Gourette, retour aux sources

Gourette, retour aux sources


Pionnière des stations de ski pyrénéennes, Gourette a su s’éloigner de l’urbanisation incontrôlée pour privilégier un esprit de village.

Crédit photo : EPSA Gourette

Quelques mots sur la station

C’est un certain Henri Sallenave qui aurait été le tout premier à chausser des skis à Gourette en novembre 1903. De fait, sa descente symbolise le début d’une nouvelle ère dans les Pyrénées, celle des loisirs de montagne, que viendra enrichir au fil des décennies l’apparition de nouvelles stations de ski.

C’est une bénédiction économique pour la commune des Eaux-Bonnes, dont la vitalité reposait sur l’exploitation du minerai aurifère et argentifère. À partir de 1888, les mines ne délivrent plus les ressources attendues et finissent par fermer en 1916.

Il est vrai que le site de Gourette profite d’une situation géographique privilégiée. D’abord, il se situe sur la route thermale des Pyrénées, non loin du magnifique paysage qu’offre le col de l’Aubisque. Ensuite, il propose des opportunités de glisse multiples, sur un domaine de 125 hectares et un dénivelé de 1200 mètres. Enfin, il permet de partir à la découverte de panoramas somptueux, composés de sommets (pic de Ger, pic d’Amoulat, Latte de Bazens…), de lacs (Anglas, Uzious, Louesque…) et de vallées (Ossau, Soussouéou…).

Victime d’une bétonnisation excessive dans les années 1970, le domaine de Gourette privilégie aujourd’hui un retour à la nature, à travers différents plans de reboisement, notamment au sud de la station. De lourds investissement ont été consentis depuis les années 2000, permettant l’ouverture de nouvelles pistes et le renouvellement des infrastructures, plus en phase avec les contraintes environnementales.

Aujourd’hui, Gourette se revendique comme une station familiale, proposant de nombreuses activités (ski alpin, ski nordique, randonnées en raquettes, luge…), toutes concentrées autour de la place Sarrière, au cœur du village.

Domaine skiable

Altitude: 1400 m

Ouverture: de la mi-décembre à début mars

Pistes : 39 pistes de ski sur 42 km, 1parcours aménagé de ski nordique, 1 parcours de rando à ski, 3 spots freestyle, 2 pistes de luge 1 espace luge

Ski alpin: 7 pistes vertes, 13 pistes bleues, 16 pistes rouges, 4 pistes noires.

Ski de randonnée: itinéraire aménagé en libre accès (secteur de Cotch), sur 800 m de dénivelé.

Luge: piste en bas à droite du domaine skiable (200 m). Le lundi et le mardi à 17h, possibilité de participer au Happy Luge sur le plateau de Bezou, au cœur de la station.

Raquettes: différentes balades sont organisées, dont la plupart sont accompagnées. Toutes les infos.  

Equipements: 3 téléskis, 4 télésièges, 2 télécabines, 2 tapis. 

Plan des pistes

A voir à faire

Les amateurs de sensations fortes n’hésiteront pas à surplomber les paysages en filant aussi vite qu’un oiseau grâce la grande tyrolienne de Gourette. Chaud devant ! A partir de 10 €. 

Ceux à la recherche de sensations plus apaisées se laisseront bercer par la découverte des paysages en chiens de traîneau. Les balades durent 25 minutes, le temps de se laisser imprégner par ces merveilleux sentiments d’évasion et de liberté. A partir de 50 € par adulte.

Ne l’oublions pas, Gourette (sans oublier Eaux-Bonnes) est aussi une station thermale. Relaxation et spa, bain nordique et sauna ou carrément la cure thermale, les opportunités sont multiples pour se relaxer après une journée sur les pistes.

La richesse patrimoniale de la vallée d’Ossau justifie largement de ranger les skis ne serait-ce qu’une journée. De nombreuses opportunités de visites sont proposées aux vacanciers (villages, vie pastorale,) pour s’imprégner de la culture locale.

Enfin, une grosse vingtaine de restaurants se partagent entre Gourette et Eaux-Bonnes (de la pizzeria au restaurant traditionnel et local).

Tarifs

Forfaits ski :

Adulte : 44 € (carte rechargeable) – 37,50 € (carte No Souci)

Famille : 27,50 € par personne (hors vacances scolaires) et 33,50 € (vacances scolaires)

Senior (+ de 75 ans) : 10 €

Débutant : 23 € (zone tapis) – 33 € (zone débutant +)

Locations :

8 magasins de sport permettent de louer tous les équipements nécessaires.

Infos pratiques

Deux écoles de ski sont à la disposition des enfants et des débutants. 

Une salle hors sac.

Parcours Handiski. 

Une crèche / halte-garderie accueille les plus petits, de 5 mois à 6 ans. Il est indispensable de réserver et de présenter un carnet de vaccination à jour.

Accès

Voiture :

Depuis Bordeaux, autoroute A62 puis A65 sortie n°9.1 Pau ouest, puis direction Pau.

Depuis Toulouse, autoroute A64. Sortie N°11 Soumoulou, puis direction Pau (Attention : de novembre à mai, accès par la RN918 fermé entre le col du Soulor et le col d’Aubisque).

Depuis Bayonne, autoroute A64. Sortie N°9.1 Pau ouest, puis direction Pau.

Bus :

Compagnie CITRAM (05 59 27 22 22) – Ligne 524 : Pau-Gourette.

Train:

Gare de Pau (50 km).

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Office de tourisme de Gourette
Maison de Gourette
64440 EAUX-BONNES

Tél. 05 59 05 12 17

Web: www.gourette.com

Bonus

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Issarbe, l’intimité des grands espaces

Issarbe, l’intimité des grands espaces


Loin du brouhaha des stations de ski aux ambitions plus commerciales, le domaine d’Issarbe lance un appel à la lenteur, au dépaysement et à la contemplation.

Effort et volupté sur les pistes d’Issarbe – Crédit photo : Mairie de Lanne-en-Barétous

Quelques mots sur la station

Les amateurs de pistes noires et de schuss endiablés en seront pour leurs frais. À Issarbe, petite station perchée à 1450 mètres d’altitude, en pleine vallée du Barétous, aucune infrastructure n’est proposée à quiconque souhaite pratiquer le ski alpin.

Ici, c’est la découverte des paysages basco-béarnais qui prime. Le souci de préserver cet environnement exceptionnel a d’ailleurs encouragé l’instauration d’un plan d’occupation des sols qui interdit toute nouvelle construction.  

Le chalet d’accueil constitue le point de départ des 8 pistes de ski nordique, pour 31 km de balades entre crêtes et denses forêts de sapins. Raquettes et luges sont bien sûr les bienvenues.

Plutôt destinée aux amoureux de la nature et aux tribus familiales, la station d’Issarbe invite à s’imprégner pleinement de la montagne et de son authenticité.

Domaine skiable

Altitude: 1450 m

Ouverture: de la mi-décembre à début mars

Pistes : 8 pistes de ski de fond, 1 espace luge, 1 circuit de 9 km dédié à la raquette

Plan des pistes

A voir à faire

Les plus courageux pourront s’essayer au parapente. La station est labellisée par la fédération française de vol libre.

Déjeuner ou goûter sur la terrasse panoramique du restaurant « Le Grand Tétras ».

Animations, dont les soirées raclette et/ou tartiflette. 

Randonnées nocturnes en raquettes avec un accompagnateur.

En février ou mars, possibilité de participer au Trail Blanc (2 courses de 8 et 14,5 km selon un dénivelé de 200 à 550 m).

Tarifs 2026

Accès au domaine skiable:

Ski adulte : 7 €

Ski enfant : 6 €

Groupe ski adulte : 5,50 €

Groupe ski enfant : 3 €

Scolaire : 1,50 €

Demi-tarif ski adulte : 4 €

Demi-tarif ski enfant : 3 €

Famille (2 adultes + 2 ou 3 enfants) : 20 €

Raquettes adulte ou enfant : 6 €

Groupe raquettes à partir de 10 personnes : 4,50 €

Accès luge : gratuit

Locations :

Skis / chaussures / bâtons adulte : 8 €

Skis / chaussures / bâtons enfant : 7,50 €

Raquettes : 7 €

Chaussures de randonnée : 6 €

Luge : 4 €

Infos pratiques

Les cartes de crédit ne sont pas acceptées. Prévoir son chéquier ou des espèces.

Les animaux domestiques ne sont pas acceptés. 

Le domaine skiable est ouvert de 9 heures à 17 heures.

Accès

Voiture :

Depuis Pau, prendre la N134 à la sortie Sud de la ville et continuer jusqu’à Oloron Sainte-Marie.

Poursuivre sur la D919 puis sur la D918 jusqu’à Lanne-en-Barétous puis jusqu’à Montory.

Continuer sur la D759 puis sur la D632 jusqu’à Issarbe (attention, ça zigzague).

Train:

Gare SNCF d’Oloron-Sainte-Marie.

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Demande d’informations: 07 80 46 53 52 ou 05 59 34 62 06.

Mail: domaineissarbe@gmail.com

Site web de la commune: https://communedelanneenbaretous.jimdofree.com ou sa page Facebook (régulièrement actualisée).

Réservation du matériel: 06 77 93 44 89

Bonus

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Le Parc naturel régional du Médoc, terre de sites remarquables

Le Parc naturel régional du Médoc, terre de sites remarquables


Labellisé en 2019, au terme d’un long processus, le Pnr du Médoc suit la vocation de protéger et de pérenniser un territoire aux mille richesses.

Le magnifique château Cante-Merle à Macau, au cœur du Parc naturel régional du Médoc – Crédit photo: PA – CC BY-SA 4.0

Les Pnr, ancêtres du développement durable

C’est en 1968 que naît le premier Parc naturel régional (Pnr), dans les Hauts-de-France. Sa création marque l’aboutissement des efforts consentis par la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), jeune institution interministérielle apparue quelques années auparavant.

Disposant d’une véritable liberté d’action, la DATAR cherche à privilégier les initiatives locales en matière d’économie et d’écologie. C’est dans cette perspective qu’elle réunit, en septembre 1966, une centaine de personnalités à Lurs-sur-Provence. Les participants (composés de fonctionnaires, de ministres, d’architectes, d’ingénieurs, d’agriculteurs et aussi de…poètes !) sont invités à réfléchir à l’aménagement du territoire, intégrant les problématiques des milieux naturels sensibles, des zones urbaines et des territoires isolés.

Le fruit de leur travail se traduit par la proposition de Parcs naturels régionaux, au cadre juridique moins contraignant que celui des Parcs nationaux.

Cinq missions principales leur sont confiées :
– la protection et la gestion du patrimoine naturel, culturel et paysager ;
– l’aménagement du territoire ;
– le développement économique et social ;
– l’accueil, l’éducation et l’information ;
– l’expérimentation et l’innovation.

Dans un souci constant de décentralisation, les Pnr obéissent à une politique mise en œuvre par les élus locaux, le financement étant essentiellement assuré par les Conseils départementaux et régionaux. Il n’en demeure pas moins que les partenaires (représentants socioprofessionnels, associations…) jouent un rôle essentiel au sein des organismes de gestion, épicentres des Parcs.

Chaque Pnr s’appuie sur sa propre charte, élaborée localement pour une durée de 15 ans. Elle fixe la stratégie de développement du territoire, selon des critères de préservation du patrimoine ou d’activités économiques privilégiant les ressources naturelles et humaines.

Aujourd’hui, 58 Parcs naturels régionaux contribuent au développement durable en France.

Le Médoc méritait bien son Parc

Quatrième parc de Nouvelle-Aquitaine, le Pnr du Médoc est aussi le plus récent puisque son classement est intervenu en mai 2019. Il couvre une superficie de 2334 km², qui s’étend tout le long de l’estuaire de la Gironde jusqu’aux limites de l’agglomération bordelaise. Sa façade Ouest est dessinée par les longues plages océanes, mais sans atteindre le Bassin d’Arcachon.

Le périmètre du Pnr inclut une cinquantaine de communes et près de 105 000 habitants.

carte du parc naturel régional du médoc

Initiatrice du projet, la Région Aquitaine a lancé son étude d’opportunité en 2008, première étape d’un long processus administratif et juridique. Entre visites du territoire, auditions, enquêtes publiques, consultations, réunions de concertation, attente des avis et élaboration du projet de charte, plus de dix ans d’efforts ont été nécessaires avant d’obtenir le fameux décret !

La charte du Pnr du Médoc se nourrit des nombreuses opportunités de son environnement, riche et varié. Il englobe en effet l’estuaire et sa faune fragile, les vignobles réputés, les plages de sable fin, l’interminable forêt de pins. C’est aussi la préservation de son économie forestière, de son activité viticole et ostréicole, de son artisanat et de son dynamisme touristique.

Interrogé par le site d’informations Aquitaine On line, Gonzague Lurton, ancien Président du syndicat viticole des Vins de Margaux, approuve la démarche : « Le Pnr est en parfaite cohérence avec ce qu’on essaie de faire sur « Margaux s’engage pour la biodiversité ». En 2013, on a lancé une réflexion pour voir quel pourrait être le travail que l’on pouvait faire pour réduire notre empreinte sur le territoire. On voulait être capable de montrer que notre travail allait au-delà de produire un nectar quel que soit sa qualité, mais aussi avoir une empreinte douce sur le territoire. L’intérêt du Pnr, c’est qu’il peut nous aider ensuite derrière à partager. »

Une multitude de sites remarquables

Le Médoc profite d’une géographie généreuse et d’un patrimoine précieux, que viendra protéger le Pnr. Le territoire offre, il est vrai, de multiples opportunités de découvertes. La politique d’information et d’éducation incluse dans la charte contribue à les valoriser et à sensibiliser le public.

Parmi les idées de visites, la réserve naturelle de l’Étang de Cousseau propose un sentier de 7 km, qui se faufile entre marais, boisements de pins et barins humides jusqu’à l’étang. Ambiance sauvage garantie.

Argument majeur du Parc, l’estuaire de la Gironde n’est plus à présenter. Outre les randonnées le long de ses rives, qui promettent des paysages somptueux, il est possible de profiter des quelques croisières pour se rendre sur les îles.

Le Pnr, ce sont aussi les vignobles réputés du Médoc. Le développement de l’œnotourisme offre des itinéraires variés à la découverte des châteaux, du travail des hommes et des crus prestigieux (Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe…).

Les amateurs de monuments ont quant à eux le loisir de grimper au sommet du phare de Cordouan ou de la tour d’honneur de Lesparre, haute de 30 mètres. La richesse patrimoniale locale se nourrit également de l’abbaye de Vertheuil, de Fort-Médoc, complexe militaire érigé au 17e siècle ou encore de la basilique Notre-Dame-de-la-fin-des-terres à Soulac, inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Forte-Médoc
Vue depuis le Fort-Médoc. Une p’tite balade s’impose – Crédit photo: Remi Mathis – CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Mais profiter pleinement du Parc, c’est aussi se promener le long de l’immense plage atlantique, bordée de dunes et aux vagues parfois capricieuses. C’est aller à la rencontre des aquaculteurs, dont l’activité a failli disparaître dans les années 1980.

Une rapide visite sur le site Web officiel permet de prendre connaissance de l’actualité du Parc, au gré des saisons et de ses envies.


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Cinq destinations estivales en Lot-et-Garonne

Cinq destinations estivales en Lot-et-Garonne


Le département est riche d’opportunités de découvertes et de loisirs. Quelques idées de sorties, parmi tant d’autres.

Crédit photo : Comité Départemental du Tourisme de Lot-et-Garonne

Bastide de Villeréal

Terre de bastides, le Lot-et-Garonne promet un voyage à travers le temps qui se fige au Moyen-Âge. Ces villes nouvelles, édifiées en quelques années tout au long du 13e siècle, bénéficient d’une fortification. Les rues y sont agencées en angle droit et composent des îlots. La place centrale constitue le cœur de vie de la cité, où se déroule le marché.

Villeréal figure parmi les plus belles bastides du Sud-Ouest. La ville a été parfaitement conservée depuis sa construction en 1267 sous l’impulsion d’Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis.

Les maisons médiévales à colombage ou à encorbellement attirent le regard et provoquent l’admiration, tout comme les jardins clos à l’ancienne.

L’église Notre-Dame dévoile une architecture défensive, comme le montrent les meurtrières, les deux tours et le chemin de ronde. Elle devait en effet servir de dernier refuge aux habitants en cas d’attaque.

La halle se veut exceptionnelle, notamment grâce à son étage en torchis, réservé aux notables.

C’est un véritable retour vers le passé, authentique et puissant, que propose Villeréal à ses visiteurs. La cité figure parmi les plus beaux villages de France depuis 2018.


Tél. 05 53 36 09 65 (office de tourisme Cœur de Bastides)

maison médiévale à Villeréal
Magnifique maison sur cornières – Crédit photo: Par MOSSOT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11437883

Base de Loisirs du Lac de Clarens

L’été est particulièrement chaud en Lot-et-Garonne, justifiant une pause rafraîchissante. Certes, les piscines municipales sont nombreuses et variées, mais le plaisir de la baignade sera plus fort au lac de Clarens.

D’abord, le lac profite de ravissantes plages de sable blanc, dont deux sont surveillées. Ensuite, la pinède offre des zones ombragées, où il fait bon pique-niquer et se détendre à l’abri du soleil. Enfin, les activités proposées sont nombreuses et variées : pédalo, stand-up paddle, canoë, flyboard, accrobranche, parc aqualudique, parcours d’orientation, sentier de randonnée…

Bref, largement de quoi y passer la journée. Des bars et des commerces de restauration sont à la disposition du public.


Adresse : Route de Mont-de-Marsan – 47700 CASTELJALOUX
Tél. 05 53 93 48 00
Tarifs : 2,50 € de mi-juin à fin août – Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans
Accessible aux personnes à mobilité réduite.

base de loisirs du lac de clarens
Une journée à la plage ? Oh oui ! – Crédit photo: Comité départemental du tourisme du Lot-et-Garonne

Œnotourisme en Marmandais

Injustement méconnues, les Côtes du Marmandais révèlent pourtant une grande diversité de profils de vins. Nés de savants assemblages, ils ont permis de sauver et de pérenniser l’abouriou, un cépage endémique, qui apporte tout son fruité et une vraie pointe d’originalité.

Le vignoble du Marmandais, installé sur les deux rives de la Garonne, entre Guyenne et Gascogne, se veut modeste (1350 hectares), presque intime. Il n’en demeure pas moins que la centaine de vignerons chérit sa production, d’ailleurs récompensée par l’AOC en 1990.

Il peut donc s’avérer très intéressant de partir à la découverte de ce terroir, en toute proximité de ceux qui le font vivre.

La Cave du Marmandais propose quotidiennement des visites de caves et des escapades dans le vignoble, à bord d’un combi Volkswagen dans son jus.

Si la dégustation du divin breuvage vous séduit, les boutiques de Beaupuy et de Cocumont vous ouvrent grand leur porte pour prolonger le plaisir.


Adresse : La Cure – 47250 COCUMONT
Tél : 05 53 94 19 01
Web : https://cave-du-marmandais.fr/visitez/
Tarifs: 7 € par personne, gratuit pour les moins de 16 ans

vignoble du marmandais
Un p’tit combi Volkswagen pour partir à la découverte du vignoble et de ses vignerons – Crédit photo: Cave du Marmandais

Réserve naturelle de l’étang de la Mazière

Classé réserve naturelle nationale, l’étang de la Mazière se situe non loin du village de Villeton et à un jet de pierre de la Garonne.

Sur une superficie de 102 hectares, la réserve propose une vraie diversité de milieux, que viennent composer les prairies humides et sèches, les mares temporaires ou permanentes, l’étang, les roselières et les gravières.

Cet environnement est bien sûr propice au développement d’une faune diverse et variée : milan noir, loriot d’Europe, rousserole effarvatte, grenouille agile, cistude d’Europe… Depuis 1985, les inventaires naturalistes ont permis d’identifier 50 espèces de mammifères, 244 espèces d’oiseaux, 13 espèces de poissons ou encore 356 espèces de plantes. C’est pas rien.

Le site donne aussi à voir une ferme typique du Marmandais entièrement restaurée, un séchoir à tabac, un four à pain et un pigeonnier.

Enfin, un espace muséographique situé au premier étage de la maison de la réserve permet d’approfondir ses connaissances sur la réserve naturelle.


Adresse : Maison de la Réserve – Petite Mazière – 47400 VILLETON
Tél. 05 53 88 02 57
Web : www.sepanlog.org/reserve-naturelle-de-la-maziere
Visites organisées mensuellement – Se renseigner auprès de la Maison RNN
Tarifs : 7 € pour les adultes et 5 € pour les enfants.

étang de la mazière
L’entrée du jardin d’Eden ? – Crédit photo: Sepanso

Chemin de fer touristique du pays de l’Albret

Et pourquoi ne pas emprunter un petit train brinquebalant à travers des paysages magnifiques ? Ça tombe bien, l’association du Chemin de fer touristique du pays de l’Albret propose un itinéraire enchanté entre Nérac et Mézin.

Le petit tronçon de ligne, long de 13 km, est une portion de l’ancienne ligne qui reliait les gares de Nérac et de Mont-de-Marsan, achevée en 1889.

Le voyage s’entend bien sûr aller et retour (c’est mieux, mais l’aller simple est possible) et il faut compter environ 2 heures de balade à travers champs, exploitations agricoles, coteaux et sous-bois. On ne parle même pas du long tunnel de 1,5 km qui promet quelques sensations et un peu de fraîcheur en plein cœur de l’été.

Les voitures du train, de type « baladeuses », sont semi-ouvertes et permettent de s’imprégner encore plus de la nature environnante.


Adresse : Gare de Nérac – 14 avenue du 19 mars 1962 – 47600 NÉRAC
Tél : 06 98 16 55 33
Web : https://chemin-de-fer-touristique-du-pays-de-l-albret.blog4ever.com/
Tarifs : 14 € pour les adultes, 10 € pour les enfants (4 à 12 ans) et gratuit pour les tout-petits.
Il est fortement recommandé de réserver.

petit train touristique du pays d'albret
En voiture ! – Crédit photo: Ville de Mézin

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promotion Nouvelle-Aquitaine

La campagne de promotion de la Nouvelle-Aquitaine est lancée !

La campagne de promotion de la Nouvelle Aquitaine est lancée !


Malgré les confinements et couvre-feux successifs, le Comité régional de Tourisme de Nouvelle-Aquitaine se met en ordre de bataille pour séduire les vacanciers provinciaux et franciliens.

affiche de prmotion touristique de la nouvelle aquitaine
L’une des affiches appelées à venir égayer les stations de métro – Crédit photo: CRT Nouvelle-Aquitaine

En avant toute !

Pour le CRT de Nouvelle-Aquitaine, pas question de se laisser abattre par le désarroi et la lassitude nés de la crise sanitaire. L’institution estime bien au contraire que les touristes auront besoin cet été, plus que jamais, d’évasion, de repos, de soleil, de découvertes et de plaisirs partagés.

C’est la raison pour laquelle elle lance actuellement une ambitieuse campagne de promotion auprès des vacanciers du pays, et plus spécifiquement auprès des Franciliens.

La douche froide liée à l’annonce de nouvelles restrictions annoncées par le Chef de l’État pour les vacances de Pâques constitue certes un revers pour les professionnels du tourisme.

Mais il est à souhaiter que les campings, hôtels, centres de vacances et restaurants puissent ouvrir leurs portes sitôt les beaux jours installés.

Une promotion touristique multisupport

Encouragé par le succès de la campagne lancée en 2017, le Comité régional de Tourisme déploie un dispositif promotionnel volontariste.

La première phase consiste à faire appel à des influenceurs d’Internet (YouTube, Instagram, Facebook…), chargés de vanter les mérites de la région et de ses multiples destinations.

C’est aussi une campagne d’affichage dans le métro parisien, un vecteur de communication qui semble porter ses fruits puisque les sites Internet des partenaires triplent leur fréquentation. Toujours ça de pris.

affiche de promotion des jardins sothys en dordogne
Les jardins Sothys mis à l’honneur pour promouvoir la Nouvelle-Aquitaine – Crédit photo: CRT Nouvelle-Aquitaine

Le marketing de rue entre dans la stratégie de communication, grâce à l’intervention de la Maison de la Nouvelle-Aquitaine à Paris, chargée de séduire le public dans les gares à travers diverses opérations et d’organiser deux parcours de chasse au trésor dans les rues de la capitale.

Enfin, plusieurs spots publicitaires sont diffusés sur les principales chaînes françaises, dans un souci de toucher un plus large public.

Renouvellement des Chèques Solidarité Tourisme

Le directeur général adjoint du CRT de Nouvelle-Aquitaine, Anthony Demel, l’avait envisagé lors de son interview dans la revue l’Écho Touristique. C’est aujourd’hui chose faite.

Le dispositif des Chèques Solidarité Tourisme, initié à la suite du premier confinement, sera une nouvelle fois proposé cette année. Le souhait est d’aider les familles les plus modestes à passer leurs vacances en Nouvelle-Aquitaine.

« Il s’agit de familles populaires et moyennes qui en ont besoin pour se payer des vacances. Près de 24 000 foyers en ont bénéficié en 2020, soit un apport de 220 euros en moyenne. Et 80 % de ces familles ne seraient pas parties sans ce dispositif » explique Sandrine Derville, vice-présidente de la Région en charge du Tourisme, interrogée par Sylvain Petitjean dans Sud-Ouest (02/04/2021).

Certes, le montant alloué par la Région ne dépasse pas le million d’euros (contre 2 millions l’année dernière), mais les discussions se poursuivent avec les départements afin de gonfler l’enveloppe. L’aide de l’État est aussi espérée.

Cette année, plus de 200 opérateurs aquitaniens (hébergement, loisirs, visites…) s’ouvriront au dispositif des Chèques Solidarité Tourisme.

Forêt d’Art Contemporain : la magie derrière les arbres

Forêt d’Art Contemporain : la magie derrière les arbres


Au cœur de la forêt des Landes de Gascogne se cachent des œuvres monumentales ou surprenantes, qui promettent un itinéraire pour le moins singulier.

Crédit photo: Forêt d’Art Contemporain

La renaissance après l’hécatombe

En janvier 2009, la tempête Klaus balaye le Sud-Ouest de la France, provoquant d’immenses dégâts au sein de la forêt des Landes de Gascogne, déjà éprouvée par la tempête de 1999. Au total, 40 millions de m3 de bois sont dévastés, soit quatre fois la récolte annuelle.

Même si une vaste campagne de replantations est initiée, trois acteurs culturels locaux s’interrogent sur l’opportunité de repenser l’environnement, en y apportant un aménagement inédit. C’est ainsi que l’association Culture et Loisirs de Sabres, l’association des Floralies de Garein et l’Écomusée de Marquèze lancent le projet de la Forêt d’Art Contemporain.

La vocation est simple, mais ambitieuse : tracer un itinéraire, entre Gironde et Landes, composé d’œuvres contemporaines commandées à des artistes en résidence.

carte de la forêt d'art contemporain

Afin d’apporter une vision affûtée au projet, la direction artistique est confiée tous les cinq ans à un professionnel de l’art, qui endosse le costume de commissaire. Sa mission ? Assurer la programmation artistique, choisir les artistes plasticiens appelés en résidence, définir en leur compagnie la future œuvre et déterminer le lieu final d’exposition permanente.

Depuis 2018, c’est Irwin Marchal qui occupe les fonctions de commissaire. Après des études de beaux-arts à Bordeaux, il ouvre en 2015 la galerie Silicone, destinée à dynamiser la scène artistique locale.

Une balade enchantée

Ceux qui espèrent admirer les 22 œuvres dans la même journée en seront pour leurs frais. Le parcours artistique s’étend en effet du Bassin d’Arcachon jusqu’aux limites de Mont-de-Marsan. La Forêt d’Art Contemporain se découvre au fil des jours, selon le souhait d’un tourisme culturel, qui privilégie la diversité des lieux et des sensations.

Parmi les créations dispatchées sur les 336 000 hectares de la forêt des Landes de Gascogne, Les Trois sans nom, de Sébastien Vonier, laissent voir à Salles trois figures fantomatiques constituées par un équilibre de poutres autoportantes. Peut-être est-ce la représentation de fagots de bois, de fantômes d’arbres tombés pendant la tempête ou bien de gardiens célestes extirpés d’une légende landaise.

la sculpture les 3 sans nom
Les Trois sans nom, de Sébastien Vonier. Comme une ambiance du Seigneur des Anneaux – Crédit photo: la Forêt d’Art contemporain

Impossible de rester de marbre face à la création d’Alain Domagala, Aux impétueuses manœuvres de l’imprévu, à Garein. Ici, l’œuvre représente une table gigantesque renversée, en souvenir de la tempête Klaus. L’artiste évoque la vie perturbée des habitants, mais aussi la formation heureuse d’un rempart.

« J’aime l’idée qu’on puisse aborder cette sculpture en étant confronté à cette face qui ressemble à une grande palissade. Qu’elle apparaisse dans un premier temps comme une construction architecturale et diffère ainsi l’appréhension du meuble surdimensionné » déclare l’artiste.

table renversée - foret d'art contemporain
Le souvenir persistant de la tempête – Crédit photo: la Forêt d’Art contemporain

La Forêt d’Art Contemporain permet aussi de découvrir le concept de Stéphanie Cherpin, Vis Mineralis, à Commensacq. L’artiste a ainsi utilisé un ancien wagon de la ligne qui reliait la gare de Sabres à celle Labouheyre.

« Si celui-ci a perdu à jamais sa fonction, il garde en mémoire l’empreinte d’une activité humaine forte au cœur de la forêt. Il ne s’agit pas d’élever un monument ou de magnifier une ruine, mais de raviver un signe vivant de l’union entre l’environnement et les objets techniques, produits et manifestations d’une mémoire humaine » explique Stéphanie Cherpin.

oeuvre vis mineralis
Un wagon figé dans le temps, en souvenir d’une activité disparue – Crédit photo: la Forêt d’Art Contemporain

L’aventure culturelle se poursuit

Si 22 œuvres ont déjà été installées, une dizaine de projets artistiques viendra compléter la Forêt d’Art Contemporain. La volonté des trois acteurs est d’apporter un « enrichissement progressif de l’espace de vie quotidien des habitants des Landes », sans oublier pour autant les amateurs d’art et/ou de nature.

La vie de la Forêt d’Art Contemporain se nourrit également de balades familiales à thème avec un guide-médiateur, de conférences, d’ateliers et de visites scolaires.

Le public peut prolonger son expérience grâce à l’ouvrage La Forêt d’Art Contemporain, publié par les éditions Confluence (14,50 € – 64 pages). Le livre « reprend toutes les données du projet, de la forêt à la production des œuvres, convoquant aussi l’histoire des Landes et la figure tutélaire de Félix Arnaudin, interrogeant les artistes, mais aussi les différents acteurs de l’aventure, en ponctuant cet entretien de photographies et de projets. »


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Mais puisqu’on vous dit que le béret n’est pas basque !

Mais puisqu’on vous dit que le béret n’est pas basque !


Une certaine confusion semble s’être installée depuis le 19e siècle, au détriment des Béarnais, qui peuvent pourtant revendiquer la paternité du célèbre couvre-chef.

Fête de la Saint-Jean à Eaux-Bonnes – Les danseurs, musiciens et spectateurs portent fièrement le béret.

C’est en vallée d’Ossau que tout commença…

Les Pyrénées occidentales restent fortement exposées aux perturbations atlantiques, qui s’accompagnent de précipitations importantes, notamment en hiver et au printemps. L’été, si les températures apparaissent agréables, le soleil peut taper fort et longtemps.

Ce climat montagnard, les bergers de la vallée d’Ossau le subissent depuis des siècles. « Les bergers partaient en estive avec leurs moutons, qui fournissaient la laine nécessaire à la fabrication de ce couvre-chef. Il ne fallait pas attraper froid. Et leurs guêtres ne protégeaient pas la tête » précise Évelyne Bétachet, chapelière à Bayonne, au journal Sud-Ouest (17/08/2017).

Dès le Moyen-Âge, les bergers ressentent donc le besoin de mieux se protéger des intempéries, d’autant plus qu’ils passent leur journée dehors. La laine des moutons fournit la précieuse matière première de ce qui allait devenir le béret.

D’ailleurs, le mot « béret » serait tiré du nom béarnais « berret », lui-même issu du latin « birretum ». Preuve de son ancienneté en Béarn ? Les sculptures sur la façade de l’église Notre-Dame de Bellocq, construite au 13e siècle, montrent bien de petits personnages (des pèlerins ?) coiffés du couvre-chef feutré.

Certes, certains pourraient considérer que le béret trouve plutôt son origine du côté de la Tunisie, où la chéchia existe depuis fort longtemps. Le couvre-chef, qui épouse la même méthode de fabrication que le béret, aurait été introduit en Espagne lors de l’occupation arabe.

Le berger béarnais, son béret et son troupeau.

Les Béarnais ne remercient pas l’empereur

Si le béret recouvre la tête des bergers d’Ossau depuis la nuit des temps (ou presque), pourquoi diable parle-t-on de béret basque ?

Aucune source historique sérieuse ne peut répondre à ce questionnement légitime. On sait que le béret était vendu par les colporteurs, qui l’ont sûrement introduit au Pays basque au fil des marchés de villages.

Selon la légende, l’empereur Napoléon III, présent à Biarritz pour superviser le chantier du futur palais, aurait remarqué l’étrange galette vissée sur la tête des ouvriers. Après avoir reçu quelques explications, ce dernier aurait parlé de « béret basque », une expression relayée par les journalistes présents sur place.

La publicité du béret basque est amplifiée par les marins qui traversent l’Atlantique à de multiples reprises tout au long du 19e siècle. Le couvre-chef se diffuse ainsi en Uruguay, en Argentine, au Chili, au Pérou et en Argentine, considéré à chaque fois comme un accessoire basque.

L’Histoire eut été sans doute différente si Napoléon III avait décidé d’édifier son palais à Pau. Le terme de « béret béarnais » se serait installé dans le langage courant.

Une production artisanale, mais de qualité

À l’origine, les bergers d’Ossau fabriquaient eux-mêmes le béret, en tricotant la laine de leurs moutons puis en le moulant autour du genou avant de le plonger dans l’eau et de procéder à un foulonnage à la pierre pour former le feutre.

Dès le 17e, les premières manufactures permettent une production et une diffusion plus larges.

D’abord écru ou brunâtre, le béret adopte différentes couleurs selon les territoires pyrénéens. La couleur noire n’apparaît qu’au 20e siècle.

Dans les années 1960, le béret tombe un peu en désuétude. De fait, la production ralentit, les manufactures ferment et seules quelques-unes poursuivent leur activité, parfois au prix de grandes difficultés.

Ainsi, la maison Laulhère, fondée en 1840 à Oloron-Sainte-Marie, cherche à se diversifier en orientant une partie de sa production vers les foulards et les chapeaux pour femmes. Après avoir déposé le bilan en 2012, l’entreprise est reprise en 2017 par Rosabelle Forzy et le groupe Cargo, avec l’ambition de maintenir un vrai niveau de qualité, loin des produits chinois.

Le béret Elton de la marque Laulhère – Crédit photo: Maison Laulhère

La clé de la réussite ? Respecter la tradition en y ajoutant une touche de modernité.

« Il ne faut rien s’interdire, mais ne jamais sortir des codes, garder la forme et l’image. Il n’y a pas de limite à l’imagination, mais un béret reste un béret » explique l’entrepreneuse à Gilles Trichard, du site Dirigeants.fr (30 juillet 2020). Pari gagné, puisque le chiffre d’affaires a presque doublé, pour frôler les 4 M€.

D’autres acteurs, certes de taille plus modeste, interviennent également sur le marché, à l’instar de La Manufacture des Bérets, à Orthez, rachetée par Sara Goupy après avoir été formée par l’ancien propriétaire. Sara travaille seule, assurant toutes les étapes de la fabrication et même la vente du célèbre couvre-chef.

Le béret est-il devenu folklorique ?

La question mérite d’être posée. S’il continue d’équiper de nombreux corps d’armée à travers la planète, force est de constater qu’on l’aperçoit rarement vissé sur la tête des passants.

Pourtant, le soin apporté à sa conception en fait un accessoire pratique. Naturellement imperméable, antiseptique et thermorégulateur, il se porte toute l’année et se glisse facilement dans la poche ou dans un sac dès qu’on le retire.

S’il reste accolé à l’image un peu ringarde du Français moyen, le béret a pu profiter de l’intérêt que lui ont montré les stylistes et les créateurs de mode, le considérant comme un accessoire chic. Coco Chanel fut la première à l’utiliser pour ses défilés, ciblant le public féminin.

Aujourd’hui, les fabricants rivalisent d’imagination pour lui apporter de nouvelles couleurs ou de nouvelles formes, de style « casquette gavroche ». Des initiatives propres à séduire un nouveau public.

Connue dans le monde entier, entrée dans l’Histoire grâce à des personnages emblématiques comme Che Guevara (oui, il portait un béret Laulhère !), la galette de laine feutrée surmontée de sa petite queue continue de nourrir la fierté des Béarnais. Même si leurs poings se serrent toujours un peu lorsqu’ils entendent parler de béret basque.


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Les meilleurs spots Instagram d’Aquitaine – 6

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Temps figé en Chalosse (40)

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Quand une exploitation agricole se transforme en réserve naturelle régionale

Quand une exploitation agricole se transforme en réserve naturelle régionale


Malgré l’intensification de l’agriculture, la ferme du Moulin de la Ville lutte pour protéger et préserver un milieu naturel à la riche biodiversité.

Crédit photo: CPIE Pays de Serres-Vallée du Lot- Association ARPE 47

Une certaine vocation écologique

C’est à toute proximité de la bourgade de Tombebœuf que se trouve la ferme du Moulin de la Ville.

Pendant fort longtemps, les propriétaires, la famille Piveteau, se sont livrés à la polyculture, assez massive en Lot-et-Garonne.

Pourtant, la dernière génération a décidé de revoir son modèle, excédée par l’agriculture intensive et l’utilisation des produits phytosanitaires.

« Mes parents étaient des écolos sans le savoir. Pendant leur activité, ils ont observé les oiseaux, les insectes et les fleurs présents sur leurs terres et n’ont pas voulu que tout cela disparaisse. Ils n’ont pas souhaité vendre à d’autres agriculteurs pour faire du tournesol ou du blé » précise Lydie Piveteau, la propriétaire, à Céline Belliard de Rue 89 Bordeaux (09/11/2020).

Dès les années 90, la famille a eu à cœur de valoriser ses terres, en traçant un circuit de promenade au sein de la forêt alluviale et en maintenant les espaces semi-naturels dans un bon état de conservation.

De fait, les 12 hectares de l’exploitation, dont une partie a été reconvertie en prairie de fauche depuis une vingtaine d’années, constituent un domaine préservé au cœur d’un territoire tout entier dédié à l’activité agricole.

Le paradis de la biodiversité

Depuis le retour à la vie « sauvage », le domaine du Moulin de la Ville s’est transformé en véritable îlot de quiétude. Les milieux naturels se sont développés, à l’instar des prairies humides ou permanentes, de la lande à fruticée, des ruisseaux, de la chênaie mésophile, des forêts alluviales ou encore des pelouses à orchidées.

La flore laisse découvrir des espèces protégées, comme la jacinthe romaine, la tulipe sylvestre et l’orchis à fleurs lâches.

Ce retour en force du monde végétal contribue à celui de la faune, qui se révèle riche et variée. Au total, plus de 300 espèces ont été recensées, dont 95 sont protégées au niveau national. Les différentes études ont ainsi permis de recenser de nombreux oiseaux, qu’ils soient nicheurs ou pas, parmi lesquels la chouette hulotte, le busard Saint-Martin, le milan royal et le héron pourpré.

Parmi les mammifères, le site abrite des renards roux, des blaireaux, des lapins de garenne, des putois d’Europe et même des loutres. L’endroit présente un écosystème favorable à l’accueil des musaraignes et des chauves-souris, qui se seraient déjà installées, selon les premières études.

Les amphibiens trouvent sur place toutes les conditions propices à leur développement. Les différents inventaires ont ainsi permis d’identifier la présence de tritons marbrés et de pélodytes ponctués.

Enfin, cinq espèces de reptiles ont été observées, dont le lézard vert ou la couleuvre à collier. Le site offre en effet de nombreux milieux favorables aux serpents (haies, zones humides, prairies…), laissant d’ailleurs supposer la présence de la couleuvre d’Esculape, inconnue en Lot-et-Garonne.

En route pour le classement !

L’implication des propriétaires a permis, au cours des dernières années, de préserver le site, riche d’une grande biodiversité que nourrit la mosaïque d’habitats naturels. Leurs efforts ont déjà permis d’obtenir le label départemental « Espace Naturel Sensible » depuis 2011.

Surtout, la famille Piveteau a su se tourner vers l’association ARPE 47 (CPIE Pays de Serres-Vallée du Lot) pour l’aider à pousser plus loin son ambition et prétendre au classement en Réserve Naturelle Régionale (RNR), un précieux sésame qui permettrait de faire face aux pressions agricoles environnantes.

Depuis déjà quelques années, l’association procède à un référencement méticuleux des nombreuses espèces qui composent le territoire. Le souhait est de constituer un dossier solide en vue du futur classement. Une première sollicitation du Conseil Régional a d’ailleurs été initiée dès 2014 afin de mieux cerner les modalités administratives nécessaires à l’obtention du statut de RNR.

Les démarches juridiques n’empêchent bien sûr pas d’ouvrir le site aux visiteurs, à travers des sorties thématiques. Le public peut ainsi observer les amphibiens, mammifères et oiseaux, découvrir le verger riche de nombreuses variétés anciennes ou plus simplement s’imprégner de la beauté des lieux.

Il est également prévu d’y organiser des échanges sur l’agroécologie en partenariat avec des professionnels de l’agriculture (INRA, Agrobio47, Conservatoire Végétal d’Aquitaine de Montesquieu).

Enfin, le CPIE poursuit son action en assurant notamment le suivi des populations d’orchis bouffons et de tulipes sylvestres et en organisant différents ateliers participatifs, à l’instar des pêches de l’écrevisse de Louisiane, espèce invasive.

La politique de préservation du site passe aussi par la mise en place d’évènements (projection de films, randonnées …) destinés au public afin de le sensibiliser à la valeur patrimoniale de ce petit bout de paradis.


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Les sites emblématiques du Sud-Ouest : Lascaux 4

Les sites emblématiques du Sud-Ouest : Lascaux 4


Ouvert en 2016, non loin de la grotte originale, le Centre International de l’Art Pariétal restitue parfaitement la magie de Lascaux, entre rigueur scientifique et émotion du public.

Crédit photo :JanManu – CC BY-SA 4.0

De l’extraordinaire découverte à la fermeture sanitaire

L’histoire est connue de tous, à en devenir une légende.

En septembre 1940, Marcel Ravidat, jeune apprenti garagiste, tente de se glisser dans un petit trou de renard, situé dans les bois de Lascaux, non loin de Montignac. Surnommé le « trou du Diable » par les villageois, il s’agirait de l’entrée d’un souterrain susceptible de mener au manoir de Lascaux.

Mal équipé, Marcel renonce à son projet, mais revient quatre jours plus tard, le 12 septembre, avec trois amis et quelques outils. Ensemble, ils agrandissent l’orifice de l’anfractuosité, ce qui permet enfin à Marcel de s’introduire dans une petite cheminée verticale, bientôt suivi par les autres garçons.

Ensemble, ils traversent une salle d’une trentaine de mètres de long, qui se dévoile à la faible lueur de la lampe à acétylène. Lorsque les parois de la grotte finissent par se resserrer, le petit groupe aperçoit les premières peintures d’animaux, admirablement exécutées.

Les quatre amis ignorent qu’ils viennent de découvrir l’une des plus belles grottes ornées préhistoriques jamais mises à jour. Les 1 900 représentations (peintures et gravures) datent de 19 000 à 17 000 ans.

L’exploitation touristique qui s’ensuit permet d’attirer plus d’un million de personnes entre 1948 et 1963. Les premiers signes d’altération sont constatés dès 1955, dus à l’excès de dioxyde de carbone généré par la respiration des visiteurs. Malgré diverses tentatives de ventilation et de filtrage, des micro-organismes envahissent les parois et les œuvres, poussant le ministre de la Culture, André Malraux, à interdire définitivement l’accès à la grotte, en 1963.

La série des fac-similés

La fermeture pose rapidement la question d’une alternative crédible, à même de contribuer à la promotion du lieu, jugé exceptionnel, et à sa portée culturelle.

Le premier fac-similé, Lascaux 2, ouvre ses portes le 18 juillet 1983. Construit à moins de 200 mètres de la grotte originale, il ne propose au public qu’une reproduction partielle, limitée à la Salle des Taureaux, à la Nef et au Diverticule axial. Les concepteurs ne s’attendent pas au succès, d’autant plus qu’aucune campagne de communication n’a entouré l’ouverture du site. C’est pourtant tout le contraire qui se produit. Dès la fin du mois de juillet, ce ne sont pas moins de 2 000 personnes qui se pressent chaque jour à Lascaux 2 pour y admirer le travail de reproduction, confié à l’IGN, d’après ses relevés stéréo-photogrammétriques.

reproduction d'auroch pour lascaux 2
Une reproduction d’auroch exécutée pour Lascaux 2, aujourd’hui visible au Centre pariétal – Crédit photo: FranceSudOuest

Le succès se confirme tout au long des 33 ans d’existence de Lascaux 2, avec plus de 10 millions de visiteurs. Néanmoins, ce passage incessant du public finit par fragiliser le couvert végétal et par entraîner des infiltrations d’eau au sol, qui menacent la grotte originelle, située en souterrain. La colline est donc classée zone protégée, le fac-similé est démonté et le projet d’une reconstitution encore plus ambitieuse commence à occuper l’esprit des promoteurs de Lascaux.

Entre-temps, c’est une aventure mobile qui est proposée au public de France, mais aussi du monde entier. Lascaux 3 peut en effet être considéré comme un véritable fac-similé « hors les murs ».

Inaugurée en 2012 à Bordeaux, l’exposition reprend cinq parois ornées et dévoile les œuvres les plus emblématiques de la grotte, reconstituées sur de larges panneaux, tels les « bisons adossés », « la scène du puits », « la vache noire » ou encore « la frise des cerfs ».

Le projet permet surtout au public du monde entier de découvrir, en grandeur nature, la richesse de la grotte originelle et de ressentir, peut-être, la même émotion que celle des quatre gamins en 1940.

Une nouvelle fois, le succès est au rendez-vous : Paris, Bruxelles, Genève, Séoul, Tokyo, Shanghaï, Houston, Montréal… L’exposition suscite à chaque fois la curiosité du public, attirant au total plus de 2 millions de visiteurs.

Lascaux 4, comme une évidence

C’est un fait : Lascaux suscite l’engouement populaire, aussi bien en France qu’à l’étranger. Si le site Lascaux 2 a permis de préserver la grotte, il a aussi généré quelques frustrations chez les promoteurs, soucieux d’offrir au public un fac-similé ambitieux, fidèle à l’original, promettant une véritable immersion dans cet exceptionnel univers du paléolithique.

C’est à ce titre qu’un budget de près de 60 M€ est réuni par différents acteurs, dont le Conseil départemental de la Dordogne, la Région, l’État ou l’exploitant Sémitour.

Initié en 2013, le chantier revient aux équipes spécialisées de l’Atelier des Fac-Similés du Périgord, situé tout près, à Montignac. Avant même d’envisager la copie des œuvres pariétales, le premier défi consiste à reproduire fidèlement la grotte, en respectant chaque anfractuosité de la roche, sur une superficie de 900 m².

Les techniciens, qui s’appuient sur les données 3D de la grotte originale, exécutent d’abord un fraisage numérique des blocs de polystyrène, qui constituent les 53 panneaux destinés à former les parois et le plafond. Ensuite, les sculpteurs restituent « le moindre creux ou bosse, jusqu’au grain de la roche, à la main, avec parfois des outils de dentiste » raconte Francis Ringenbach, le directeur artistique de l’Atelier, cité par Sud-Ouest dans son numéro spécial.

Ces parois sont ensuite moulées en résine industrielle, recouverte d’un voile minéral puis patinées pour afficher la couleur de la roche.

Ensuite, ce sont les faussaires de génie qui prennent le relais, et la tâche s’annonce immense : reproduire au millimètre près les 680 fresques et 1500 gravures. Chaque artiste dispose d’une capture numérique de l’œuvre à copier diffusée sur la paroi par un vidéoprojecteur, à l’instar d’un système de calque.

chantier de lascaux 4
Les artistes de l’AFSP en plein travail sur le chantier de Lascaux 4 – Crédit photo: Atelier des Fac-Similés du Périgord

La première difficulté repose sur l’utilisation des mêmes techniques et matériaux que celles utilisées il y a 20 000 ans. S’agissant des pigments naturels, les ocres, les jaunes et les rouges sont obtenus à base d’oxyde de fer alors que l’oxyde de manganèse donne naissance au noir attendu. Les peintres reconstituent également les pinceaux similaires à ceux des premiers habitants et adoptent leurs techniques, comme celle consistant à projeter la poudre de pigment par effet soufflé à l’aide d’un tube.

Le défi suivant consiste, pour chacun des artistes, à ne pas ajouter sa touche personnelle à l’œuvre copiée. « « C’est le plus dur. On est souvent nombreux à peindre sur une même paroi. Mais ça ne doit pas se voir. L’ensemble doit rester cohérent et, surtout, il faut que l’œuvre soit respectée » explique ainsi Beth O’Reilly, l’une des peintres, au Monde en 2016. Après une trentaine de mois d’effort, de concentration, le fac-similé le plus abouti de Lascaux est enfin terminé.

Une reproduction qui impressionne

À la différence des précédents fac-similés, Lascaux 4 ne suscite aucun sentiment de frustration chez ses concepteurs, bien au contraire. « L’émotion est intacte. Ce n’est pas une simple copie. C’est une œuvre » avoue Germinal Peiro, le Président du Conseil départemental de Dordogne interrogé par Sud-Ouest.

Jean Clottes, le spécialiste de l’art pariétal, se dit également bouleversé après sa visite du Centre international de l’art pariétal (ou Lascaux 4) : « J’ai visité la grotte de Lascaux moult fois. Si je ne trouvais pas cette grande réalisation fidèle à l’originale, je ne serais pas venu. Il faut respecter le public, les gens sont sensibles à la très grande qualité, cela va de soi. Le conseil scientifique suit les travaux, demande des modifications et le résultat est là » indique-t-il à Ludivine Loncle, dans le Monde (13/12/2016).

Il est vrai que la découverte des lieux donne l’impression de pénétrer dans la grotte originale, à part bien sûr le parcours à suivre, parfaitement adapté à l’accueil du public.

Obscurité savamment travaillée, où seules les fresques profitent d’un éclairage discret, parois de la grotte fidèlement reconstituées, peintures et gravures minutieusement reproduites dans le moindre détail. Tout contribue à susciter l’intérêt puis l’émotion du visiteur, emporté par 20 000 ans d’histoire. Même la température des lieux (13°C en hiver 16°C en été) participe à l’immersion du public.

Il suffit de se laisser porter, tout au long de la visite, par les commentaires affûtés de la guide pour se persuader de la presque authenticité des lieux, comme l’impressionnante Salle des Taureaux ou le plafond du Diverticule axial, riche d’un formidable bestiaire.

Plus que jamais, la magie continue d’opérer, à quelques centaines de mètres du site original, aujourd’hui protégé et en convalescence. A la mi-juillet 2019, deux ans et demi après son ouverture, Lascaux 4 avait déjà attiré plus d’un million de visiteurs.


Adresse et contact : Avenue de Lascaux, 24290 Montignac – Tél. 05 53 50 99 10
Web: www.lascaux.fr – Facebook: www.facebook.com/LascauxOfficiel
Ouverture : De fin janvier à fin octobre – Différents horaires en fonction des saisons – De 8h30 à 20h30 en juillet et août.
Tarifs : Adulte (13 ans et +) : 20,00 € – Enfant (de 5 à 12 ans) : 12,90 € – Gratuit pour les moins de 5 ans – Tarif réduit pour étudiants, demandeurs d’emploi et handicapés.

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