Marais d'Orx

Marais d’Orx : histoire d’une eau domptée, puis rendue

Marais d’Orx : histoire d’une eau domptée, puis rendue


Initié par Napoléon au début du 19e siècle, l’assèchement du marais d’Orx, dans les Landes, a donné lieu à des chantiers démesurés afin de le transformer en terre agricole. Il faut attendre les années 1980 pour qu’une démarche ambitieuse de renaturation ne permette de retrouver la zone humide, classée réserve naturelle.

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Retour aux sources – Crédit photo : Réserve naturelle du Marais d’Orx – Facebook

Un marais né d’un fleuve détourné


Ce sont les travaux menés par Louis de Foix en 1579 qui seraient à l’origine du marais. Sur ordre du roi, l’ingénieur stabilise le lit de l’Adour, dont l’embouchure est fixée à Boucau, alors qu’elle se trouvait auparavant à une trentaine de kilomètres au nord. Les eaux de l’arrière-littoral perdent alors leur exutoire vers le nord, butent contre le cordon dunaire et finissent par stagner.

Plus généralement, les Landes se composent, à cette époque, de larges zones humides, parsemées d’étangs et de marais.

Lors de son passage à Labenne en 1808, l’empereur Napoléon annonce l’assèchement du marais par décret. On reproche au lieu, qui s’étend sur 1200 hectares, d’être malsain et insalubre, alors que sa surface pourrait se destiner à un usage agricole.

Néanmoins, les travaux ne sont initiés qu’une quarantaine d’années plus tard, sous le Second Empire. En 1850, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte accorde la concession du marais à l’ingénieur Lefèvre-Béziers. Ce dernier se charge de configurer les lieux en creusant des canaux de ceinture et en installant des digues et des collecteurs. Le chantier, qui implique plus de 400 ouvriers, ne permet pourtant pas d’obtenir le polder attendu et finit même par ruiner Lefèvre-Béziers

Le comte Alexandre Colonna Walewski, fils naturel de Napoléon 1er, reprend la concession. Aidé de l’ingénieur des Ponts et Chaussées Henri Crouzet, il fait installer en 1863 de puissantes pompes mécaniques pour refouler les eaux vers le Boudigau, un fleuve côtier qui se jette dans l’océan vers Capbreton. Les vestiges de ces pompes sont d’ailleurs visibles sur le circuit de visite de la réserve.

À la mort de Walewski en 1868, Napoléon III confie le domaine à ses fils, dont l’un devient comte d’Orx en 1870 et l’autre comte de Labenne.

Que l’agriculture intensive soit !


Enfin asséchée, la zone s’ouvre à l’activité agricole, même si elle reste très dépendante du fonctionnement des pompes. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Visiblement oui. Au fil des décennies, les rendements de maïs se hissent parmi les plus élevés de France.

Le domaine change de mains à plusieurs reprises, mais le fonctionnement permanent des pompes, qui tournent au diesel et à l’électricité, finit par représenter un coût trop élevé, surtout après le choc pétrolier des années 1970. « À un moment donné, les propriétaires fonciers de l’époque n’ont pas pu entretenir le système de pompes et de digues, et l’eau a pénétré dans les champs. Ce qui devait arriver arriva : de temps en temps, un demi-mètre voire un mètre d’eau recouvre le polder », indique Ludovic Charrier, le responsable des relations diplomatiques du Conservatoire du Littoral, cité par Euro News.

Le début des années 1980 marque la fin des ambitions agricoles, après un siècle de production effrénée. Le marais Central, puis le marais Barrage, se remplissent alors d’eau.

En 1989, le Conservatoire du littoral acquiert le domaine avec le soutien financier du WWF France et grâce à un legs. En tout, mille hectares sont ainsi restaurés en zone humide, le plus grand projet de ce type réalisé en France à l’époque. Le site est ensuite classé Réserve naturelle nationale par le décret n° 95-148 du 8 février 1995. En 2004, un syndicat mixte de gestion des milieux naturels prend le relais du précédent syndicat.

L’ambition est d’envergure : lancer un projet de renaturation à même de servir d’expérience pour des démarches similaires en France et en Europe.

Cap vers la biodiversité


Aujourd’hui, la réserve couvre près de 1 000 hectares dont 774 classés en Réserve naturelle nationale. Le site, inscrit en zone Ramsar le 27 octobre 2011 sur 956 hectares, a conservé les outils de l’ancien polder. Pompes, canaux, digues et ouvrages de délestage, outre leur intérêt patrimonial, servent désormais à gérer les niveaux d’eau pour répondre à la fois aux enjeux de crues et d’écologie. En hiver, les vasières sont découvertes afin que les oiseaux s’y nourrissent, et des niveaux plus hauts au printemps favorisent la vie aquatique.

spatules blanches sur le marais d'orx.
Les spatules blanches sont l’emblème du site –  Crédit photo : Réserve naturelle du Marais d’Orx – Facebook

Le site est organisé en casiers. Des canaux de ceinture et des digues le divisent en quatre entités, connectées par des vannes ou des batardeaux. Du nord au sud : le Marais Nord (environ 165 ha), le Marais Central (410 ha), le Marais Barrage (185 ha) et le Marais Burret (173 ha). Cette architecture hydraulique reste essentielle. Le niveau d’eau est régulé par pompage et le Boudigau, seul exutoire vers l’océan à Capbreton, joue un rôle clé.

Situé sur l’axe ouest-européen des migrations, le marais s’impose comme une étape bienvenue pour de nombreuses espèces d’oiseaux, dont certaines passent l’hiver sur place où elles trouvent les conditions nécessaires à leur nourrissage et à leur gîte.

Les observations scientifiques ont permis de référencer plus de 300 espèces, dont plus d’une centaine niche sur le site. Les ornithologues peuvent ainsi observer et admirer l’oie cendrée, le héros pourpré, le bihoreau gris, le balbuzard pêcheur ou encore la spatule blanche, emblème du site.

Les oiseaux ne sont pas les seuls heureux résidents du Marais d’Orx, qui abrite aussi des mammifères, reptiles, amphibiens et insectes remarquables. Le vison d’Europe, espèce prioritaire de la directive Habitats, est l’enjeu de conservation majeur du site, et sa présence a été confirmée par des campagnes de capture. La cistude d’Europe y forme une population importante, avec une reproduction avérée et des zones de ponte et d’hivernation localisées dans la réserve. Le site héberge aussi sept espèces d’amphibiens et huit de reptiles protégés en France, dont la coronelle girondine, spécifique du Bassin aquitain, ainsi que le campagnol amphibie et plusieurs chauves-souris. Il constitue enfin une zone de grossissement probable pour l’anguille, en danger critique d’extinction.

Protéger, gérer, sensibiliser


Une telle biodiversité impose des moyens adaptés. Depuis 1994, il revient au Syndicat Mixte de Gestion des Milieux Naturels (SMGMN) de mener les missions qui lui sont confiées par l’État et de remplir les objectifs définis dans le cadre du réseau Natura 2000.

Le Marais d'Orx
Un havre de paix pour la faune – Crédit photo : Daniel Reversat – Flickr

Trois axes majeurs guident les actions du SMGMN : protéger, gérer et sensibiliser.

La mission de protection suit l’ambition de préserver durablement les habitats humides, les espèces animales et végétales ainsi que le patrimoine naturel du site. Le statut de Réserve naturelle nationale permet d’encadrer ou d’interdire certaines activités humaines susceptibles de perturber les milieux : circulation, pêche, chasse, prélèvements ou dérangement de la faune. Des gardes assermentés assurent la surveillance du territoire, informent les visiteurs et veillent au respect de la réglementation.

Gérer le marais consiste à maintenir l’équilibre entre la conservation écologique, le fonctionnement hydraulique et l’accueil du public. Le SMGMN pilote notamment les niveaux d’eau des différents « casiers » grâce aux canaux, digues et ouvrages hérités de l’ancien polder. Les équipes réalisent également des suivis scientifiques de la faune et de la flore, des travaux de génie écologique, l’entretien des sentiers et observatoires, ainsi que le pâturage extensif des prairies humides.

La sensibilisation vise à faire comprendre au public la valeur écologique du marais et les gestes nécessaires à sa préservation. Tout au long de l’année, la Maison Béziers accueille les visiteurs, tandis que des visites guidées, des animations thématiques et des projets pédagogiques sont proposés aux scolaires, aux familles ou encore aux associations. Les sentiers d’interprétation, les observatoires et les sorties accompagnées permettent de découvrir la biodiversité sans perturber les zones les plus sensibles de la réserve. Cette mission repose sur une idée simple : protéger la nature de demain suppose d’éduquer et d’impliquer les publics d’aujourd’hui.

Ces actions se révèlent d’autant plus utiles que le Marais d’Orx accueille chaque année plus de 60 000 visiteurs

Pratique


Inutile de sortir sa carte bancaire pour partir à la découverte de ce site préservé et un peu magique. Les visites sont gratuites.

L’accueil du public repose sur un dispositif pensé pour concilier découverte, pédagogie et protection d’une réserve naturelle très sensible. La porte d’entrée est la Maison Béziers, à Labenne : elle accueille les visiteurs, propose une exposition permanente sur l’histoire et le patrimoine du site, une boutique « nature », des documents pratiques et la location de jumelles ou de longues-vues. Un garde y renseigne les visiteurs sur les circuits, les espèces visibles et les règles à respecter.

carte du Marais d'Orx

La visite se fait exclusivement à pied, à partir d’un circuit découverte en accès libre et gratuit, aménagé de platelages, de palissades et de plusieurs observatoires qui permettent d’approcher la faune sans la déranger. Le parcours principal, d’environ 6,2 km aller-retour jusqu’au secteur des pompes, est complété par un circuit du Marais Burret ; le site offre aussi un accès adapté aux personnes à mobilité réduite sur une partie du parcours, jusqu’à l’observatoire des Plumes et au secteur des pompes.

Pour découvrir les zones les plus fragiles, l’accueil passe par une médiation encadrée : des animations thématiques et des visites guidées sur réservation, conduites par des gardes naturalistes, ouvrent l’accès à des secteurs fermés au public libre. Les chiens, vélos et activités sportives y sont interdits afin de préserver la quiétude de l’avifaune.

La Réserve naturelle du Marais d’Orx a reçu en 2017 le label Qualité Tourisme, renouvelé en 2022, attribué par l’Etat pour saluer la qualité de l’accueil et des prestations proposées.

Adresse :
Réserve Naturelle Nationale du Marais d’Orx 
1005, Route du Marais 
40530 LABENNE 

Tél : 05 59 45 42 46

Web : www.reserve-naturelle-marais-orx.fr

Horaires d’ouverture de la Maison d’accueil (Maison Béziers) :
Juillet /août : De 9h à 19h
Mai / juin / septembre : 9h – 12h30 / 14h – 18h
Octobre à avril : 9h – 12h / 14h – 17h

pyrenex

Les marques emblématiques du Sud-Ouest (3/4) : Pyrenex

Les marques emblématiques du Sud-Ouest (3/4) : Pyrenex


Depuis 160 ans, l’entreprise landaise collecte des plumes d’oies et de canards du Sud-Ouest pour concevoir des doudounes et des produits de literie vendus dans le monde entier.

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Une certaine classe – Crédit photo : Pyrenex

Une histoire familiale


Les gourmands associent assez rapidement le territoire des Landes au foie gras et/ou au magret de canard. Il est vrai que le département accueille de très nombreuses fermes d’élevage depuis déjà fort longtemps. Si leur viande constitue un mets de choix, les oies et les canards disposent également d’un atout non négligeable : leurs plumes.

Cela, Abel Crabos semble l’avoir compris dès 1859. À cette époque, il écume les marchés de Saint-Sever et des Landes pour collecter sa précieuse matière première. Au fil des années, Abel développe un véritable savoir-faire du traitement et de l’embellissement de la plume, qu’il transforme en panache, aigrette, boa ou ornement. Ses créations sont vendues aux chapelières, aux couturiers ou envoyées à Bordeaux et Paris.

L’atelier gagne en réputation grâce à la qualité de ses teintures (utilisant des pigments naturels) et la finesse de ses montages, ce qui lui vaut des commandes prestigieuses, y compris pour des événements comme le carnaval de Nice ou les bals parisiens.

En 1919, il acquiert le couvent des Ursulines de Saint-Sever – qui a perdu sa destination après la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État – pour le transformer en manufacture de plumes et duvets.

Six ans plus tard, René Crabos rejoint son père au sein de la société Abel Crabos & Fils. L’homme, qui n’est pas un inconnu, est considéré comme un joueur de rugby talentueux, capitaine du Racing Club de France et sélectionné en équipe nationale à de nombreuses reprises jusqu’en 1924.

René décide de n’utiliser que des duvets issus des Pyrénées, qu’il juge de meilleure qualité. Son épouse, Marie, conçoit à partir de 1942 les premières doudounes, qu’elle distribue aux prisonniers de guerre landais en Allemagne par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.

Le virage industriel des années 1960


André Crabos, le fils de René et de Marie, intègre l’entreprise familiale, qu’il oriente vers la literie. La nouvelle activité tire le chiffre d’affaires grâce aux excellentes ventes d’édredons, d’oreillers et de couettes.

En 1967, son frère Jean-Pierre rejoint à son tour la société. Sa rencontre avec l’alpiniste et explorateur Louis Audoubert l’incite à concevoir les premières doudounes techniques. « Destinées aux sportifs, elles devaient résister aux conditions climatiques les plus extrêmes. Depuis, on a sans cesse amélioré le processus de fabrication pour rendre nos doudounes ultra légères et isolantes » explique Éric Bacheré, l’actuel directeur général, à Audrey Levy de Paris Match.

La marque Pyrenex fait son apparition officielle en 1968. Elle évoque la chaîne de montagnes située non loin de Saint-Sever. En plus de fabriquer des produits de literie et des doudounes, l’entreprise conçoit des sacs de couchage, aussi légers et isolants que les vêtements, en plus de proposer un moelleux appréciable.

Le succès commercial est au rendez-vous. Pyrenex s’impose parmi les marques haut de gamme des doudounes et des combinaisons de ski. Au cours des années 1980, les exportations progressent, notamment au Japon et au Royaume-Uni portées par l’Authentic Jacket, le produit phare de la marque.

Pour Pyrenex, le savoir-faire permet une excellente maîtrise des processus de fabrication. « Les plumes sont dépoussiérées, stérilisées, séchées puis triées dans d’imposantes machines en bois au look suranné. Les plus grosses sont d’abord retirées et utilisées par l’industrie cosmétique, car riches en kératine, ou comme engrais. Reste ensuite les plumettes, sorte de ressorts naturels, que l’on fourre dans les oreillers et enfin le duvet, la partie la plus noble » détaille Elvire Emptaz dans le magazine Grazia.

machines Pyrenex
Crédit photo : Pyrenex

Tradition et innovation


Impossible de balayer d’un revers de main plus de 150 ans d’expérience. La longue histoire de la famille Crabos contribue à la crédibilité et au positionnement des produits Pyrenex. Ainsi, les machines anciennes sont aujourd’hui pilotées par des programmes informatiques, sans pour autant perturber les procédés de la maison. Le but ? Apporter tout son pouvoir gonflant au duvet : « Calculé en cuin – cubic inch – il s’agit de la capacité pour un certain poids de garnissage à remplir un certain volume. Plus le volume occupé est grand, plus le duvet aura des performances d’isolation et de légèreté élevées » nous apprend le site Internet de la marque.

Autre atout de Pyrenex : la fleur de duvet. Aboutissement d’une longue expérience et d’une organisation dédiée, elle révèle des performances d’isolation et de légèreté exceptionnelles. Pyrenex la réserve à ses doudounes et couettes haut de gamme, avec la promesse d’un confort « sublimé ».

Si les articles de literie continuent d’être fabriqués dans les Landes, l’entreprise a dû se résoudre à délocaliser en Turquie et en Bulgarie la confection des doudounes. « Le montage des doudounes prend plusieurs heures et le coût de la main-d’œuvre pèse beaucoup sur le prix des produits. L’autre limite, c’est qu’il n’y a pas assez d’ateliers capables de les réaliser en France » indique Éric Bacheré au journal La Croix.

Aujourd’hui, Pyrenex soutient un rythme industriel tout en conservant son esprit artisanal. Chaque année, 200 000 doudounes, 800 000 oreillers et 200 000 couettes sont commercialisés. La gamme complète englobe150 références, pour une fourchette de prix comprise entre 500 et 1000 euros.

Les produits ont reçu le label de qualité Oeko-Tex, qui garantit l’absence de produits toxiques pour le corps et pour l’environnement.

Être une marque de son temps


Dans un marché soumis à une forte concurrence, les initiatives constituent souvent de précieux relais de croissance, aussi bien en matière de création, de marketing que de pilotage de l’entreprise.

« Aller plus loin pour nous, cela a consisté, dès 2016, à adopter une stratégie résolument offensive en matière de développement durable et de responsabilité sociale et environnementale » précise Edouard Crabos, le PDG, au journal Sud-Ouest. Au-delà de la recherche d’une certaine qualité, les clients se montrent aujourd’hui sensibles aux questions écologiques, de circuits courts, de traçabilité et de recyclage. Quasiment un argument de vente.

En 2020, Pyrenex reçoit le label « Entreprise du Patrimoine Vivant » (EPV). Cette distinction, décernée par le ministère de l’Économie et des Finances, valorise l’excellence du savoir-faire.

Innover, c’est aussi savoir s’entourer. À partir de 2008, Pyrenex collabore avec de grands couturiers, dont Alexis Mabille et Alexandre Vauthier. La marque a quitté depuis longtemps les magasins de sport pour intégrer ceux dédiés à la mode. La signature des créateurs lui permet de s’installer dans des magasins prestigieux, à l’instar de Joyce à Tokyo ou Opening Ceremony à New York.

Pyrenex ouvre sa première boutique parisienne en 2015 puis une seconde en 2019. Sept boutiques constituent le réseau de la marque en France, en plus des 1 500 points de vente. L’exportation continue de jouer son rôle de locomotive, représentant 60 % du chiffre d’affaires.

L’entreprise a également mis en place depuis quelques années l’atelier « Made in Saint-Sever », uniquement dédié à de petites lignes de doudounes, fabriquées dans les Landes. L’objectif est de proposer des vêtements de luxe ultralégers, conçus à partir du « Duvet Legend » de Pyrenex, et reconnaissables grâce à leur couture de matelassage.

La qualité semble donc s’imposer comme un argument de pérennité. Pyrenex emploie aujourd’hui plus de 150 personnes, dont le savoir-faire apparaît fondamental. La famille Crabos a su, depuis le 19e siècle, exploiter tout le potentiel des plumes et duvets. « Notre concurrence est le produit synthétique. Mais une fois qu’une personne a essayé la fibre naturelle, il ne reviendra jamais au produit synthétique » constate d’ailleurs Edouard Crabos.

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Le nématode du pin inquiète les sylviculteurs des Landes

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Le nématode du pin inquiète les sylviculteurs des Landes


Depuis la détection d’un foyer en novembre dernier dans la forêt de Seignosse, les autorités renforcent leur observation et procèdent à des abattages sanitaires.

forêt landaise
Crédit photo : Kaitch_photo – CC BY-NC-SA 2.0 – Flickr

Un ver microscopique qui provoque le dépérissement rapide du pin

Le nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus) est un ver microscopique, long de moins d’un millimètre, d’origine nord‑américaine, classé organisme de quarantaine prioritaire par l’UE. Le ravageur colonise les vaisseaux conducteurs de sève, bloque la circulation de l’eau et contribue au jaunissement de l’arbre, qui se dessèche et meurt rapidement, en quelques semaines ou quelques mois.

Son impact pourrait être important s’il venait à proliférer au sein de la forêt des Landes de Gascogne, considérée à haut risque en raison de son caractère très homogène (monoculture de pin maritime).

Le parasite se déplace très peu seul et dépend d’un insecte vecteur, le longicorne du pin, qui le transporte d’un arbre à l’autre lors de ses vols et de ses pontes.

Pour éviter sa propagation à d’autres massifs forestiers de résineux, le préfet de région de Nouvelle-Aquitaine a d’abord pris un arrêté qui interdit la circulation des végétaux sensibles, des bois et écorces des espèces de résineux sensibles ainsi que l’ensemble des travaux d’exploitation (coupes, éclaircies, débardages, dessouchages, taille, élagage) dans une zone de 20 kilomètres autour des foyers détectés.

Il a ensuite été décidé d’établir une zone réglementée autour du foyer : zone infestée (rayon 500 m) où tous les résineux sensibles doivent être abattus et broyés, et vaste zone tampon d’environ 20–20,5 km de rayon, couvrant plusieurs dizaines de milliers d’hectares et plus de 50 communes landaises.

Préserver la forêt landaise

Les scientifiques et les services de l’État estiment que l’éradication complète est peu probable et que les conséquences pourraient être majeures : mortalité rapide des pins, modification profonde des paysages sur environ 818 000 ha de massif forestier aquitain, et impact économique pour la filière bois et le tourisme.

La stratégie repose donc sur différents axes : la prévention (contrôle des bois, normes phytosanitaires), la détection précoce, l’abattage et la destruction des arbres contaminés, la diversification des essences pour limiter les risques à long terme.

Pour Éric Dumontet, secrétaire général du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest cité par Le Parisien, le nématode du pin est « une vraie saloperie ». Son inquiétude se nourrit des situations observées en Chine ou au Japon, où le ver a tué plusieurs millions d’arbres. Un tel scénario en France serait dévastateur pour la filière sylvicole et même pour l’identité du département des Landes.

Les abattages sanitaires s’imposent donc comme la première mesure concrète. Les propriétaires forestiers devraient bénéficier d’un accompagnement financier de l’État, à hauteur de 4000 euros par arbre coupé. L’aide englobe l’abattage, le broyage, le transport et le traitement des arbres contaminés.

Près de 30 000 pins seraient concernés. Si certains professionnels approuvent ces coupes rases, d’autres espèrent des actions moins radicales : « Ce n’est pas simple, car mes pins sont au milieu des chênes, et il est hors de question d’accepter que ceux-ci soient cassés dans l’opération » confie l’un d’eux au micro France 3. À ses yeux, des éliminations ciblées garantiraient le même résultat.

Cinq destinations originales dans les Landes

Cinq destinations originales dans les Landes


Non, l’attrait du département des Landes ne se limite pas à ses longues plages océanes, ses spots de surf ou sa gigantesque forêt de pins maritimes. Ici et là, quelques sites singuliers et méconnus participent aussi à sa réputation.

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Hello Appolo de Marine Julié, à Luxey – Crédit photo : La Forêt d’Art Contemporain

1. Les sources de Moncaut

Les amateurs de marche (et de légende) trouveront un solide argument pour emprunter la boucle de randonnée n°13.13, située non loin du village de Losse. En effet, le chemin de terre se faufile entre les pins jusqu’aux discrètes sources de Moncaut, que l’on dit miraculeuses.

Leur tradition remonte à l’Antiquité, perdure à travers le Moyen Âge et s’est perpétuée jusqu’aux années 1950, avant l’avènement de la médecine moderne.

On croit qu’une énergie et une ambiance particulière enveloppent ces lieux, renforçant la symbolique du soulagement des maux du corps et de l’esprit.

La première source est celle de Saint-Georges, un soldat chrétien exécuté en Palestine au 3e siècle, dont la légende raconte qu’il terrassa le dragon Silène. L’eau de la source soigne les rhumatismes.

La deuxième source est dite de Saint-Antoine, père des ermites, guérisseur du mal des Ardents, très répandu du 10e au 18e siècle en Europe. Son eau soulage les maux de ventre.

Enfin, la troisième source rend hommage à Saint-Eutrope, évêque de Saintes, martyr au 3e siècle, qui avait la faculté de guérir les estropiés et hydropiques. La source soigne les maux de tête.

Les visiteurs auront la surprise de découvrir sur place de nombreux tissus accrochés un peu partout. Ces « témoins » montrent que la méthode était très codifiée : les malades trempaient un bout de tissu auparavant porté (ou un vêtement personnel) dans l’eau. Ils frottaient ensuite la zone douloureuse avec ce tissu, puis l’accrochaient sur les branches des arbres autour des sources.

La croyance veut que le mal soit « laissé » sur place ; on conseille donc de ne jamais toucher les chiffons laissés, sous peine de récupérer le mal d’autrui, selon la légende locale.

Pratique :

L’accès aux sources est fermé en période de chasse, de septembre à mars
Point de départ : près de l’église du village de Lussole. Il se prolonge sur 6,9 km (boucle).
Tél. 05 58 03 40 31 (Landes d’Armagnac Tourisme)
Tarif :  Gratuit
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Sources de Moncaut
Crédit photo: Fontaine des Landes

2. La Réserve Naturelle Régionale géologique des carrières de Tercis-les-Bains

Large de près de 45 hectares et classée en juillet 2015, la réserve est un site remarquable à la fois pour son patrimoine géologique, archéologique et écologique. Sa réputation tient avant tout à son Point Stratégique Mondial, qui matérialise la limite entre deux périodes géologiques distinctes. A Tercis-les-Bains, il s’agit des deux étages du Crétacé supérieur : le Campanien et le Maastrichtien (il y a environ 71,6 millions d’années). Cette référence internationale a été reconnue en 2001 et fait du site un lieu majeur pour l’étude des couches géologiques et des fossiles.

Ceux qui ne sont pas forcément férus de géologie apprécieront quant même la beauté du site, qui se présente comme « un grand amphithéâtre minéral d’une grande qualité paysagère » selon le Comité départemental de tourisme des Landes.

L’ancienne carrière de calcaires argileux laisse voir des milieux naturels diversifiés : forêts humides, landes, pelouses calcaires, prairies et milieux aquatiques. Plusieurs de ces milieux ont un intérêt européen, notamment en ce qui concerne les orchidées et les forêts de ravin. N’oublions pas le célèbre Mur de Bédat datant de plus de 66 millions d’années.

On y trouve aussi une grande diversité faunistique, notamment des amphibiens, reptiles, libellules, papillons, et de nombreuses espèces d’oiseaux dont le faucon pèlerin et le tichodrome échelette.

Enfin, plus de 900 espèces fossiles y ont été inventoriées (ammonites, dents de requins, vertèbres de dinosaures, traces de mosasaures…), ce qui permet une reconstitution très précise de l’histoire de la vie et des environnements passés à l’approche de la grande extinction de la fin du Crétacé.

Pratique :

Ouverture toute l’année. Attention : l’accès du public au site est libre mais soumis à la réglementation en vigueur sur la réserve naturelle, rappelée par les panneaux mis en place aux deux points d’accès au site. La circulation ne doit se faire que sur les sentiers aménagés. Toute récolte de roches ou fossiles, de faune et de flore, est interdite.
Adresse :  Route des carrières – 40180 TERCIS-LES-BAINS
Tél. 05 59 56 16 20 (CPIE Seignanx Adour)
Tarif : Gratuit
Le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Réserve Naturelle Régionale géologique des carrières de Tercis-les-Bains
Crédit photo: Gustou Cazenave

3. La forêt d’art contemporain

L’immensité du parc naturel régional des Landes de Gascogne peut révéler d’heureuses surprises. Après les terribles tempêtes qui ont dévasté la région en 2009, une association a décidé de se réapproprier la forêt en traçant un parcours artistique jalonné d’œuvres contemporaines géantes.

Le parcours s’enrichit chaque année de nouvelles œuvres, avec l’objectif d’en implanter une centaine sur plusieurs dizaines de kilomètres dans les années à venir. Aujourd’hui, pas moins de 29 créations s’offrent à la vue du public, au milieu des pins. Chaque œuvre (sculptures, installations, photographies, œuvres numériques) est créée spécifiquement pour son lieu d’exposition par des artistes en résidence, souvent en interaction avec les habitants des villages alentour.

Le projet met en avant la protection du patrimoine forestier. Il permet l’organisation d’animations, d’ateliers et de balades pour tous les publics. De fait, le visiteur se retrouve entre nature et culture, dans un dialogue permanent avec l’art et le patrimoine local, parfois prolongé par des œuvres numériques ou des cabanes artistiques pour passer la nuit.

Plusieurs objectifs animent la démarche, dont celui de rendre l’art accessible à tous en dehors des centres urbains. Il s’agit aussi de faire tomber les barrières de l’art contemporain, encourager l’éveil artistique, et impliquer activement les habitants dans les projets artistiques. Enfin, le projet suit une vocation écotouristique en inscrivant l’art dans la nature afin de valoriser les paysages, sensibiliser à leur beauté et à leur fragilité.

Pratique :

Ouverture toute l’année.
Adresse : Les œuvres sont installées à divers emplacements. Voir la carte.
Tél. 06 78 11 23 31
Tarifs 2025 : Gratuit
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

la sculpture les 3 sans nom
Crédit photo: la Forêt d’Art contemporain

4. Les Mottes Castrales de Castets

Le plateau de Castets est classé Monument Historique et comporte au moins quatre mottes castrales, des levées de terre servant de bases à des fortifications en bois et parfois des tours. Ces structures datent de l’époque médiévale (à partir du 10e siècle) et témoignent du développement de la société féodale dans la région.

Les mottes castrales étaient construites sur des points élevés pour dominer la confluence du Midou et du Ludon. Elles témoignent d’une volonté des seigneurs locaux de contrôler les axes de passage (routes, rivières), surtout aux 11e et 12e siècles, et de rivalités territoriales entre les différentes seigneuries.

Le site fut occupé dès la Préhistoire (découverte d’outils datant de –50 000 ans), avec des tumuli dès le Néolithique. Durant l’âge du Bronze et du Fer, les habitants ont aménagé l’éperon barré pour une fonction défensive, et la fréquentation s’est poursuivie jusqu’au Moyen Âge.

Longtemps ouvert et dégagé, le site est aujourd’hui recouvert de forêt, et présente un intérêt écologique grâce à la diversité des milieux (prairies, bois, zones humides) et la présence d’espèces remarquables telles que chauves-souris, loutres d’Europe et divers insectes protégés.

Depuis 2016, le site fait partie du Parc Naturel Urbain du Marsan. Aménagé pour les visiteurs, il propose des sentiers, panneaux explicatifs, points de vue et aires de pique-nique, permettant de découvrir l’histoire médiévale, les aspects naturels et les traces des anciennes carrières et habitations.

Pratique :

Parc fermé de décembre à février.
Adresse : D1 – 40900 BOUGUE (garer sa voiture sur le parking du bourg et rejoindre le site à pied (5 mn).
Tél. 05 58 71 38 39
Tarif: Gratuit
Le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Mottes Castrales de Castets
Crédit photo: Tourisme Landes

5. Estacade de Capbreton

Il serait quand même dommage de conclure ce petit tour d’horizon des destinations originales des Landes en ignorant l’océan. À Capbreton, l’estacade est une jetée en bois emblématique construite à l’initiative de Napoléon III lors de sa visite en 1858, avec l’objectif de sécuriser et d’améliorer l’accès au port de Capbreton, unique port des Landes. À sa création, elle mesurait 400 m, construite grâce à 600 pins fournis par la commune. Sa longueur a varié au fil des épreuves imposées par les tempêtes, atteignant aujourd’hui environ 190 m.

Elle constitue depuis plus de 150 ans l’un des symboles de la ville, un lieu de promenade apprécié des habitants et des visiteurs, « où le ciel, la terre et la mer se rejoignent ». Son histoire est marquée par de nombreux événements, notamment les tempêtes répétées en 1924, 1978, 2008 et les destructions partielles pendant la Seconde Guerre mondiale (dynamitée par l’occupant allemand en 1943 pour la construction du Mur de l’Atlantique).

La bonne nouvelle est qu’elle a été restaurée à chaque fois, avec même l’installation d’un phare en pierres en 1948 et d’une lanterne visible sur 14 miles deux ans plus tard.

« Se promener sur ce balcon unique, c’est remonter le temps et s’imprégner d’une histoire singulière. L’Estacade ne laisse personne indifférent, et chaque pas sur cette passerelle mythique reste gravé dans les mémoires, un véritable moment à partager ou à savourer seul face à l’immensité de l’océan » – Marie-Cécile Gardey (Terres des Landes -19/07/2025).

Pratique :

Ouverture toute l’année.
Adresse : Avenue Georges Pompidou – 40130 CAPBRETON
Tél. 05 58 72 12 11
Tarifs : Gratuit
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Estacade de Capbreton
Crédit photo: Pedro – Flickr
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Biarritz

Quelles sont les plages labellisées Pavillon Bleu dans le Sud-Ouest ?

Quelles sont les plages labellisées Pavillon Bleu dans le Sud-Ouest ?


Comme chaque année, l’association Teragir décerne son célèbre label Pavillon Bleu, qui récompense les plages et les ports de plaisance engagés dans la préservation de l’environnement. Petit état des lieux dans le Sud-Ouest.

plages de Biarritz
A Biarritz, on peut se baigner en toute quiétude – Crédit photo : NRay91

Un écolabel international

Le label Pavillon Bleu est décerné chaque année aux plages et aux ports de plaisance qui mettent en œuvre une politique de développement touristique durable et respectueuse de l’environnement. Créé en France en 1985 sous l’égide de l’association Teragir, il est aujourd’hui présent dans 52 pays, avec plus de 4 000 plages et 700 ports labellisés dans le monde.

Le Pavillon Bleu repose sur des critères exigeants et évolutifs, articulés autour de neuf grands domaines : la qualité de l’eau et l’assainissement, la biodiversité, la gestion du milieu naturel, la sécurité, la gestion des déchets, l’éducation au développement durable, l’accessibilité, l’équipement et les services, la sobriété, ainsi que l’information aux usagers.

Pour les plages, cela implique notamment une qualité de l’eau de baignade « excellente » selon la directive européenne, au moins cinq contrôles par saison, la présence de points d’eau potable, la collecte sélective d’au moins trois types de déchets, et des actions d’éducation à l’environnement.

Le label garantit aux touristes et aux plaisanciers de profiter des plages et des ports tout en limitant l’impact de leurs activités sur l’environnement.

Cette année, 492 sites littoraux et continentaux ont été labellisés en France, contre 505 l’an passé.

Les sites labellisés dans le Sud-Ouest

Cinquante plages et trois ports de plaisance ont décroché le célèbre pavillon en 2025 sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine. Et dans le Sud-Ouest plus précisément ?

Dordogne (4 plages) :
Carsac de Gurson : Plage du Lac de Gurson
La Jemaye-Ponteyraud : Plage du Grand Étang
Saint-Estèphe : Plage du Grand Étang
Tamniès : Étang de Loisirs de Tamniès

Gironde (8 plages) :
Bordeaux : Plage du lac
Grayan et l’Hôpital : Le Gurp, Plage de dépée (Euronat)
Le Verdon-sur-Mer : Plage de la Chambrette (Estuaire), Plage océanne de Saint-Nicolas
Soulac-sur-Mer L’Amélie : Plage Centrale, Plage des Naïades

Landes (2 plages) :
Bussière-Galant : Espace Hermeline
Saint Hilaire les Places : Lac de plaisance

Pyrénées-Atlantiques (21 plages) :
Anglet : Petite Chambre d’Amour, Les sables d’or, Marinella, Les Corsaires, La Madrague, L’Océan, Les cavaliers, La Barre
Biarritz : Milady, Marbella, Côte des basques, Port Vieux, Grande Plage, Miramar
Bidart Ilbarritz :  Pavillon Royal, Erretegia, Bidart centre, Parlementia
Hendaye Grande plage: Plage des deux jumeaux

En tout, 35 plages toutes belles et parfaitement respectueuses de leur environnement attendent les vacanciers.

nuit dans les Landes

Qu’il fait bon admirer les étoiles dans les Landes de Gascogne !

Qu’il fait bon admirer les étoiles dans les Landes de Gascogne !


Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne vient d’obtenir le prestigieux label Réserve Internationale de Ciel Étoilé (RICE).

parc des landes de gascogne
Un terrain d’observation privilégié – Crédit photo: Yohan Terraza / PNR

Sixième réserve labellisée en France

Ce n’est quand même pas rien. L’association internationale Dark Sky vient d’attribuer son label RICE au Parc naturel régional (PNR) des Landes de Gascogne. Ce label, attribué le 12 février 2025, fait de ce parc la 6e réserve de ce type en France et la 22e dans le monde, mais également la première située en plaine. Comme le rappelle le site officiel des parc nationaux, « un territoire labellisé RICE bénéficie d’un ciel étoilé d’une qualité exceptionnelle qui fait l’objet d’une mise en valeur à des fins scientifiques, éducatives, culturelles, touristiques ou dans un but de préservation de la nature. Chaque réserve comprend une zone centrale où la noirceur naturelle est préservée au maximum et une région périphérique où les élus, les individus et les entreprises reconnaissent l’importance du ciel étoilé et s’engagent à le protéger à long terme. » 

Le PNR des Landes de Gascogne rejoint donc les cinq réserves labellisées en France :

Pic du Midi de Bigorre (2013)

  • Première RICE en France et en Europe.
  • Située dans les Hautes-Pyrénées, elle s’étend sur 3 000 km² et est cogérée par le Parc national des Pyrénées, l’établissement du Pic du Midi, et le syndicat départemental d’énergie des Hautes-Pyrénées.

Parc national des Cévennes (2018)

  • Plus vaste RICE d’Europe avec une superficie de 3 560 km².
  • Reconnu pour la qualité exceptionnelle de son ciel, comparable à celui du désert d’Atacama.

Alpes Azur Mercantour (2019)

  • S’étend sur 2 300 km² et regroupe 74 communes au croisement de l’arc méditerranéen et alpin.
  • Créée à l’initiative du Parc national du Mercantour et du Parc naturel régional des Préalpes d’Azur.

Parc naturel régional de Millevaches en Limousin (2021)

  • Zone rurale préservée avec une faible pollution lumineuse, idéale pour l’observation astronomique.

Parc naturel régional du Vercors (2023)

  • Comprend les trois quarts sud du parc, avec des zones particulièrement sombres permettant d’observer jusqu’à 3 000 étoiles à l’œil nu.

Une nouvelle opportunité pour les astronomes amateurs

La zone cœur de la RICE s’étend sur 945 km² et se situe au cœur des Landes de Gascogne, au plus haut de ce vaste plateau sableux (soit à 145 m), à la tête de 3 bassins versants : la Leyre, la Midouze et le Ciron. La qualité du ciel nocturne du coeur de la RICE mesurée s’élève en moyenne à 21,2 mag/arcsec², avec des valeurs optimales à 21,9 mag/arsec². La zone périphérique qui protège cette zone cœur, concerne quant à elle 3 818km². Les lieux permettent une observation exceptionnelle. Jusqu’à 4 000 étoiles sont visibles à l’œil nu dans cette zone, un phénomène rare dans un monde où plus d’un tiers de la population ne peut plus admirer la Voie Lactée à cause de la pollution lumineuse.

Depuis plusieurs années, le parc a mis en place différentes initiatives pour diminuer l’impact de l’éclairage artificiel :

  • Adoption d’un éclairage public plus respectueux (par exemple, passage aux LED et extinction nocturne entre 1 heure et 5 heures dans certaines communes).
  • Sensibilisation des habitants et des élus locaux sur les bienfaits d’un ciel sombre pour la biodiversité (oiseaux migrateurs, insectes) et la santé humaine.

Le label RICE met en avant non seulement l’importance de préserver un patrimoine naturel unique, mais aussi les bénéfices éducatifs, culturels et touristiques qu’un ciel étoilé peut offrir. Cette reconnaissance pourrait également servir de modèle pour d’autres territoires qui souhaitent s’engager dans une démarche similaire.

Cette labellisation est une fierté collective pour les Landes de Gascogne et un atout majeur pour reconnecter les habitants et visiteurs avec un ciel nocturne préservé.

Fête de la Mer

Accueil Landes

Fête de la Mer 


fête de la mer mimizan

La fête de la mer à Mimizan est une célébration annuelle qui a lieu le 1er mai. Elle honore la relation entre Mimizan-Plage et l’Océan Atlantique. Cette journée est marquée par diverses animations et marque le début de la saison touristique de la station balnéaire.

La fête coïncide avec la tradition de la mayade, où un pin maritime décoré est planté devant la maison d’une personne que l’on souhaite honorer pour un événement particulier. Cette tradition est inscrite à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

Les festivités incluent des défilés nautiques, des dépôts de gerbes en mer, des spectacles de rue, des ateliers scientifiques pour enfants, des vide-greniers, et des animations musicales avec des bandas et des chœurs locaux. La journée est également ponctuée par des activités pour les familles, comme des structures gonflables et des jeux pour enfants.

Programme 2025 :

10 h – Messe en présence des associations marines et de la Sirène de l’Océan.

10 h 30 – atelier scientifique pour les enfants place du marché

17 h – Défilé Nautique et dépôt de gerbe à la mer (yacht-club, Mimizan Pêche Plaisance, pinasse, jet-ski, cercle Nautique, anciens marins)

14 h – balade à poney, parking des arènes et atelier scientifique, place du marché

14 h 15 – spectacle tout public Bill Boquet place du marché

Puis animations : les majorettes Les Perles de la côte d’Argent, la banda El Pafin’hot Band, Lous Amics du Born, Lous Cames de Boy, Areia Batucada et Tralala Landes

Et aussi toute la journée :
Nouveauté 2025 : animation voitures anciennes avec Rétro auto moto avenue du courant
Vide grenier
Cerfs volants (embouchure du courant)
Structures gonflables
Landes Emotion Sports esplanade de la Garluche


Pratique


Quand ?

Le 1er mai 2025

Où ?

Boulevard des Pêcheurs
Place du Marché
40200 MIMIZAN

Allo ?

Tél. : 05 58 09 11 20 (OT de Mimizan)

Site ?

Web: www.mimizan-tourisme.fr

Combien ?

Gratuit !

Festival International des artistes de cirque de Saint Paul Lès Dax 

24e Festival international des artistes de cirque de Saint-Paul-Lès-Dax 


Le Festival International des Artistes de Cirque de Saint-Paul-lès-Dax est un événement majeur dans le monde du cirque, créé en 1999 sous l’impulsion du Casino César Palace (devenu Joacasino). Ce festival vise à redonner ses lettres de noblesse au cirque et à démontrer que cet art est populaire, intelligible et universel, transcendant les frontières et les discriminations.

Le festival se distingue par la qualité et la diversité des artistes qui y participent, venant du monde entier pour présenter des numéros alliant tradition et modernité. Chaque année, il attire plus de 12 000 spectateurs qui viennent assister à des représentations époustouflantes, mêlant audace, talent et humour.

La 24ème édition du festival aura lieu du 13 au 16 mars 2025 à Saint-Paul-lès-Dax. Durant ces quatre jours, les meilleurs artistes de cirque se produiront sous un chapiteau pouvant accueillir jusqu’à 2 100 personnes par représentation. Les spectateurs pourront assister à des numéros variés, réalisés par des acrobates, voltigeurs, clowns, jongleurs, équilibristes, et bien d’autres talents exceptionnels.

Le festival est également une compétition où les artistes concourent pour remporter la Pomme de Pin d’Or, d’Argent ou de Bronze, décernées par un jury international composé de professionnels du milieu. Ce jury évalue les performances en fonction de la qualité technique et artistique des numéros présentés.

L’événement est soutenu par une équipe dynamique de 120 bénévoles et des professionnels, incluant des techniciens, un régisseur, et un orchestre de 10 musiciens qui accompagnent les représentations en direct. L’orchestre Jean Ribul contribue à l’ambiance festive et émotionnelle des soirées circassiennes


Pratique


Quand ?

Du 13 au 16 mars 2025

Où ?

Sous chapiteau
23, rue Edmond Rostand
40990 SAINT-PAUL-LES-DAX

Allo ?

Tél. : 05 58 56 86 86

Site ?

Web: www.festivalcirquesaintpaul.com

Combien ?

Plein tarif : de 15 à 41 euros, selon placement

Tarif réduit: 11 euros

Découverte du jeu de quilles de 9

Découverte du jeu de quilles de 9


jeu de quilles de 9

Connaissez-vous le jeu de quilles de 9 ? En Chalosse, ce sport traditionnel est pratiqué de génération en génération. Vous aussi, venez vous y essayer en famille et découvrez les secrets de ce jeu subtil. Rendez-vous au quillier de Pouillon où les passionnés du Club de Quilles vous y accueilleront chaleureusement.

A partir de 15 ans. Un jeu adapté (quilles et boules plus légères) peut être proposé aux plus jeunes ainsi qu’aux féminines.

Quelques mots sur le jeu

Le but du jeu consiste à projeter une quille (dite quille de main) dans une direction avec une boule et lâcher cette dernière dans une autre direction pour effectuer une des 12 figures prédéfinies.

Pour ces 12 figures, le joueur doit envoyer la boule sur une autre quille (le plomb), tout en laissant la boule dans le carré tracé au sol. Un coup réussi (faire choix) permet de rejouer une seconde fois, sans la contrainte pour la boule de rester dans l’aire de jeu (la rebattue).

Le joueur effectue les 12 figures dans l’ordre réglementaire et on additionne le nombre de quilles tombées.

Le vainqueur est celui qui totalise le plus de quilles.

Les 12 figures

Les 7 jeux courts
Les 5 jeux longs

Pratique


Quand ?

Jeudi 13 février, de 15h à 17h.

Où ?

Espace Bientz
Boulevard des Sports
40350 POUILLON

Allo ?

Tél. : 06 95 40 61 04

Combien ?

Gratuit !

Le miel des Landes profitera bientôt de son IGP

Le miel des Landes profitera bientôt de son IGP


Comme le rappelle le site de l’INAO, l’Indication géographique protégée (IGP) identifie un produit agricole, brut ou transformé, dont la qualité, la réputation ou d’autres caractéristiques sont liées à son origine géographique. L’IGP inclura bientôt le miel des Landes, après plus de quinze ans d’efforts de la part des apiculteurs.

Crédit photo : Bernard Fidel – Flickr

Reconnaître avant tout un long savoir-faire

Publié au Journal Officiel le 23 août dernier, l’arrêté d’homologation du dossier « Miel des Landes » constitue l’avant dernière étape avant le Graal de l’IGP, que devra confirmer ces prochains mois la Commission européenne. La validation du cahier des charges par le comité national de l’INAO et le feu vert des ministères de l’Économie et de l’Agriculture ont récompensé le long chemin entrepris par une partie des apiculteurs landais, regroupés derrière le Syndicat des Miels des Landes, créé en 2019.

« C’est l’aboutissement d’une démarche collective de travail portée par la volonté de faire connaître et garantir au consommateur la qualité et l’origine du miel qu’il achète » indique Lénaïc Lecrénais, président du syndicat, à Valérie Durbec d’AquitaineOnLine (28/08/2023).

La quête de l’IGP vise à reconnaître la vivacité de l’apiculture landaise, nourrie d’une tradition séculaire et d’un environnement propice à l’épanouissement des abeilles et à la diversité florale, au gré des saisons. Si le printemps permet de récolter un miel d’acacias ou de bourdaine, l’été favorise plutôt le miel de bruyère ou de callune, aux arômes plus marqués.

Il est vrai que les abeilles profitent d’un très large territoire aux multiples variétés de fleurs sauvages, qui s’étend de la Gironde aux Landes en incluant la partie occidentale du Lot-et-Garonne.

Les apiculteurs locaux s’engagent à respecter des méthodes de production traditionnelles, avec le souci de préserver la qualité et l’identité de leur miel.

L’IGP assurera à n’en pas douter une vraie reconnaissance du travail des producteurs, en rassurant la clientèle sur l’origine du miel et en garantissant un certain niveau de qualité. L’argument commercial est solide. Le miel des Landes s’impose comme la quatrième IGP de miel du pays.

Un enthousiasme pas forcément partagé

Si le Syndicat des Miels des Landes se réjouit des nouvelles perspectives qu’apportera l’IGP, d’autres apiculteurs se montrent plus dubitatifs. « Le risque, c’est que le miel des Landes et son héritage artisanal perdent de leur qualité au nom d’enjeux financiers et commerciaux » redoute Jean-Pierre Lespiaucq, Président de l’Abeille landaise, principal syndicat d’apiculteurs des Landes, cité par Sud-Ouest (28/08/2023).

Les griefs ne manquent pas, dont celui relatif à la zone géographique de production, considérée comme beaucoup trop large pour représenter le miel landais. Ensuite, la certification risque de pousser les apiculteurs à déplacer leurs ruches pour profiter des mannes de l’IGP, à l’instar de ce qui s’est passé en Provence, où les emplacements sont devenus payants. Enfin, la mention du label sur les étiquettes contribuera à augmenter le prix des pots, pour une qualité égale.

Bref, l’IGP se limite, pour les 340 producteurs de l’Abeille landaise, à un projet purement commercial, d’autant qu’il n’embarque qu’une trentaine d’apiculteurs, ces derniers donnant l’impression d’embarquer un savoir-faire pourtant commun.

Un peu éloigné de ces batailles de reconnaissance, d’enjeux financiers et d’ego, Jérémy Saint-Paul a pour sa part décidé il y a quelques années de lâcher son métier chez Orange pour se consacrer à sa passion tardive : les abeilles. Ce jeune Landais, installé dans son village de Souprosse, possède aujourd’hui 130 ruches et reste émerveillé par le destin de ses petites protégées

« Ce sont elles qui nous donnent le tempo suivant leur façon de voler, le bruit qu’elles font. Ce qui est fou, c’est de s’imaginer qu’une abeille ouvrière ne vit que quatre à cinq semaines et que, depuis la nuit des temps, elle passe cette vie éphémère à travailler encore et encore en butinant sans relâche » explique-t-il à Denis Granjou, du Parisien (22/02/2020).

Sa patience et sa passion lui ont valu d’être récompensé par l’Union Nationale des Apiculteurs de France, qui lui a décerné une médaille d’or après avoir dégusté son miel d’acacia. Label IGP ou pas sur ses étiquettes, Jérémy Saint-Paul continue de s’adapter au monde des abeilles pour en tirer le meilleur et une certaine satisfaction.