau, au cœur du Parc naturel régional du Médoc – Crédit photo: PA – CC BY-SA 4.0

Les Pnr, ancêtres du développement durable

C’est en 1968 que naît le premier Parc naturel régional (Pnr), dans les Hauts-de-France. Sa création marque l’aboutissement des efforts consentis par la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), jeune institution interministérielle apparue quelques années auparavant.

Disposant d’une véritable liberté d’action, la DATAR cherche à privilégier les initiatives locales en matière d’économie et d’écologie. C’est dans cette perspective qu’elle réunit, en septembre 1966, une centaine de personnalités à Lurs-sur-Provence. Les participants (composés de fonctionnaires, de ministres, d’architectes, d’ingénieurs, d’agriculteurs et aussi de…poètes !) sont invités à réfléchir à l’aménagement du territoire, intégrant les problématiques des milieux naturels sensibles, des zones urbaines et des territoires isolés.

Le fruit de leur travail se traduit par la proposition de Parcs naturels régionaux, au cadre juridique moins contraignant que celui des Parcs nationaux.

Cinq missions principales leur sont confiées :
– la protection et la gestion du patrimoine naturel, culturel et paysager ;
– l’aménagement du territoire ;
– le développement économique et social ;
– l’accueil, l’éducation et l’information ;
– l’expérimentation et l’innovation.

Dans un souci constant de décentralisation, les Pnr obéissent à une politique mise en œuvre par les élus locaux, le financement étant essentiellement assuré par les Conseils départementaux et régionaux. Il n’en demeure pas moins que les partenaires (représentants socioprofessionnels, associations…) jouent un rôle essentiel au sein des organismes de gestion, épicentres des Parcs.

Chaque Pnr s’appuie sur sa propre charte, élaborée localement pour une durée de 15 ans. Elle fixe la stratégie de développement du territoire, selon des critères de préservation du patrimoine ou d’activités économiques privilégiant les ressources naturelles et humaines.

Aujourd’hui, 58 Parcs naturels régionaux contribuent au développement durable en France.

Le Médoc méritait bien son Parc

Quatrième parc de Nouvelle-Aquitaine, le Pnr du Médoc est aussi le plus récent puisque son classement est intervenu en mai 2019. Il couvre une superficie de 2334 km², qui s’étend tout le long de l’estuaire de la Gironde jusqu’aux limites de l’agglomération bordelaise. Sa façade Ouest est dessinée par les longues plages océanes, mais sans atteindre le Bassin d’Arcachon.

Le périmètre du Pnr inclut une cinquantaine de communes et près de 105 000 habitants.

carte du parc naturel régional du médoc

Initiatrice du projet, la Région Aquitaine a lancé son étude d’opportunité en 2008, première étape d’un long processus administratif et juridique. Entre visites du territoire, auditions, enquêtes publiques, consultations, réunions de concertation, attente des avis et élaboration du projet de charte, plus de dix ans d’efforts ont été nécessaires avant d’obtenir le fameux décret !

La charte du Pnr du Médoc se nourrit des nombreuses opportunités de son environnement, riche et varié. Il englobe en effet l’estuaire et sa faune fragile, les vignobles réputés, les plages de sable fin, l’interminable forêt de pins. C’est aussi la préservation de son économie forestière, de son activité viticole et ostréicole, de son artisanat et de son dynamisme touristique.

Interrogé par le site d’informations Aquitaine On line, Gonzague Lurton, ancien Président du syndicat viticole des Vins de Margaux, approuve la démarche : « Le Pnr est en parfaite cohérence avec ce qu’on essaie de faire sur « Margaux s’engage pour la biodiversité ». En 2013, on a lancé une réflexion pour voir quel pourrait être le travail que l’on pouvait faire pour réduire notre empreinte sur le territoire. On voulait être capable de montrer que notre travail allait au-delà de produire un nectar quel que soit sa qualité, mais aussi avoir une empreinte douce sur le territoire. L’intérêt du Pnr, c’est qu’il peut nous aider ensuite derrière à partager. »

Une multitude de sites remarquables

Le Médoc profite d’une géographie généreuse et d’un patrimoine précieux, que viendra protéger le Pnr. Le territoire offre, il est vrai, de multiples opportunités de découvertes. La politique d’information et d’éducation incluse dans la charte contribue à les valoriser et à sensibiliser le public.

Parmi les idées de visites, la réserve naturelle de l’Étang de Cousseau propose un sentier de 7 km, qui se faufile entre marais, boisements de pins et barins humides jusqu’à l’étang. Ambiance sauvage garantie.

Argument majeur du Parc, l’estuaire de la Gironde n’est plus à présenter. Outre les randonnées le long de ses rives, qui promettent des paysages somptueux, il est possible de profiter des quelques croisières pour se rendre sur les îles.

Le Pnr, ce sont aussi les vignobles réputés du Médoc. Le développement de l’œnotourisme offre des itinéraires variés à la découverte des châteaux, du travail des hommes et des crus prestigieux (Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe…).

Les amateurs de monuments ont quant à eux le loisir de grimper au sommet du phare de Cordouan ou de la tour d’honneur de Lesparre, haute de 30 mètres. La richesse patrimoniale locale se nourrit également de l’abbaye de Vertheuil, de Fort-Médoc, complexe militaire érigé au 17e siècle ou encore de la basilique Notre-Dame-de-la-fin-des-terres à Soulac, inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Forte-Médoc
Vue depuis le Fort-Médoc. Une p’tite balade s’impose – Crédit photo: Remi Mathis – CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Mais profiter pleinement du Parc, c’est aussi se promener le long de l’immense plage atlantique, bordée de dunes et aux vagues parfois capricieuses. C’est aller à la rencontre des aquaculteurs, dont l’activité a failli disparaître dans les années 1980.

Une rapide visite sur le site Web officiel permet de prendre connaissance de l’actualité du Parc, au gré des saisons et de ses envies.


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Bordeaux désignée capitale européenne du tourisme intelligent

Bordeaux désignée capitale européenne du tourisme intelligent


Le prix est passé presque inaperçu, mais il vient saluer les efforts consentis par la municipalité en termes de tourisme écoresponsable.

place de la bourse à bordeaux
Il fait bon voyager à Bordeaux – Crédit photo:

Une récompense partagée avec la ville de Valence

La Commission européenne a annoncé le 27 octobre dernier le nom des deux lauréats du concours de la capitale européenne du tourisme intelligent. Les villes de Bordeaux et de Valence, en Espagne, se partagent la première place grâce à leur politique active en matière de pratiques touristiques durables.

Quatre catégories ont été retenues dans l’évaluation : l’accessibilité, le développement durable, la numérisation, ainsi que le patrimoine culturel et la créativité.

Le prix cherche à encourager les villes européennes dans leurs efforts en faveur du tourisme innovant, durable et inclusif.

L’Office de tourisme à la pointe

Il est vrai que les sujets d’écoresponsabilité alimentent la politique de promotion de Bordeaux. Sur son site Internet, l’Office de tourisme n’hésite pas à mettre en valeur ses différentes actions dédiées aux éco-voyageurs. Sont ainsi référencés les loisirs écoresponsables, les lieux labellisés durables, les excursions vertes hors de Bordeaux. Il est même possible de lire le guide du voyageur écoresponsable et d’organiser son week-end bordelais en mode écolo.

La cérémonie de remise des prix se tiendra le 16 novembre, date du prochain forum européen du tourisme. La récompense ne se veut pas seulement symbolique, puisque Bordeaux bénéficiera d’un soutien en communication et événementiel tout au long de l’année 2022. Une aide bienvenue qui permettra de considérer le tourisme durable comme un argument irremplaçable auprès des visiteurs.

Pourquoi les bergers landais utilisaient-ils des échasses ?

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Pourquoi les bergers landais utilisaient-ils des échasses ?


C’est toujours l’image d’Épinal des Landes : un berger dressé sur ses échasses, revêtu d’une peau de mouton, auprès de son troupeau. Si les échassiers ont disparu au 19e siècle, le folklore permet de ne pas oublier la culture pastorale landaise, un peu particulière.

Crédit photo : Félix Arnaudin (1844 – 1921)

Une origine incertaine

La documentation historique s’avère insuffisante pour dater avec précision l’apparition des échasses dans les Landes et expliquer leur provenance, si provenance il y a.

Certaines sources pointent vers les Flandres, où les échasses étaient utilisées dès le 12e siècle. Elles auraient été importées par des voyageurs puis progressivement adaptées, car les Flamands les tenaient par les mains, sans fixation au-dessous du genou.

On retrouve même la présence des échasses à des temps encore plus lointains. En Grèce antique, elles servaient aux danses rituelles et aux rites initiatiques. Pour leur part, les Romains y avaient recours lors des représentations théâtrales.

Plus globalement, les échasses ont été adoptées par de très nombreux pays, du Sri Lanka (chez les pêcheurs) au Togo (lors des évènements festifs).

En France, il faut attendre le début du 18e siècle pour voir apparaître les premières mentions des échassiers landais dans la littérature, dont l’ouvrage « Mémoire sur la généralité de Guyenne », rédigé par l’intendant de Bordeaux en 1714.

En 1726, un certain G. Mamier constate « des vachers qui gardent les bestiaux, montés sur des échasses de 3 ou 4 pieds de haut. » Cinquante ans plus tard, le comte de Guibert, de l’Académie française, remarque leur utilisation dans la région de Dax.

Des échasses, mais pour quoi faire ?

Avant leur transformation radicale, décidée par l’empereur Napoléon III, les Landes de Gascogne se composent de grandes étendues d’herbes, de broussailles et de hautes brandes. Le sol est pauvre, sableux, peu propice aux cultures. En revanche, le territoire se révèle particulièrement adapté à l’élevage des moutons et des chèvres.

C’est dans cet environnement que les échasses montrent toute leur efficacité. Juché de 3 à 5 pieds au-dessus du sol, le berger peut surveiller plus facilement son troupeau, généralement constitué de 100 à 150 têtes. Le loup n’est jamais loin.

L’homme peut également se déplacer rapidement malgré la difficulté des sols, éviter les piqûres d’ajoncs, omniprésents, et protéger ses pieds des terrains humides et de la boue. Contrairement à une croyance bien ancrée, les échasses ne servent pas à traverser les marécages (au risque de s’enfoncer), mais plutôt à les repérer afin de les éviter.

bergers landais sur leurs échasses
Les bergers landais vu par le peintre Jean-Louis Gintrac (1808-1886)

Les échasses sont constituées de deux pièces. C’est d’abord « l’escaça », qui signifie « jambe » en gascon, dont la longueur varie entre 90 cm et 1,20 m, et ensuite le « paousse pé » (ou « repose pied »). Elles sont fixées autour de la jambe, juste sous le genou, par une lanière en cuir, bien serrée. Enfin, les embouts sont renforcés de clous.

Le berger peut ainsi profiter de ses mains libres pour vaquer à différentes activités ou tenir son long bâton, sur lequel il s’appuie pour surveiller le troupeau.

Le berger, cet être solitaire

Le géographe Louis Papy apporte quelques précisions sur le berger landais dans son texte « L’ancienne vie pastorale dans la Grande Lande », publié en 1947 dans la Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest : « Le pâtre de la Grande Lande est spécialisé dans l’élevage des moutons. Un propriétaire l’a engagé pour un an. Il a la charge de faire paître et de soigner son troupeau. Sa rétribution comportera quelque argent, quelques boisseaux de seigle et de millet, quelques cents de sardines, du sel, une toison. »

Tout au long du 18e siècle, la lande accueillera ce personnage devenu emblématique. Vêtu d’une prisse faite de peau de mouton et d’un béret de laine vissé sur la tête, il parcourt de vastes territoires, accompagné d’un ou deux chiens.

La population locale le considère un peu comme un sorcier, du fait de sa solitude au cœur d’une nature parfois hostile. L’homme vit chichement. Ses repas frugaux se composent de bouillies, de lard, de sardines, de pain frotté d’ail. Il les agrémente parfois du fruit de la chasse.

Lorsque la journée est paisible, ses activités consistent à filer la laine de ses bêtes ou à jouer de petits airs de musique à l’aide de sa tchalemine, une sorte de hautbois rudimentaire.

Ses périples lointains l’amènent de temps en temps à croiser d’autres bergers, avec qui il partage l’oustalet, une petite maison située au milieu de nulle part dans le cœur de la grande lande. Les foires et les fêtes représentent les seules opportunités d’échanges avec les habitants des villages environnants.

Le berger est un nomade, loin de toute vie sociale, parfait connaisseur de son environnement infini.

Une disparition inéluctable

Sous le Second Empire, l’ingénieur Chambrelent s’attaque à l’infertilité des sols de la grande lande. Il observe que l’imperméabilité du sous-sol, née de l’agglutination du sable par les sucs végétaux, rend les eaux de pluie stagnantes l’hiver. La sécheresse estivale contribue également à appauvrir le sol.

Après avoir réglé le problème du drainage, grâce au creusement de petits fossés de 50 cm de profondeur, Chambrelent réalise que la culture de céréales s’avère quasi impossible. Il faudrait pour cela ajouter au sol sableux un mélange d’argile et de calcaire.

En revanche, la culture de pins maritimes peut tout à fait être envisagée pour l’assainissement des sols. En cinq ans, plus de 20 000 hectares sont transformés et ce n’est qu’un début.
Le succès de l’opération incite l’Empereur Napoléon III à généraliser la plantation de forêts de pins à partir de 1857.

forêt landaise
Les forêts de pins maritimes ont mis fin à la vie du berger – Crédit photo : By Maarten Sepp, CC BY-SA 3.0

Le bouleversement de la nature landaise marque la fin du pastoralisme. Le métier de berger ou de paysan disparaît au profit de celui de gemmeur ou d’exploitant de forêts. Les échasses ne se justifient plus et finissent par prendre la poussière dans les appentis. La sylviculture s’impose de manière écrasante en quelques décennies.

Le folklore pour ne pas oublier

Le berger landais juché sur ses échasses aura finalement vécu moins d’un siècle. Il a néanmoins marqué la culture landaise, peut-être grâce à l’originalité de son apparence.

Aujourd’hui, de nombreux groupes folkloriques contribuent à la réputation des échassiers. Ils perpétuent une tradition lancée au 19e siècle, consistant à utiliser les échasses pour des danses, des jeux ou des défis sportifs lors des fêtes de village ou autres évènements.

Le premier groupe folklorique a vu le jour en 1889 à Arcachon, sous l’impulsion de Sylvain Dornon, rendu célèbre par son exploit consistant à gravir les deux premiers étages de la tour Eiffel perché sur ses échasses. La toute première danse exécutée sur des échasses fut «Lou Quadrilh dous Tchancats ».

Les compétitions sportives comprennent la course de vitesse, dont la distance peut varier de 400 mètres à 5 km ; les raids de longue distance, jusqu’à 100 km, ou encore le gymkhana, une course organisée lors de la feria de Dax sur un parcours semé d’épreuves.