Festival des Scieurs et de la Forêt

Festival des Scieurs et de la Forêt


festival des scieurs

Le Festival des Scieurs et de la Forêt donne la parole à des acteurs et actrices de la filière bois-forêt, des spécialistes de l’écosystème forestier, et crée du lien entre savoir-faire et initiatives locales.
En rappelant la diversité des usages de la forêt écologique, social, patrimonial, nourricier, économique, le festival vise à promouvoir des pratiques sylvicoles respectueuses des sols et de l’ambiance forestière indispensable à la qualité de l’eau, de l’air et de la vie locale.

L’équipe passionnée et motivée a le plaisir de convier tous les amoureux du bois et de la forêt les vendredi 12 et samedi 13 septembre 2025 à partir de 9h à la scierie associative « Au Coin des Scieurs » au 261 Chemin de la Grave à TURSAC.

12 septembre 2025

09h00 : Ouverture – Café d’accueil
10h00 : Chemin du bois
Parcours guidé à la rencontre de l’écosystème forestier et des métiers de la filière.
Départs à 10h / 10h15 / 10h30
11h à 12h15 : Table ronde « Les métiers du bois et de la forêt ».
12h30 : Inauguration & démonstration de sciage.
14h00 : Chemin du bois
Parcours guidé à la rencontre de l’écosystème forestier et des métiers de la filière.
Départs à 14h / 14h30 / 15h / 15h30.
16h00 : Conférence de Pascal Waringo.
Compagnon bâtisseur, spécialiste du ceinturage et de la coupe raisonnée.
18h00 : Démonstration de sciage.
18h30 : Spectacle – Danse voltige.
Par la Cie Alix Pays des Merveilles.
19h30 : Clôture – Repas en musique.
La Balançoire du Silence.

Animations en continu : Démonstration d’artisanat, équarrissage, charpente traditionnelle (taille et levage), vente d’outils traditionnels, stands des métiers et des associations locales, grimpe en forêt, initiation de danse voltige, jeux en bois.

13 septembre 2025

09h00 : Ouverture – Café d’accueil
10h00 : Chemin du bois
Parcours guidé à la rencontre de l’écosystème forestier et des métiers de la filière.
Départs à 10h / 10h30
11h à 12h30 : Table ronde « Les métiers du bois et de la forêt ».
14h00 : Chemin du bois
Parcours guidé à la rencontre de l’écosystème forestier et des métiers de la filière.
Départs à 14h / 14h30 / 15h / 15h30.
16h00 : Conférence de Pascal Waringo.
Compagnon bâtisseur, spécialiste du ceinturage et de la coupe raisonnée.
18h00 : Démonstration de sciage.
18h30 : Spectacle – Danse voltige.
Par la Cie Alix Pays des Merveilles.
19h30 : Clôture – Repas en musique.
La Bonne Jeambette.

Animations ponctuelles : pain au four à bois, balade nature, bain en forêt, débardage à cheval.


Pratique


Quand ?

Du 12 au 13 septembre 2025

Où ?

261 chemin de la Grave
24620 TURSAC

Allo ?

Tél. : 06 24 42 26 19

Site ?

https://aucoindesscieurs.fr/festival

Combien ?

5 euros

Nuit du Toro

Nuit du Toro


La nuit du toro

Depuis sa création en 2006, La Nuit du Toro est bien plus qu’un spectacle : c’est une véritable célébration de la bravoure, du courage et de l’héritage des acteurs de la tauromachie landaise « La course landaise » Tous les deux ans, les Arènes de Dax sont le théâtre d’un affrontement spectaculaire où tradition et excellence se rencontrent, attirant près de 8000 spectateurs.

Après une interruption forcée par la pandémie, l’édition 2025 relèvera un défi hors du commun, en partenariat avec la ville de Dax.

Un affrontement unique entre les meilleurs toreros landais et les recortadores espagnols, dans un défi d’une intensité inédite.

Face à 10 toros de plus de 500 kg, ces gladiateurs modernes mettront à l’épreuve leur courage et leur maîtrise dans un spectacle exceptionnel, alliant tradition, audace, bravoure et respect de l’animal.

Ce défi monumental, qui réunit l’élite des deux pays, souligne l’engagement physique et émotionnel des participants. De nombreuses surprises et invités exceptionnels viendront agrémenter ce spectacle déjà hors normes.


Pratique


Quand ?

Le 12 septembre 2025 à 20h30

Où ?

Arènes de Dax
1 Bd Lasaosa
40100 DAX

Allo ?

Tél. : 05 58 909 909

Site ?

www.daxlaferia.fr

Combien ?

De 13,50 à 35,50 euros

Albret Jazz Festival

Albret Jazz Festival


Albret Jazz Festival

Albret Jazz Festival est un festival de jazz organisé par l’Office de Tourisme de l’Albret en partenariat avec la Communauté des Communes de l’Albret.

En 2017, a été créé le festival Albret Jazz Sessions. Se déroulant dans un cadre idyllique, en plein air, dans des châteaux de l’Albret, il permettait d’allier la musique et le patrimoine du territoire.

En 2021, après quatre années, le festival se renouvelle et se transforme en Albret Jazz Festival !

L’Office de Tourisme de l’Albret a confié la direction artistique à Didier Bergen.

Programme 2025 :

Vendredi 12 Septembre
Judith Hill, Térez Montcalm, Crazy Dolls and the Bollocks et DJ Balatman

Samedi 13 Septembre
Manu Katché, Veronica Swift, Guilty Delight, Grappelli My Love, La 45, Lean Wolf et DJ Balatman

Dimanche 14 Septembre
Thomas Dutronc, Jérémy Rollando, École de Musique de l’Albret, CrawFish Wallet, DJ Balatman et Fireflies Swing Orchestra


Pratique


Quand ?

Du 12 au 14 septembre 2025

Où ?

Parc de la Garenne
47600 NERAC

Allo ?

Tél. : 05 53 65 27 75

Site ?

www.albret-jazz-festival.com

Combien ?

Pass vendredi : 30 à 35 euros.
Pass samedi : 30 à 35 euros.
Pass dimanche : 35 à 40 euros.
Pass 2 jours au choix : 55 à 65 euros.
Pass 3 jours : 85 à 90 euros.
Accès au village des saveurs : 5 euros.

Fête du sel

Fête du sel à Salies-de-Béarn


La heste de la saü (la fête du sel), du 11 au 14 septembre.

Au fil des années, la fête du sel s’est imposée comme un rendez-vous incontournable de toute une région fière de son sol, de ses traditions, … et de son sel !

La thématique de cette édition 2025 est lancée : « La fête du sel s’écrit avec une plume » !
Concerts, repas, marché artisanal, défilés, … le tout orchestré sur 4 jours de fête.
Bienvenue en Béarn des gaves, une terre riche d’un patrimoine vivant !

Programme 2025 :

Jeudi 11 septembre
19 h : soirée cantère avec l’Orphéon, histoirottes « Paul Jean Toulet et le Béarn », rétrospective de la fête du sel 2024, cantère et grignotère
À la salle Maurice Ravel (entrée à 5 € + sachet de sel à 2 €)

Vendredi 12 septembre
19 h 30 : ouverture officielle de la fête du sel, à la place du Bayaà
20 h : festival de bandas, buvette et restauration rapide, à la place du Bayaà

Samedi 13 septembre
À partir de 10 h : marché artisanal dans les rues de Salies-de-Béarn, espace enfants autour du jardin public : jeux et manèges
15 h : la Trottisel, courses de trottinettes au jardin public
17 h : course de herrades et herradinettes : ces seaux en bois remplis d’eau sont transportés lors d’une course unique en son genre dans les rues de Salies-de-Béarn, au Bayaà
19 h 30 : dîner de la jurade, au Bayaà (18 €, sur réservation auprès de la Jurade du sel, voir renseignements en bas de page)
20 h : soirée musicale au Bayaà avec Damso and co et Podium étoile

Dimanche 14 septembre
8 h : estanquets des associations, au Bayaà
10 h : marché artisanal dans les rues de Salies-de-Béarn
10 h : grand-messe en béarnais, à l’église Saint-Vincent
11 h : défilé des confréries, villages et associations
11 h 30 : intronisations des personnalités, au Bayaà
12 h : quadrille salisien suivi des sauts traditionnels, au Bayaà
13 h : grand repas de la heste (30 €, sur réservation auprès de la Jurade du sel, voir renseignements en bas de page), au Bayaà
15 h 15 : défilé avec 19 chars et bandas sur le thème Le fête du sel s’écrit avec une plume
18 h : championnat du monde des porteurs de sameaux, baquets de bois emblématiques de la cité du sel, au Bayaà
19 h : bal de clôture avec Hesti Music jusqu’à 21 h, au Bayaà


Pratique


Quand ?

Du 11 au 14 septembre 2025

Où ?

Rues de la ville
64270 SALIES-DE-BEARN

Allo ?

Tél. : 06 16 57 02 68

Site ?

Page Facebook

Combien ?

Port du sachet de sel obligatoire à 2€

Entre boudins basque et béarnais, le coup de sang ?

Accueil Vin & Gastronomie Spécialités Pyrénées-Atlantiques

Entre boudins basque et béarnais, le coup de sang ?


On le sait, la rivalité basco-béarnaise s’illustre en matière de culture, de tradition et de savoir-vivre. Mais qu’en est-il de la gastronomie et, plus précisément, de la fabrication du boudin, que chacun considère comme meilleur que celui de son voisin ?

Temps de lecture : 6 mn

Ecouter l’article

On se calme ! – Crédit visuel: ChatGPT, OpenAI, 2025.

Je t’aime, moi non plus

Si le littoral donne du Pays basque une image sereine et apaisée, la fierté se fait peut-être plus pointue au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’océan pour s’approcher de la Basse-Navarre et de la Soule. Les deux provinces jouxtent en effet le Béarn, ennemi juré depuis la nuit des temps, pour des raisons tellement évidentes que plus personne ne s’en souvient vraiment.

« Du Béarnais, le Basque dit notamment qu’il constitue « une principauté isolée, dont le régime politique est fondé sur la probatocratie, le pouvoir aux moutons ». Du Basque, le Béarnais a fait un Belge, multipliant les sites de blagues à deux sous : « Il te reste six mois à vivre, où vas-tu ? Au Pays basque, car ils ont cent ans de retard. »  Les quelques lignes du journaliste Sylvain Cottin publiées dans Sud-Ouest (28/07/2012) résument fort bien la douce fraternité qui unit les deux peuples.

Certes, l’affaire du béret (lire notre article sur ce sujet délicat) n’a pas arrangé les choses au 19e siècle, mais la dureté de la vie imposée par la chaîne pyrénéenne aurait dû logiquement encourager la solidarité et l’entraide.

S’agissant de gastronomie, il convient pourtant de saluer la fructueuse collaboration des Basques et des Béarnais dans la fabrication du délicieux fromage de brebis Ossau-Iraty. En revanche, la question du saumon suscite toujours moult tensions, les Béarnais reprochant aux Basques de tendre de (trop) larges filets à l’embouchure de l’Adour. De fait, le précieux poisson ne peut plus (ou presque) remonter le cours du fleuve et de ses affluents (les gaves de Pau, d’Ossau et d’Oloron) pour s’y reproduire. « Car le salmonidé n’est pas seulement un pilier de la faune pyrénéenne : c’est aussi un enjeu économique non négligeable pour toute la région. Dans les montagnes, les villages ont fait de sa pêche sportive leur principale attraction touristique » écrit Constance Daire dans Capital (11/10/2018).

Non, ce n’est pas le même produit, non

La cuisine basque et la gastronomie béarnaise n’ont aucune raison de se jalouser. Toutes deux reflètent une recherche continuelle du bon plat, du meilleur accompagnement, de la saveur palpitante. Axoa de veau, jambon de Bayonne, chipirons, ttoros, piperade d’un côté. Garbure, confit de canard, poule au pot, trinxat, sauce béarnaise de l’autre.

Pour le gourmet, la diversité des plats participe à la réputation gastronomique des Pyrénées-Atlantiques. Mais vouloir réunir deux territoires sans prendre en compte leurs spécificités relève du jeu dangereux (à moins de courir vite). Surtout lorsque ces deux terroirs proposent, en apparence, un produit identique : le boudin.

Il existe bel et bien un boudin basque et un boudin béarnais. Chaque produit bénéficie d’un savoir-faire propre et d’ingrédients spécifiques, à l’instar du piment d’Espelette au Pays basque.

Mais la signature principale dépend du porc choisi. Idéalement, les artisans privilégient une race locale, ce que l’on retrouve surtout dans les productions fermières. Ainsi, au Pays basque, c’est la race Pie Noir qui s’impose. Rustique, au poil noir et blanc, elle a longtemps été menacée de disparition et profite aujourd’hui d’un label AOP pour le jambon et les produits charcutiers.  Sa chair, plus persillée et goûteuse, donne un boudin riche et parfumé.

La truie gasconne ne se dit pas jalouse du cochon Pie Noir – Crédit photo : Darreenvt – CC BY-SA 4.0

En terres béarnaises, les producteurs fermiers ont plutôt recours au porc gascon, une race ancienne du Sud-Ouest. La race est exploitée par de petits éleveurs pour une production organisée sous l’appellation d’origine Porc noir de Bigorre. N’en déplaise aux Basques, le porc gascon est lui aussi réputé pour la qualité et la saveur de sa viande. Ce choix permet d’obtenir un boudin généreux et savoureux.

Tout est affaire de préparation

Si la sélection de la race intervient dans la personnalité du produit final, il serait malheureux de ne pas tenir compte de tous les ingrédients inscrits dans la recette et des méthodes de préparation.

Chez les Basques, le boudin est préparé à partir de sang de porc, souvent issu de la première charcuterie produite après avoir tué le cochon, y ajoutant de la viande de tête de porc, des abats, des poireaux, des oignons, de la fleur de thym, des épices dont le sel, le poivre et impérativement du piment d’Espelette qui apporte une saveur épicée caractéristique absente des autres boudins français.

Sa composition peut varier selon les régions. En Biscaye, les artisans utilisent par exemple de l’oignon rouge, un peu de riz cuit ou encore de la poitrine coupée en dés. Plus au nord, à Biriatou, le boudin est préparé avec des restes de l’épaule, du cou et de l’estomac et même des… carottes.

Bien sûr, il n’est point question de piment d’Espelette dans la recette du boudin béarnais. Le sel, le poivre et les différentes épices suffisent à sublimer son goût. Il est assez courant que les producteurs ajoutent du pain rassis ou de la mie trempée dans du lait pour gagner en moelleux. Les oignons, comme chez les Basques, jouent un rôle essentiel dans la composition. La version béarnaise est considérée comme plus rustique, riche en abats (langue, gorge, poumons, cœur) et en légumes, mais dépourvue de céréales. Souvent, son diamètre peut atteindre deux à trois fois celui d’un boudin noir « standard ».

Le boudin made in Béarn se caractérise par une méthode artisanale ancienne, une composition simple centrée sur la viande et le sang, et une cuisson soignée qui lui confère une texture ferme mais fondante.

En guise de conclusion

Pour rappel, le boudin est le premier produit que l’on fabrique après avoir tué le cochon pour éviter que le sang ne coagule. Cette règle biologique vaut aussi bien pour les Basques que pour les Béarnais, et toutes les régions du monde où il est élaboré.

Certes, la susceptibilité entretenue par chacun des frères ennemis pyrénéens contribue à promouvoir sa gastronomie, ô combien importante dans le Sud-Ouest. Une rapide comparaison permet de relever les singularités des deux produits.

Ainsi, le boudin basque profite d’une touche chaude et parfumée grâce au piment d’Espelette. Sa texture revendique la rusticité, avec parfois des morceaux de viande ou de gras perceptibles. Son goût est généreux et gentiment relevé, sans être piquant. Enfin, il se marie fort bien avec la piperade pour quiconque souhaite se régaler d’un repas typiquement basque.

Le boudin béarnais se veut plus doux, avec une texture plus fine et homogène grâce au pain ou au lait incorporé dans certaines recettes. Il diffuse un goût rond et sobre, dans la lignée des traditions gasconnes, et s’accommode parfaitement d’un plat de haricots tarbais.

En résumé, l’on pourrait dire que le boudin basque réveille, tandis que le boudin béarnais rassure.  Sans aucun doute, chacun promet un plaisir gustatif authentique, que l’on peut accompagner d’une bonne bouteille de vin local, sans ouvrir une nouvelle polémique entre le vin basque et béarnais.

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Cinq destinations originales dans les Landes

Cinq destinations originales dans les Landes


Non, l’attrait du département des Landes ne se limite pas à ses longues plages océanes, ses spots de surf ou sa gigantesque forêt de pins maritimes. Ici et là, quelques sites singuliers et méconnus participent aussi à sa réputation.

Temps de lecture : 9 mn

Ecouter l’article

Hello Appolo de Marine Julié, à Luxey – Crédit photo : La Forêt d’Art Contemporain

1. Les sources de Moncaut

Les amateurs de marche (et de légende) trouveront un solide argument pour emprunter la boucle de randonnée n°13.13, située non loin du village de Losse. En effet, le chemin de terre se faufile entre les pins jusqu’aux discrètes sources de Moncaut, que l’on dit miraculeuses.

Leur tradition remonte à l’Antiquité, perdure à travers le Moyen Âge et s’est perpétuée jusqu’aux années 1950, avant l’avènement de la médecine moderne.

On croit qu’une énergie et une ambiance particulière enveloppent ces lieux, renforçant la symbolique du soulagement des maux du corps et de l’esprit.

La première source est celle de Saint-Georges, un soldat chrétien exécuté en Palestine au 3e siècle, dont la légende raconte qu’il terrassa le dragon Silène. L’eau de la source soigne les rhumatismes.

La deuxième source est dite de Saint-Antoine, père des ermites, guérisseur du mal des Ardents, très répandu du 10e au 18e siècle en Europe. Son eau soulage les maux de ventre.

Enfin, la troisième source rend hommage à Saint-Eutrope, évêque de Saintes, martyr au 3e siècle, qui avait la faculté de guérir les estropiés et hydropiques. La source soigne les maux de tête.

Les visiteurs auront la surprise de découvrir sur place de nombreux tissus accrochés un peu partout. Ces « témoins » montrent que la méthode était très codifiée : les malades trempaient un bout de tissu auparavant porté (ou un vêtement personnel) dans l’eau. Ils frottaient ensuite la zone douloureuse avec ce tissu, puis l’accrochaient sur les branches des arbres autour des sources.

La croyance veut que le mal soit « laissé » sur place ; on conseille donc de ne jamais toucher les chiffons laissés, sous peine de récupérer le mal d’autrui, selon la légende locale.

Pratique :

L’accès aux sources est fermé en période de chasse, de septembre à mars
Point de départ : près de l’église du village de Lussole. Il se prolonge sur 6,9 km (boucle).
Tél. 05 58 03 40 31 (Landes d’Armagnac Tourisme)
Tarif :  Gratuit
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Sources de Moncaut
Crédit photo: Fontaine des Landes

2. La Réserve Naturelle Régionale géologique des carrières de Tercis-les-Bains

Large de près de 45 hectares et classée en juillet 2015, la réserve est un site remarquable à la fois pour son patrimoine géologique, archéologique et écologique. Sa réputation tient avant tout à son Point Stratégique Mondial, qui matérialise la limite entre deux périodes géologiques distinctes. A Tercis-les-Bains, il s’agit des deux étages du Crétacé supérieur : le Campanien et le Maastrichtien (il y a environ 71,6 millions d’années). Cette référence internationale a été reconnue en 2001 et fait du site un lieu majeur pour l’étude des couches géologiques et des fossiles.

Ceux qui ne sont pas forcément férus de géologie apprécieront quant même la beauté du site, qui se présente comme « un grand amphithéâtre minéral d’une grande qualité paysagère » selon le Comité départemental de tourisme des Landes.

L’ancienne carrière de calcaires argileux laisse voir des milieux naturels diversifiés : forêts humides, landes, pelouses calcaires, prairies et milieux aquatiques. Plusieurs de ces milieux ont un intérêt européen, notamment en ce qui concerne les orchidées et les forêts de ravin. N’oublions pas le célèbre Mur de Bédat datant de plus de 66 millions d’années.

On y trouve aussi une grande diversité faunistique, notamment des amphibiens, reptiles, libellules, papillons, et de nombreuses espèces d’oiseaux dont le faucon pèlerin et le tichodrome échelette.

Enfin, plus de 900 espèces fossiles y ont été inventoriées (ammonites, dents de requins, vertèbres de dinosaures, traces de mosasaures…), ce qui permet une reconstitution très précise de l’histoire de la vie et des environnements passés à l’approche de la grande extinction de la fin du Crétacé.

Pratique :

Ouverture toute l’année. Attention : l’accès du public au site est libre mais soumis à la réglementation en vigueur sur la réserve naturelle, rappelée par les panneaux mis en place aux deux points d’accès au site. La circulation ne doit se faire que sur les sentiers aménagés. Toute récolte de roches ou fossiles, de faune et de flore, est interdite.
Adresse :  Route des carrières – 40180 TERCIS-LES-BAINS
Tél. 05 59 56 16 20 (CPIE Seignanx Adour)
Tarif : Gratuit
Le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Réserve Naturelle Régionale géologique des carrières de Tercis-les-Bains
Crédit photo: Gustou Cazenave

3. La forêt d’art contemporain

L’immensité du parc naturel régional des Landes de Gascogne peut révéler d’heureuses surprises. Après les terribles tempêtes qui ont dévasté la région en 2009, une association a décidé de se réapproprier la forêt en traçant un parcours artistique jalonné d’œuvres contemporaines géantes.

Le parcours s’enrichit chaque année de nouvelles œuvres, avec l’objectif d’en implanter une centaine sur plusieurs dizaines de kilomètres dans les années à venir. Aujourd’hui, pas moins de 29 créations s’offrent à la vue du public, au milieu des pins. Chaque œuvre (sculptures, installations, photographies, œuvres numériques) est créée spécifiquement pour son lieu d’exposition par des artistes en résidence, souvent en interaction avec les habitants des villages alentour.

Le projet met en avant la protection du patrimoine forestier. Il permet l’organisation d’animations, d’ateliers et de balades pour tous les publics. De fait, le visiteur se retrouve entre nature et culture, dans un dialogue permanent avec l’art et le patrimoine local, parfois prolongé par des œuvres numériques ou des cabanes artistiques pour passer la nuit.

Plusieurs objectifs animent la démarche, dont celui de rendre l’art accessible à tous en dehors des centres urbains. Il s’agit aussi de faire tomber les barrières de l’art contemporain, encourager l’éveil artistique, et impliquer activement les habitants dans les projets artistiques. Enfin, le projet suit une vocation écotouristique en inscrivant l’art dans la nature afin de valoriser les paysages, sensibiliser à leur beauté et à leur fragilité.

Pratique :

Ouverture toute l’année.
Adresse : Les œuvres sont installées à divers emplacements. Voir la carte.
Tél. 06 78 11 23 31
Tarifs 2025 : Gratuit
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

la sculpture les 3 sans nom
Crédit photo: la Forêt d’Art contemporain

4. Les Mottes Castrales de Castets

Le plateau de Castets est classé Monument Historique et comporte au moins quatre mottes castrales, des levées de terre servant de bases à des fortifications en bois et parfois des tours. Ces structures datent de l’époque médiévale (à partir du 10e siècle) et témoignent du développement de la société féodale dans la région.

Les mottes castrales étaient construites sur des points élevés pour dominer la confluence du Midou et du Ludon. Elles témoignent d’une volonté des seigneurs locaux de contrôler les axes de passage (routes, rivières), surtout aux 11e et 12e siècles, et de rivalités territoriales entre les différentes seigneuries.

Le site fut occupé dès la Préhistoire (découverte d’outils datant de –50 000 ans), avec des tumuli dès le Néolithique. Durant l’âge du Bronze et du Fer, les habitants ont aménagé l’éperon barré pour une fonction défensive, et la fréquentation s’est poursuivie jusqu’au Moyen Âge.

Longtemps ouvert et dégagé, le site est aujourd’hui recouvert de forêt, et présente un intérêt écologique grâce à la diversité des milieux (prairies, bois, zones humides) et la présence d’espèces remarquables telles que chauves-souris, loutres d’Europe et divers insectes protégés.

Depuis 2016, le site fait partie du Parc Naturel Urbain du Marsan. Aménagé pour les visiteurs, il propose des sentiers, panneaux explicatifs, points de vue et aires de pique-nique, permettant de découvrir l’histoire médiévale, les aspects naturels et les traces des anciennes carrières et habitations.

Pratique :

Parc fermé de décembre à février.
Adresse : D1 – 40900 BOUGUE (garer sa voiture sur le parking du bourg et rejoindre le site à pied (5 mn).
Tél. 05 58 71 38 39
Tarif: Gratuit
Le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Mottes Castrales de Castets
Crédit photo: Tourisme Landes

5. Estacade de Capbreton

Il serait quand même dommage de conclure ce petit tour d’horizon des destinations originales des Landes en ignorant l’océan. À Capbreton, l’estacade est une jetée en bois emblématique construite à l’initiative de Napoléon III lors de sa visite en 1858, avec l’objectif de sécuriser et d’améliorer l’accès au port de Capbreton, unique port des Landes. À sa création, elle mesurait 400 m, construite grâce à 600 pins fournis par la commune. Sa longueur a varié au fil des épreuves imposées par les tempêtes, atteignant aujourd’hui environ 190 m.

Elle constitue depuis plus de 150 ans l’un des symboles de la ville, un lieu de promenade apprécié des habitants et des visiteurs, « où le ciel, la terre et la mer se rejoignent ». Son histoire est marquée par de nombreux événements, notamment les tempêtes répétées en 1924, 1978, 2008 et les destructions partielles pendant la Seconde Guerre mondiale (dynamitée par l’occupant allemand en 1943 pour la construction du Mur de l’Atlantique).

La bonne nouvelle est qu’elle a été restaurée à chaque fois, avec même l’installation d’un phare en pierres en 1948 et d’une lanterne visible sur 14 miles deux ans plus tard.

« Se promener sur ce balcon unique, c’est remonter le temps et s’imprégner d’une histoire singulière. L’Estacade ne laisse personne indifférent, et chaque pas sur cette passerelle mythique reste gravé dans les mémoires, un véritable moment à partager ou à savourer seul face à l’immensité de l’océan » – Marie-Cécile Gardey (Terres des Landes -19/07/2025).

Pratique :

Ouverture toute l’année.
Adresse : Avenue Georges Pompidou – 40130 CAPBRETON
Tél. 05 58 72 12 11
Tarifs : Gratuit
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Estacade de Capbreton
Crédit photo: Pedro – Flickr

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Initial Festival

Initial Festival


Crédit photo: Initial Festival

Le plus grand festival électro en plein air

Suite au succès de la précédente édition ayant rassemblé plus de 25 000 personnes, ce festival voit une fois de plus, les choses en grand en proposant la crème de la scène house et techno.

L’Initial Festival, qu’est-ce que c’est ?

  • Un festival responsable qui travaille en circuit court
  • Des artistes 100% locaux
  • Un décor immersif : un complexe industriel où la nature a repris ses droits, à quelques minutes du centre de Bordeaux

L’événement idéal pour tous les fans de musique électronique, 3 scènes qui résonneront au son d’une programmation éclectique : électro-house-techno.

Un festival qui combine la crème des artistes électroniques internationaux en tandem avec des collectifs locaux

Programmation:

a-z: 999999999 – Âme DJ – Anetha (Present Exhibit) – Anxhela – Ben Bohmer (live) – The Blessed Madonna – Busy P – Cassie Raptor – Dana Montana – Eczodia (The Gate of Ether) – Funk Tribu – Justin Jay – KI/KI – Kink (live) – Lilly Palmer – Maceo Plex – Marion Di Napoli – Myd – Panteros666 – Pawlowski – Pegassi – Per Pleks – Polo & Pan (dj set) – Purple Disco Machine – Reinier Zonneveld (live) – SNTS – X Club.

a-z: Amour Social Club – Avtel – Laroze – Tars – Vitamlyn


Pratique


Quand ?

Les 29 et 30 août 2025

Où ?

Parc des expos de Bordeaux
Cours Jules Ladoumegue
33000 BORDEAUX

Allo ?

Tél. : nc

Site ? https://initialfestival.com

Combien ?

Pass 2 jours: 84,90 euros
Pass VIP 2 jours: 149,90 euros
Space crew (minimum 4 personnes): 69,90 euros par personne

Les Villégiatures

Les Villégiatures


Les Villégiatures signent leur retour pour une 6ème édition dans le cadre exceptionnel du château de Biron. 4 soirées mémorables vous attendent avec une programmation qui met en avant la diversité culturelle : Nu-cumbia, Électro-pop tropicale, techno with bamboos, soul, folk, reggae, variété française, musique touareg…

21 août 2025

20h30 : Luiza (Électro-pop tropicale)
La jeune Franco Brésilienne, qui par sa seule présence illumine les visages , transporte de sa voix magique nos esprits distillant un savant mélange, résolument hybride, de musique traditionnelles (Brésil, Réunion, Balkans) et de grooves urbains (Électro-pop,dub…)
Avec un papa contrebassiste de jazz et une maman brésilienne danseuse-chorégraphe contemporaine, LUIZA a reçu comme héritage la musique et le plaisir de la scène, du vivant. Elle est capable de tout et surtout porte en elle la joie et cette joie, tout comme ses chansons, est extrêmement communicative. Luiza rassemble, elle est unique mais au milieu de toutes et de tous. De toute évidence nous danserons sous la chaleur de ce soleil de vie !

22h30 : La Yegros (Nu-cumbia)
La fascinante et exubérante argentine, La Yegros, probablement l’artiste la plus magnétique du continent sud américain, revient avec un nouvel album!
Couronnée reine de la nu-cumbia, LA YEGROS jouera sur notre scène le 21 août pour notre plus grand plaisir !
L’occasion de découvrir ou redécouvrir sa musique en se déhanchant !

22 août 2025

20h30 : Molecule (Électro)
Producteur, DJ, Molecule est un aventurier, au sens propre comme au figuré, qui aime se confronter à des expériences et des territoires extraordinaires pour nourrir son imagination et en retirer une matière sonore et visuelle hors du commun.
Pour son dernier disque, RE-201, Molécule an mis le cap sur les Caraïbes. Il en résulte une musique puissante, abyssale qui prend forme lors de performances fascinantes et émouvantes.
Frissons garantis.

22h30 : Makoto San (Techno with bamboos)
Un surprenant instrumentarium en bambou, des percussions d’Asie, le son de la terre mêlé aux vibrations électroniques.
Makotosanmusic façonne un monde transcendantal et spectaculaire, une invitation au voyage, à l’hypnose mais aussi à la frénésie et l’exaltation.
La vibration et l’énergie brute que dégage cette graminée laisse des marques.
La profondeur des bambous, la puissance des peaux, le cristallin des métaux et l’effervescence électronique s’entremêlent pour vous plonger dans un envoûtement mystique

23 août 2025

20h30 : Franck & Damien (Indie-folk)
Un des duos phare des Villegiatures que l’on a toujours tant de plaisir à accueillir et à écouter !
Amour, équilibre, absolu, bonne humeur et la famille, bien sûr. C’est fondamental, la famille. Celle de Franck & Damien ne cesse de s’agrandir : Matt et Donavon, les autres artistes avec lesquels, lors de tournées, furent partagées chansons et expériences, le public aussi… De plus en plus nombreux, de plus en plus happé par leur groove mais aussi par leurs personnalités.
Raise Your Voice pour Franck & Damien !

24 août 2025

20h00 : De Grands Enfants (variété française)
De Grands Enfants est un duo musical français emblématique des Villegiatures composé de Baptiste et d’Anatole. Amis depuis leur enfance, ils sont tombés en amour pour la musique et le chant à l’adolescence. Adeptes de rencontres et de voyages, ils ont joué ensemble au sein de différentes formations musicales et effectués des concerts à l’étranger comme, par exemple, en Inde ou au Vietnam, ainsi que de nombreux concerts en France (surtout au pays basque, leur lieu de résidence). Ils décident de monter leur groupe du nom de De Grands Enfants en 2020.

21h15 : Tibz (folk)
Tibz a la musique dans l’âme. Il a commencé à jouer de la guitare électrique à 10 ans, composé des chansons dans sa cabane d’ado et séduit le label participatif My Major Company l’année du bac. Les 100 000 euros réunis ont financé son premier album, « Nation », écrit entre les pavées de Bordeaux, son village natal du Bugue (Dordogne) et le tourbillon de sa nouvelle vie Parisienne.
Le chanteur de « Tout au Bout du Monde » a également signé des titres pour Zaz, Jenifer ou encore Jérémy Frerot.
Tibz, C’est « allo maman, bobo », oui, mais pas trop, électrisé, sincère, malicieux, dissipé.

22h45 : Tamikrest (musique touareg)
« Quand l’âme du Sahara rencontre le groove des rythmes du monde. »
Né des vastes paysages désertiques de l’Azawad, tamikrest.official se distingue par sa force envoûtante, mêlant mélodies touarègues traditionnelles, rock contemporain et rythmes du monde. Inspirée par le riche patrimoine culturel du peuple touareg, la musique de Tamikrest transcende les frontières, tissant des récits de résilience, d’amour et d’esprit nomade.
À chaque note jouée, ils invitent les auditeurs à un voyage transcendant à travers les sables du temps et les rythmes du Sahara. Rejoignez Tamikrest pour une odyssée musicale inoubliable qui relie les continents et célèbre le langage universel de la musique.


Pratique


Quand ?

Du 21 au 24 août 2025

Où ?

Château de Biron
24540 BIRON

Allo ?

Tél. : 05 53 63 13 39

Site ?

Web: https://lesvillegiatures

Combien ?

Concert (adulte) : 21 € à 24 €
Concert (enfant moins de 12 ans) : 11 €
Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.
Pass 4 soirées (adulte) : 60 €
Pass 4 soirées (enfant moins de 12 ans) : 30 €

Plusieurs communes du Sud-Ouest rejettent le label « Les plus belles fêtes de France »

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Plusieurs communes du Sud-Ouest rejettent le label « Les plus belles fêtes de France »


La polémique ne cesse d’enfler depuis quelques semaines. La raison ? Le lien entre le label et le milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin.

La Fête des Bœufs Gras de Bazas se détourne du label – Crédit photo : jacme31 – CC BY-SA 2.0

Prise de contrôle de Studio 496

Au début, tout allait pourtant bien. Attirées par le programme de l’association « Les plus belles fêtes de France », de nombreuses communes de Nouvelle-Aquitaine et de France ont demandé le label. L’association avance des arguments intéressants : 

« En donnant de la visibilité aux fêtes et à leurs organisateurs, notamment à travers son label de qualité, les plus belles fêtes de France proposent aux Français de redécouvrir la richesse de leurs régions. »

« En proposant une aide concrète aux organisateurs de fêtes sous forme de formations et d’accompagnement à la recherche de financement ou sous forme d’appel à projets, l’association veut initier un élan pour que chaque territoire puisse se donner les moyens de faire vivre sa fête traditionnelle. »

L’association est pilotée par l’agence Studio 496, dirigée par Thibault Farrenq, un ami de Pierre-Edouard Stérin. Ce dernier est d’ailleurs entré au capital de la société en mai dernier.

Catholique fervent, proche de l’extrême droite, l’homme d’affaires a suscité la polémique en déclarant que son action prioritaire était d’encourager une politique nataliste chrétienne et de souche européenne, à travers le projet PERICLES : Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes.

Sa prise de participation dans Studio 496, révélée par la presse, a rapidement suscité la polémique, notamment chez les élus du Sud-Ouest, qui refusent toute récupération politique du label. « Comment valoriser le patrimoine local tout en évitant que les fêtes populaires ne deviennent aussi des terrains d’influence idéologique ? » s’interroge Zian Palau dans Sud-Ouest (10/08/25).

Les premiers désengagements

Des comités d’organisation de plusieurs fêtes, notamment au Pays basque et en Gironde, dénoncent un manque de clarté sur le fonctionnement de l’association et sur l’utilisation du label. Certaines fêtes rappellent leur volonté de poursuivre leurs activités sans influencer ni leur caractère, ni leur organisation par des mécènes ou structures dont les valeurs peuvent être sujettes à débat. Le souhait est d’éviter avant tout risque d’instrumentalisation.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la mairie d’Hendaye, organisatrice de la Fête basque, a demandé la semaine dernière la résiliation de son adhésion et le retrait du label. Même démarche à Hasparren, qui refuse toute récupération politique.

La célèbre Fête du Piment d’Espelette sort elle aussi du catalogue de l’association « Les plus belles fêtes de France ». La décision a été prise après consultation du conseil d’administration et des membres de la Confrérie du Piment d’Espelette. « Peu importe l’idéologie, qu’elle soit de droite, de gauche ou du centre, nous sommes une association apolitique, donc on préfère se retirer » déclare Romain Casemajor, le président de la confrérie, cité par le site Boulevard Voltaire (11/08/25).

En Gironde, les organisateurs de l’emblématique Fête des Bœufs Gras de Bazas et des Médiévales de Lesparre-Médoc tournent casaque à leur tour. « La Ville de Bazas annonce officiellement sa décision de se retirer du label des plus belles fêtes de France. Ce choix s’inscrit dans la volonté affirmée de préserver l’indépendance et l’authenticité qui caractérisent nos traditions et notre fête des Bœufs Gras » déclare la maire de Bazas, Isabelle Dexpert, au site Républicain Sud-Gironde (06/05/25).

Cinq destinations originales en Gironde

Cinq destinations originales en Gironde


Si la Gironde tire une (bonne) partie de sa notoriété des vignobles à perte de vue, de la jolie ville de Bordeaux et de la dune du Pilat, elle propose aussi des sites plus discrets qui justifient le détour.

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Saint-Macaire
Nombreuses sont les surprises architecturales à Saint-Macaire – Crédit photo : albTotxo – Flickr

1. La grotte Célestine

Perdu au cœur de la Gironde, le village de Rauzan compte sur son magnifique château médiéval, classé aux monuments historiques, pour attirer les visiteurs. Pourtant, la commune accueille un autre site aux attraits touristiques certains, mais encore confidentiel : la grotte Célestine.

Découverte de façon fortuite en 1845 par un puisatier, la rivière souterraine (la seule aménagée en Gironde) a d’abord servi à alimenter le village en eau, d’où son surnom de « grotte aux torrents ».  Pendant un certain temps, son intérêt est resté essentiellement local. C’est au début du 20e siècle qu’elle a pris le nom de « grotte Célestine », en référence à la chambre d’une habitante, Célestine, où était situé le puits d’accès.

Il faut quand même attendre les années 1990 pour que la municipalité décide d’exploiter le site et permette son ouverture au public en 2002. L’endroit ne manque pas d’arguments. Creusée par l’eau au fil des millénaires, la cavité naturelle s’étend sur près de 2,5 km. Elle offre un impressionnant écosystème composé de stalactites, stalagmites, colonnes, draperies, gours et autres coulées de calcite.

C’est aussi le royaume des grenouilles, chauves-souris et crevettes grises.

La visite ne s’improvise pas. Le public est invité à s’équiper entièrement (charlotte, bottes, casques dotés de lumière frontale) avant de descendre les 80 marches de l’escalier, qui le mènera 13 mètres plus bas. Sur une distance d’environ 500 mètres, il progressera dans le lit de la rivière, au cœur d’un environnement magique, où s’affichent fièrement les concrétions calcaires. Bref, comme un sentiment hors du temps, dans une température ne dépassant jamais les 14°C.

Pratique :

Ouverture toute l’année.
Adresse : 48 rue Lansade – 33420 RAUZAN
Tél. 05 57 84 08 69 (Réservation minimum 24 heures à l’avance)
Tarifs 2025 :  Adulte : 8 € – Enfant : 5 €
Le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Grotte Célestine
Crédit photo: Tourisme Saint-Emilion

2. Château Toulouse-Lautrec

Le château Toulouse-Lautrec, également connu sous son nom historique de château Malromé, est un domaine viticole exceptionnel situé à Saint-André-du-Bois, dans l’Entre-deux-Mers. Il constitue un véritable lieu de mémoire et d’art de vivre, intimement lié au célèbre peintre Henri de Toulouse-Lautrec.

Il faut remonter au 16e siècle pour trouver son origine, grâce au projet d’Étienne de Rostéguy de Lancre, membre du Parlement de Bordeaux, de construire la « maison noble de Taste ». Dans les années 1780, la propriété est acquise par Catherine de Forcade, veuve du baron de Malromé, qui lui donne ce nom. En 1847, le domaine est transmis à Adolphe de Forcade Laroquette et au maréchal Armand Jacques Leroy de Saint-Arnaud, qui font restaurer le château d’après Viollet-le-Duc.

La comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec achète le domaine en 1883, durement éprouvé par la crise du phylloxéra. La comtesse fait replanter les 34 hectares de vigne en porte-greffes américains et contribue ainsi à assurer la pérennité de l’un des plus anciens vignobles de la région.

Son fils Henri de Toulouse-Lautrec, le célébrissime peintre postimpressionniste et lithographe, découvre Malromé à l’âge de 19 ans et en tombe immédiatement amoureux. Chaque été pendant 17 années consécutives, il y effectue de longs séjours jusqu’aux vendanges, trouvant dans ce domaine un refuge paisible loin du tumulte parisien de Montmartre. Le peintre y installe son atelier d’été et peint la nature environnante ainsi que les scènes de vendanges.

C’est d’ailleurs dans ce château que l’artiste termine son existence le 9 septembre 1901 à l’âge de 37 ans, avant d’être inhumé au cimetière de Verdelais, à quelques kilomètres de Malromé.

Le château s’organise autour d’une cour carrée plantée d’une pelouse hexagonale, accessible par deux poternes munies de créneaux du 19e siècle. Le corps de logis principal présente un style Renaissance avec des fenêtres à meneaux, composé d’une grande tour centrale rectangulaire et de deux tours rondes aux extrémités. Les trois ailes qui entourent la cour intérieure offrent un ensemble architectural harmonieux de plus de 2000 m².

Le site reçoit en 2016 le label « Maisons des Illustres » attribué par le ministère de la Culture, la troisième en Gironde après Malagar (Mauriac) et le château de La Brède (Montesquieu) . Ce label reconnaît l’authenticité du contenu muséographique et l’organisation régulière de manifestations culturelles de qualité.

Pratique :

Ouverture toute l’année, du mercredi au dimanche (réservation conseillée).
Adresse : Lieu-dit Malromé – 33490 SAINT-ANDRÉ-DU-BOIS
Tél. 05 56 76 25 42
Tarifs 2025 : Flânerie culturelle : 8 € – Visite guidée : 14 € – Visite culturelle et dégustation de vin : 17 € – Visite œnologique : 14 €
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Château Toulouse-Lautrec
Crédit photo: Château Toulouse-Lautrec Malromé

3. Saint-Macaire

Non loin de Langon et située sur la rive droite de la Garonne, la commune de Saint-Macaire promet à quiconque franchit son porche d’entrée un fabuleux voyage historique.

Le site a été occupé dès l’Antiquité par un établissement gallo-romain appelé Ligena. Au 5e siècle, le moine grec Macaire s’y installe, donnant plus tard son nom à la ville.

La cité connaît un essor important au Moyen-Âge grâce à la Garonne, axe majeur du commerce, et au « privilège des vins » qui favorise son développement urbain et économique. La ville est alors entourée de remparts, dont certaines portes subsistent aujourd’hui. L’activité économique évolue vers l’extraction de pierre, puis la tonnellerie, qui marque la ville jusqu’au début du 20e siècle.

Saint-Macaire conserve un remarquable patrimoine architectural, lui valant d’être classée parmi les « Plus Beaux Villages de France ». Même si la découverte de la ville se fait au hasard des ruelles que bordent de magnifiques maisons bâties entre les 13e et 16e siècles, quelques monuments méritent un coup d’œil appuyé.

C’est d’abord la magnifique place de Mercadiou, sublimée par ses maisons à arcades, reflet de la puissance des marchands au Moyen-Âge. Elle s’étend sur 1500 m², un espace remarquablement vaste pour un village médiéval.

Classée aux Monuments Historiques, l’église Saint-Sauveur a été construite au 12e siècle à la place de l’église primitive ou fut inhumé le corps de Saint-Macaire.  Le monument abrite des fresques gothiques rares, encore visibles dans la chapelle Maisons à arcades, place du Mercadiou, ainsi que de belles peintures murales et chapiteaux romans.

Preuve de son intérêt architectural, Saint-Macaire a accueilli en juillet dernier le tournage des Misérables, de Fred Cavayé, avec Vincent Lindon et Camille Cottin dans les principaux rôles.

Pratique :

Ouverture toute l’année.
Adresse : 33490 SAINT-MACAIRE
Tél. 05 56 63 68 00 (Office de tourisme du Sud-Gironde)
Tarifs 2025 : Visites individuelles gratuites – Visites guidées sur devis.
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Saint-Macaire
Crédit photo: Lesley – CC BY-NC 2.0.- Flickr

4. Route de la Corniche fleurie

Ceux qui recherchent les grands espaces n’hésiteront pas à se rendre à Gauriac (ou à Bourg), point de départ d’un bien belle ballade le long de l’estuaire de la Gironde jusqu’à Blaye.

Cette route pittoresque d’une dizaine de kilomètres est aussi surnommée la corniche fleurie ou la route des capitaines. Les belles maisons qui la jalonnent ont été construites par d’anciens marins au long cours. Ces derniers ont rapporté de leurs voyages des essences exotiques encore visibles dans les jardins. On peut également y observer les carrelets de pêche et l’étrange épave du Frisco, un pétrolier italien à vapeur réquisitionné par les nazis et sabordé par les Allemands en 1944 afin d’empêcher les Résistants d’accéder à l’appontement.

Le parcours se nourrit de nombreux paysages, dont les falaises calcaires, les vignobles des Côtes de Blaye et de Bourg et les forêts, avec, toujours, la Dordogne comme compagne de voyage. Chaque village traversé propose son patrimoine et sa singularité. Ainsi, Marmisson laisse voir des habitats troglodytiques surprenants, Bayon-sur-Gironde sa vieille église, dont le clocher est surmonté d’une Vierge. Pour sa part, Bourg propose une magnifique vue sur les remparts de l’ancienne citadelle.

La route de la Corniche, c’est aussi l’occasion de repérer les petites îles qui résistent aux courants de la Garonne et d’admirer le Médoc, de l’autre côté du fleuve.

Les petits ravissements architecturaux ou naturels ne manquent pas : Château de Tayac, château Eyquem, belvédères, zones protégées…

Bien sûr, le parcours s’apprécie à pied ou à vélo pour mieux s’imprégner de la magie des lieux et rencontrer les habitants, pas peu fiers de leur petit paradis.

Pratique :

Ouverture toute l’année.
Adresse : Rejoindre la D669E1 au niveau de Bourg et suivre les panneaux.
Tél. 05 57 68 31 76 (Office de tourisme de Bourg-sur-Gironde) ou 05 57 42 12 09 (Office de tourisme de Blaye)
Tarifs 2025 : Gratuit

Route de la corniche fleurie
Crédit photo: PaulF1132 – TripAdvisor

5. La lagune de Contaut

Nichée au cœur de la Réserve naturelle des dunes et marais d’Hourtin, la lagune de Contaut promet à quiconque la découvre un ascenseur émotionnel. Sur une superficie de 8 hectares, cette zone humide s’impose comme le royaume protégé et protecteur d’une faune diverse et variée. Ici, rapaces, hérons, oiseaux rares, couleuvres vipérines, tortues lézards ocellés, chauves-souris, belettes ou encore cerfs évoluent en toute quiétude, dans un environnement majestueux.

La végétation sait se faire remarquer, entre osmondes royales (fougères géantes), bruyères cendrées, chênes pédonculés ou verts, phragmites, Lobélie de Dortmann (espèce protégée), houx…

La lagune de Contout correspond au phénomène qui s’est développé sur le littoral aquitain il y a quelques milliers d’années : les retenus d’eau d’arrière-dunes. Les dunes ont progressivement bouché les exutoires des cours d’eau se jetant dans l’océan, formant ainsi un écosystème unique.

S’agissant d’une lagune, le milieu se veut tourbeux, fermé et humide, ce qui contribue d’ailleurs à sa singularité et à sa beauté.

Mais point besoin de s’équiper de longues bottes ou de tout autre accessoire pour s’imprégner de la magie des lieux. Grâce aux travaux réalisés par les institutions concernées (Département Région, ONF…), la lagune est « le premier Espace naturel sensible de la Gironde aménagé pour accueillir tous les publics, notamment en situation de handicap » nous informe le journal Sud-Ouest.

Un circuit pédestre a été tracé et balisé sur un 1 km, jalonné de panneaux d’information pour mieux appréhender l’écosystème. Le public peut même enjamber le marais grâce à un longue passerelle en bois.

Des visites guidées avec un naturaliste sont régulièrement proposées… et entièrement gratuites !

Pratique :

Ouverture toute l’année.
Adresse : Lieu-dit Contaut – 33990 HOURTIN
Tél. 05 56 03 21 01 (Médoc Atlantique Tourisme)
Tarifs : Gratuit
Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Lagune de Contaut
Crédit photo: Gironde Tourisme

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