Les marais de Bruges, un rempart vert face à l’urbanisation

Les marais de Bruges, un rempart vert face à l’urbanisation


La réserve naturelle nationale des Marais de Bruges représente un site précieux pour la biodiversité et la conservation des écosystèmes humides, à quelques encablures de Bordeaux.

Temps de lecture : 5 mn

Et pourtant, la ville est toute proche – Crédit photo : Waheb.K – Tripadvisor

Un soupçon d’historique

L’origine des marais remonte aux crues séculaires de la Garonne, ayant contribué à donner naissance à un écosystème de vastes zones humides en l’absence d’écoulement des eaux, due à l’accumulation des alluvions.

Il faut attendre le 15e siècle pour lancer les premières opérations d’assainissement et le 17e pour procéder à un assèchement partiel du territoire, rendu indispensable en raison des épidémies et des impératifs de culture maraîchère et d’élevage.

Au début du 20e siècle, le site se déploie encore sur quelque 3000 m², mais l’urbanisation frénétique lancée dans les années 60 (notamment la construction du lac de Bordeaux) rabote considérablement son périmètre. Le décret ministériel signé en 1983 interrompt cette invasion immobilière à travers la création d’une réserve nationale naturelle.
Aujourd’hui, les marais de Bruges s’étendent sur une superficie de 265 hectares, dont la gestion revient à la SEPANSO, la fédération régionale des associations de protection de la nature de la région Aquitaine.

Que d’eau, que d’eau !

Ici, c’est le royaume des marais, des bocages, des étangs, des prairies humides, des îlots inondables et des cours d’eau, que l’on appelle « jalles » dans le Médoc. Le sol se compose essentiellement de limons argileux et argilo-siliceux que la Garonne daigne déposer lors des épisodes de marées et de crues.

Les prairies humides et les bords de fossés constituent près de 75% de la surface totale du site, un écosystème propice à de nombreuses variétés de végétaux comme le roseau, l’iris des marais, le jonc, la cardère sauvage ou encore la massette à larges feuilles. Certaines plantes envahissantes, à l’instar de la jussie ou du myriophylle du Brésil, nécessitent un travail d’entretien permanent. Le but est de limiter les risques d’étouffement du reste de la végétation et les gênes à la navigation.

Les boisements sont bien sûr parfaitement adaptés à l’écosystème particulier des marais. On y trouve par exemple des saules, des frênes et des aulnes dans les zones humides, les chênes occupant quant à eux les parties plus élevées, aux abords des chemins.

Les buissons et arbustes forment de nombreuses haies, disséminées sur l’ensemble de la réserve.

La mise en place progressive de petites écluses vise à mieux réguler les niveaux d’eau et maîtriser davantage la gestion biologique.

Un havre de paix pour les animaux

Les oiseaux, amphibiens et autres mammifères profitent allègrement de la diversité des biotopes.

Si la réserve constitue une étape bienvenue pour les oiseaux migrateurs (oie cendrée, échasse blanche, balbuzard pêcheur…), elle accueille également des espèces nicheuses. De fait, la nidification se veut particulièrement importante dans les marais, qu’il s’agisse d’animaux migrateurs ou sédentaires. C’est particulièrement vrai pour la bécassine, le héron cendré, le pigeon ramier ou le milan noir.

Les marais offrent un environnement propice aux reptiles et amphibiens, à l’instar de la cistude d’Europe, du lézard vert ou de la grenouille agile. La couleuvre vipérine, hélas classée parmi les espèces « quasi-menacées », trouve ici un écosystème propre à sa survie, notamment grâce aux petits poissons des fossés qui constituent une part importante de son alimentation.

Crédit photo : Réserve Naturelle Nationale des Marais de Bruges

Les mammifères se partagent entre les animaux sauvages et ceux domestiqués, avant tout destinés à l’entretien du site.

Dans le premier cas, il convient de citer la population des ragondins, mais aussi la présence du vison d’Europe, toujours rare et toujours menacé de disparition. La faune se nourrit de bien d’autres espèces, parmi lesquelles les fouines, les putois, les renards, les lapins et même les genettes.

La proximité des axes routiers représente hélas un danger permanent pour ces animaux.

Les races domestiques interviennent essentiellement pour assurer l’entretien et donc à la sauvegarde du milieu. C’est à ce titre qu’ont été choisis les vaches Casta et les poneys landais. L’élevage extensif de ces animaux, eux aussi menacés, est maintenu. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir des poulains courir auprès du troupeau.

La visite s’impose

Il suffit de lire le rapport d’activité annuel de la réserve des marais de Bruges pour s’en convaincre : le site fait l’objet d’un travail important et permanent tout au long de l’année. Les quatre techniciens de la SEPANSO assurent différents types de mission : la surveillance des lieux, l’entretien, la gestion du bétail, l’inventaire méticuleux de toutes les espèces animales, l’accueil du public, l’organisation des animations…

Cette implication contribue à la préservation du lieu, qui mérite amplement une visite (gratuite !). Les marais promettent un vrai dépaysement à quelques kilomètres de Bordeaux. Le sentier, long de 2,4 km, est jalonné de trois observatoires, où le public s’imprègne de l’esprit de la réserve. On trouve également sur place des panneaux d’information et des aquarelles consacrées aux détails anatomiques des animaux. Chaque dimanche après-midi, l’un des techniciens propose même une incitation à la reconnaissance des espèces observables.

Tous calculs faits, la réserve naturelle profite aujourd’hui d’une superficie équivalente à 360 terrains de football. A ce titre, les supporters des Girondins qui viennent encourager leur équipe au stade Matmut Atlantique ne se doutent peut-être pas qu’à quelques centaines de mètres survit un univers naturel d’une extraordinaire richesse, que viennent composer plus de 3000 espèces végétales et animales.

Pratique

Adresse et contact : Le Baron, 33520 BRUGES – Tél. 05 56 57 09 89 – Web : www.sepanso.orgFacebook
Accès : Sortie 6 de la rocade bordelaise, suivre la D210 jusqu’au panneau annonçant l’entrée de la réserve. Petit parking. La visite commence sitôt après avoir franchi la voie ferrée, en face.
Ouverture : Toute l’année, du lundi au mercredi et du samedi au dimanche de 10h à 18h. Fermeture hebdomadaire le jeudi et vendredi. Des animations sont organisées tout au long de l’année.

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Festival Les Mycéliades

Accueil Gironde

Festival Les Mycéliades


Les mycéliades

Du 1er au 16 février 2025, plus de 70 couples de cinémas et de médiathèques en France vont électriser vos connexions neuronales autour du thème des Intelligences.

Des projections de I.A. Intelligence artificielleHer ou Mars Attacks ! seront l’occasion de rencontrer des vidéastes du web, des écrivain·e·s, des bédéastes, des astrophysicien·ne·s et même des extraterrestres…

L’infinité des formes d’intelligences se déclinera en de multiples facettes :
❯ les intelligences artificielles (ordinateurs et humanoïdes)
❯ les intelligences des machines (technologies, transhumanisme)
❯ les intelligences extraterrestres (premier contact, rencontre avec d’autres intelligences)

De quoi faire chauffer notre matière grise !

Programme à Bordeaux :

6 février 2025 – Cinéma Utopia – 20h00

Eternal Sunshine of the Spotless Mind
Un film de : Michel Gondry
Avec : Jim Carrey, Kate Winslet
1h48 / États-Unis / 2004 / Universal Pictures International France

Joel et Clémentine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d’amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte l’inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu’il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clémentine. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus anciens, et s’envolent un à un, à jamais. Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu’il aimait depuis toujours en Clémentine – l’inaltérable magie d’un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna…

Une séance accompagnée :
En présence de : Natacha Vas Deyres et Franck Selsis.

Une animation proposée par : L’association Les Hypermondes.

8 février 2025 – Bibliothèque Mériadeck – 14h30

Des petits habitants hantent nos réserves et ne sont pas les bienvenus !
Venez découvrir les ennemis du livre à travers un atelier de présentation suivi d’une visite des réserves patrimoniales.

8 février 2025 – Bibliothèque Mériadeck – 16h00

Projection du film Phase IV (Saul Bass, 1974)
En présence de : Clément Beuchillot, Chercheur.

PHASE IV
Saul Bass, Grande-Bretagne / États-Unis, 1974, 1h24, vostfr
Avec Nigel Davenport, Michael Murphy, Lynne Frederick

Phase IV, ou comment des fourmis très intelligentes assiègent des scientifiques coincés dans un bunker au cœur de l’Arizona, en préambule à leur conquête de la Terre. Une fable SF écologique et apocalyptique, l’unique long métrage du génial graphiste américain Saul Bass !
Séance présentée par Clément Beuchillot, docteur en études cinématographiques.

9 février 2025 – Cinéma Utopia – 20h00

THX 1138
Un film de : George Lucas
Avec : Robert Duvall, Donald Pleasence, Don Pedro Colley
1h28 / États-Unis / 1971 / Warner Bros. France

Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s’identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d’assemblage de policiers-robots. Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l’amour dans une société qui l’interdit formellement. Pour THX 1138, c’est désormais la prison qui l’attend…

Une séance accompagnée :
En présence de : Xavier Mauméjean, Auteur SF


Pratique


Quand ?

Du 6 au 9 février 2025

Où ?

Bibliothèque Mériadeck
85 cours du Maréchal Juin
33000 Bordeaux

Cinéma Utopia
5 Pl. Camille Jullian
33000 Bordeaux

Allo ?

Bibliothèque Mériadeck
Tél. : 05 56 10 30 00

Site ?

Web: www.myceliades.com

Combien ?

nc.

Dune du Pilat

La dune du Pilat au plus bas depuis 15 ans

Accueil Focus

La dune du Pilat au plus bas depuis 15 ans


L’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine (OCNA) vient de publier son étude, qui permet de suivre chaque année les évolutions de la morphologie et des mensurations de la dune.

La dune ne cesse de grignoter la forêt – Crédit photo: : Lena Glockner – Flickr

De moins en moins haute

Il aura fallu une journée entière aux trois agents de l’OCNA pour arpenter, le 30 mai 2024, la Dame blanche avant d’en tirer des relevés topographiques précis, comme ils le font chaque année depuis 2009.En 2024, la célèbre dune culmine précisément à 101 mètres, soit 2,60 mètres de moins qu’au printemps 2023.

Selon l’Observatoire, deux raisons principales expliquent ce phénomène, qui s’inscrit sur le long terme :

  • L’action marine (les vagues) qui provoque l’érosion ou l’accrétion du trait de côte (soit l’espace de jonction entre la terre et la mer) ;
  • L’action éolienne (le vent) qui sous l’effet des vents dominants (d’Ouest) entraîne l’avancée ou la migration dunaire (la Dune se déplace vers la forêt).

Cette perte de hauteur a été constatée sur la partie centrale du site. L’altitude de la dune est la plus basse mesurée depuis le début des mesures. Les agents notent ainsi une perte d’altitude de 6,9 mètres entre 2009 et 2024, ce qui commence à faire beaucoup.

Source: ONCA

Un hiver 2023-2024 particulièrement défavorable

Si les hivers des dix dernières années se sont révélées assez doux, ce ne fut pas le cas l’année dernière, selon l’OCNA : « Quatre tempêtes se sont succédé entre la mi-octobre et le début de novembre 2023. Elles ont entraîné de fortes érosions des plages et des dommages significatifs sur les cordons dunaires. Parmi ces événements, la tempête Karlotta les 10 et 11 février 2024 s’est avérée particulièrement impactante. Survenue en concomitance avec des coefficients de marée élevés, elle s’impose comme la tempête la plus marquante de l’hiver 2023-2024 en termes d’érosion marine. L’analyse des données concernant le vent, la hauteur des vagues et le flux d’énergie des vagues classe l’hiver 2023-2024 au troisième rang des hivers les plus intenses enregistrés en Nouvelle-Aquitaine depuis 2008-2009, derrière les hivers 2013-2014 et 2019-2020. »

Déplacement et érosion

Les conditions météo-marines persistantes poussent chaque année la dune un peu plus vers la forêt, contribuant à son étalement. Cette mobilité s’est traduite en 2024 par un déplacement du point culminant de 230 mètres en direction du Sud-Ouest et, justement, ce « rabotage » de 2,60 mètres au sommet de la dune.

Sur sa partie Nord, l’érosion devient de plus en plus insistante, synonyme d’un recul moyen du trait de côte de 4 mètres chaque année, une distance importante.

Même la partie centrale, relativement stable ces dix dernières années, souffre aujourd’hui du recul global de la dune.

Inexorablement, la dame blanche avale la forêt de pins qui la borde sur son flanc Est, se rapprochant davantage des campings et des sentiers, alors que le vent et la force des vagues la fragilisent sur son versant maritime. Si la dune s’est toujours déplacée, le dérèglement climatique, synonyme de vents impétueux et de fortes tempêtes, pourrait accélérer son évolution à un rythme sans cesse plus rapide.

Vin de Thézac-Perricard : et le tsar Nicolas II fut séduit…

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Vin de Thézac-Perricard : et le tsar Nicolas II fut séduit…


Doté de l’IGP, le petit vignoble de Thézac-Perricard profite d’un sol et d’un climat favorables pour proposer un vin généreux, aux tannins ronds parfois puissants.

Temps de lecture : 5 mn

Vin du tsar vignoble Thézac-Perricard
Le souvenir du tsar reste vivace en Lot-et-Garonne – Crédit photo : Tourisme Fumel – Vallée du Lot

Une histoire prestigieuse

La réalité historique a-t-elle été enjolivée ou pas ?  Il est dit qu’Armand Fallières, Président de la République française de1906 à 1913 et natif du village de Mézin, fit découvrir à Nicolas II le vin de Thézac-Perricard. Le Tsar de toutes les Russies, subjugué par le divin breuvage, en commanda différents tonneaux et contribua malgré lui à la réputation internationale du vin lot-et-garonnais, surnommé « le vin du Tsar ».

La rencontre entre les deux leaders est avérée. Elle s’est produite le 31 juillet 1909 à bord du cuirassé Vérité, au large de Cherbourg. On peut d’ailleurs retrouver le menu du dîner officiel sur cette page, mais le document n’indique hélas pas la carte des vins…

Vignoble peu connu, encore aujourd’hui, le Thézac-Perricard peut pourtant se targuer d’une longue histoire.  À chaque visite d’un personnage important, les vignerons offraient un tonneau de la production locale : « Ce fut vrai en 1777 lors de la venue de Monsieur, le frère du Roi. Et tous les jurats de Bordeaux qui venaient à Agen, chaque année, repartaient avec le même cadeau » explique Hubert Delpont, historien, dans La Dépêche (21/11/2009).

La suite de l’histoire du Thézac-Perricard se veut moins heureuse. Lorsqu’est décidée en 1790 la création du département du Lot-et-Garonne, le vignoble est chassé de l’appellation du vin de Cahors à laquelle il était rattaché.

La Première Guerre mondiale et les crises viticoles portent un coup fatal. Il faut attendre les années 1980 pour qu’un technicien de la chambre d’agriculture décide de relancer le vin local.  

En 1986, la première cuvée est fêtée, justifiant de créer la coopérative des « Pays de l’Agenais », qui deviendra par la suite « Vin de Thézac-Perricard ». Autant assumer sa renaissance jusqu’au bout.

Un petit vignoble ? Et alors !

Peut-être faut-il zoomer un petit peu sur la carte de France des vignobles et même celle du Lot-et-Garonne pour trouver les contours du territoire de Thézac-Perricard. Situé entre Agen et Cahors, il s’étend sur 70 hectares, à l’extrême ouest du département, au contrefort des Causses du Quercy.

L’endroit semble idéal. Les vignes, situées à 200 mètres d’altitude et à quelques kilomètres de la rive gauche du Lot, profitent de l’inclinaison des coteaux et d’un climat tempéré, que l’on dit océanique dégradé. Les précipitations y sont moins abondantes que sur le littoral, même si elles s’imposent à la fin du printemps.  Les étés s’accompagnent de longues vagues de chaleur et le vent d’autan qui souffle en septembre et octobre aère et assainit la vigne.

Si la localisation et le climat jouent en faveur du vin de Thézac-Perricard, les sols contribuent aussi à sa réputation. De nature argilo-calcaire, arides, peu profonds et drainants, ils se composent de pierrailles et de rochers.

vignoble Thézac-Perricard
Le vignoble de Thézac-Perricard à Masquières – Crédit photo : Conseil départemental du Lot-et-Garonne

Mais la personnalité du Thézac-Perricard dépend aussi et surtout de ses cépages, similaires à ceux utilisés dans les vignes de Cahors, dont le malbec (ou cot). Originaire du Quercy, noir comme l’ébène, « il donne des vins colorés, très riches en tannins, bâtis pour un long vieillissement. Il faut le récolter mûr à point. […] Enfin, il se plaît sur des sols argilo-calcaires ou des terres de galets. Il redoute l’humidité et affectionne plus que tout les chaleurs sèches » nous apprend Le Vin Figaro.

Les autres cépages qui entrent dans la composition du Thézac-Perricard rouge sont le gamay, le merlot, le tannat, le cabernet-franc et le cabernet-sauvignon. Le vignoble permet aussi la production d’un rosé, sec avec des pointes de fruits rouges ou plus moelleux, et même d’un blanc, dont la commercialisation apparaît plus confidentielle.

L’IGP comme récompense ultime

Les quelques passionnés qui ont cru à la renaissance du Thézac-Perricard ont vu leurs efforts récompensés en 2006, lorsque l’IGP (Indication Géographique Protégée) leur a été attribuée.  Comme le souligne le site officiel de la Confédération des Vins IGP de France, « Chaque vin IGP obéit à des conditions de production inscrites dans un cahier des charges précis : tout au long de son élaboration, de la vigne à la bouteille, chaque vin IGP est contrôlé par des organismes indépendants. En achetant un vin IGP, le consommateur a l’assurance d’un vin de qualité. »

S’agissant du Thézac-Perricard, la qualité se veut rare. Le vignoble, étendu sur quelques dizaines d’hectares entre les communes de Bourlens, Courbiac, Masquières, Montayral, Thézac et Tournon-d’Agenais, ne permet qu’une production limitée, qui dépasse à peine les 2 000 hectolitres.

De fait, l’activité viticole implique un nombre restreint d’acteurs, dont la Cave des vins du Tsar, la coopérative qui regroupe sept producteurs. Il faut aussi compter sur le Domaine du Lion, constitué d’un vigneron indépendant, et le Domaine de Lancement, dont l’unique viticultrice a fait le choix du bio.

Tous ont à cœur de produire un vin dans lequel « se révèlent, en fonction de l’assemblage, les arômes épicés du cot N ainsi que sa bouche gouleyante et ronde ou les arômes puissants et fruités du merlot N avec une bouche plus charpentée et une fin de bouche vanillée lorsque l’élevage a été conduit en fûts de chêne » précise l’extrait du cahier des charges de l’IGP.

Le pari semble réussi, puisque le Guide Hachette des Vins, dans son édition 2025, a décerné un coup de cœur à Sandrine Annibal, la viticultrice du Domaine du Lancement, pour son « Prémices 2023 », après une dégustation à l’aveugle.

Le tsar Nicolas II ne s’était donc pas trompé.

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Biarrtiz

Nouvelle-Aquitaine : une saison touristique 2024 satisfaisante

Nouvelle-Aquitaine : une saison touristique 2024 satisfaisante


En légère baisse par rapport à 2023, année exceptionnelle, la fréquentation touristique dans la région est jugée satisfaisante par les professionnels, qui font face à de nouveaux défis.

Le littoral aquitain, comme ici à Biarritz, a profité d’une bonne affluence – Crédit photo: : Alexandre Dolique – Flickr

Une année correcte, mais pas euphorique

Tous les acteurs du tourisme de Nouvelle-Aquitaine espéraient renouveler, voire dépasser, les excellents chiffres enregistrés en 2023 et asseoir leur région comme une destination pérenne des vacances en France. Si l’objectif n’a pas vraiment été atteint, rien ne justifie non plus une profonde amertume.

Le bilan du Comité Régional de Tourisme (CRT) de Nouvelle-Aquitaine nous apprend ainsi que les nuitées enregistrées l’an passé ont diminué de 1,58 % par rapport à celles de 2023. Ce petit recul a d’ailleurs été observé par 44 % des professionnels.

Il peut s’expliquer par la baisse de la fréquentation des touristes français et la quasi-stagnation des visiteurs étrangers. Parmi ces derniers, les Allemands arrivent en tête, suivis des Espagnols et des Britanniques.

« Le regain d’attrait touristique des régions né du Covid semble ainsi s’estomper. Si la clientèle étrangère a en revanche fait son retour, elle ne compense pas l’exode du public local » écrit Maxime Giraudeau dans La Tribune Bordeaux (04/09/2024).

Parmi les autres raisons évoquées, une avant-saison décevante, une météo pluvieuse en juillet et quelques faits d’actualité, comme la dissolution de l’Assemblée nationale suivie des élections. Les Jeux olympiques, surtout concentrées sur la région parisienne, n’ont pas vraiment généré de flux vers le Sud-Ouest. Peut-être en aurait-il été autrement si l’épreuve de surf avait été organisée à Biarritz, Hossegor ou Lacanau, villes qui s’étaient positionnées avant de s’effacer devant le choix de Teahupo’o.

La baisse de la fréquentation a été plus marquée dans l’intérieur que sur le littoral.  Néanmoins, les professionnels, dans leur grande majorité (57 %), constatent un rabotage de leur chiffre d’affaires, entraînant des marges dégradées qui impactent leur trésorerie.

Cette conjoncture suscite des inquiétudes pour la prochaine saison, inquiétudes qui s’ajoutent aux difficultés de recrutement de saisonniers.

Le tourisme durable et solidaire comme nouvel argument

Tout n’est pas noir pour autant. Le mois d’août a joué son rôle de locomotive, permettant un taux d’occupation de 79 % des hôtels, en hausse de 2 points par rapport à 2023. Il ressort également que plus de 6,5 millions de nuits ont été réservées dans des meublés via les plateformes collaboratives entre mai et septembre 2024, soit une augmentation de 6 %.

A 64 %, les acteurs du secteur se disent quand même satisfaits de leur saison, un résultat qui, bien que légèrement en baisse par rapport à l’année record de 2023 (76 %), reste encourageant dans un contexte de reprise.

Ce sont surtout les gérants de structures de plein air qui se frottent les mains. Près de trois quarts des responsables de campings disent avoir constaté une bonne saison, surtout ceux implantés à proximité de l’océan.

Autre aspect positif : les bons avis laissés par les clients durant leur séjour néo-aquitain. La note moyenne attribuée aux prestataires se situe à 8,5 sur 10. Ce sont les sites de visites qui récoltent la meilleure note, avec un joli 9,2 sur 10. Les points d’intention concernent la propreté dans les hôtels et le rapport qualité/ par rapport au nombre d’étoiles.

Surtout, la Nouvelle-Aquitaine reste la première région touristique malgré une baisse de fréquentation, comme le révèle la dernière étude de l’INSEE. La région a enregistré 47 millions de nuitées dans ses hébergements collectifs.

Une place de leader que les professionnels souhaiteront sans nul doute conserver. Pour ce faire, jouer la carte du tourisme durable et solidaire pourrait constituer un argument pérenne, alors que cette préoccupation s’impose de plus en plus parmi les clients. Le nombre d’établissements ne cesse de croître : +29% d’hébergements éco-labellisés, +167% de restaurants éco-labellisés, +11% de kilomètres de voies cyclables en site partagé…

Les professionnels et les services publics s’adaptent donc aux attentes du public, au sein d’une région dont l’économie dépend aussi beaucoup de la fréquentation touristique.

Exposition Trésors Graphiques

Exposition Trésors Graphiques


Composition II de Gérard Schneider – Crédit visuel: mba-Pau

« Cette exposition présentée du 15 novembre 2024 au 23 mars 2025 propose une sélection des plus belles pièces d’arts graphiques de la collection du musée des beaux-arts.

L’expression arts graphiques désigne l’ensemble des créations sur papier : estampes, dessins, pastels.

La collection d’arts graphiques du musée a été constituée par des achats, des legs et des dons. Elle est composée aujourd’hui d’environ 2100 œuvres majoritairement françaises et datées principalement des 19e et 20e siècles.

La plupart des trésors présentés ici le sont pour la première fois.

En effet, c’est l’opération règlementaire de récolement menée ces dernières années qui a permis de découvrir ou redécouvrir certaines merveilles parmi lesquelles : des estampes d’Henri Matisse, de Paul Cézanne et de Georges Braque, des dessins d’Henri de Toulouse-Lautrec ou de Kees Van Dongen, des lithographies de Suzanne Valadon, de Maurice Utrillo ou encore de Pierre Soulages.

Ce chantier de récolement que tous les Musées de France ont l’obligation de mener à bien pour 2025 consiste à contrôler la présence des œuvres inscrites sur les registres d’inventaire. Cette vérification permet de dresser la liste des objets manquants et d’inscrire les œuvres non portées à l’inventaire mais bien présentes dans les collections.

Au musée des beaux-arts de Pau, cette opération est conduite par le personnel du service Régie en collaboration étroite avec des restaurateurs agrées Musées de France et spécialistes des différentes techniques graphiques.

Cette exposition constitue donc également un témoignage du travail de l’ombre, des métiers et des missions des musées, aussi méconnus que fondamentaux. »

Musée des Beaux-Arts de Pau


Pratique


Quand ?

Du 15 novembre 2024 au 23 mars 2025 – De 11h à 18 h – Fermé le lundi

Où ?

Musée des Beaux-Arts
Rue Mathieu Lalanne
64000 PAU

Allo ?

Tél. : 05 59 27 33 02

Site ?

www.mba-pau-opacweb.fr

Combien ?

Gratuit !


Visite guidée du château de Fumel

Visite guidée du château de Fumel


château de Fumel
Crédit photo: MOSSOT — CC BY-SA 3.0

« Si le Château de Fumel ressemble aujourd’hui à une villa italienne, il n’en a pas toujours été ainsi.

Alors que la famille de Fumel est mentionnée dès le 11e siècle, la première trace écrite du castrum ne remonte qu’au 13e siècle. Cependant, selon l’étude menée par G. Séraphin, une tour quadrangulaire trônait déjà sur le socle rocheux au 12e siècle.

Primitivement le château comporte 6 tours : 4 rondes et 2 carrées. La porte principale s’ouvrait du côté de la ville. Elle était percée dans un mur reliant les deux grosses tours rondes et était gardée par un pont-levis.
Plan du Château d’après un document du 16e siècle.

Pendant la « Guerre de Cent ans », le château médiéval est très endommagé. Il est remanié durant la 2e moitié du 15e siècle par Bernard de Fumel qui obtient l’autorisation de le fortifier.

Durant le 3e quart du 16e siècle, François de Fumel entreprend sa réorganisation en H autour de 2 cours en terrasse. Les travaux sont interrompus après son assassinat en 1561.

L’importante bâtisse du 16e siècle est radicalement modifiée et mise au goût du jour seconde moitié du 17e et du 18e. L’édifice seigneurial se transforme en demeure aristocratique : aménagement des terrasses qui surplombent le Lot, le château prend la forme d’un U. La silhouette du château est définitivement modifiée lorsqu’après la Révolution française, l’ordre est donné de raser les tours à la hauteur du logis. Leurs pierres serviront à la construction de maisons sur la promenade.

La famille des Fumel posséde le château le château du 11e au 19e siècle où il passe, par mariage, à la famille des Langsdorff. Cette famille le vend à la commune de Fumel en 1950, qui y installe la Mairie. »

Mairie de Fumel

La visite passe par les caves du château et monte à la salle des mariages correspondant à l’ancienne bibliothèque des Langsdorff – Fumel. L’histoire du château et de la famille de Fumel y est évoquée. Une promenade bucolique sur les terrasses sera complétée avec une lecture de paysage sur la vallée et la rivière Lot.


Pratique


Quand ?

Mercredi 19 février 2025, de 14h30 à 16h.

Où ?

RV à l’office de tourisme de Fumel-Vallée du Lot
4, place Georges Escande
47500 FUMEL

Allo ?

Tél. : 05 53 71 13 70

Site ?

www.tourisme-fumel.com/fr

Combien ?

Adultes : 7 euros.
De 6 à 12 ans : 4 euros.
Moins de 6 ans : gratuit.


Découverte du jeu de quilles de 9

Découverte du jeu de quilles de 9


jeu de quilles de 9

Connaissez-vous le jeu de quilles de 9 ? En Chalosse, ce sport traditionnel est pratiqué de génération en génération. Vous aussi, venez vous y essayer en famille et découvrez les secrets de ce jeu subtil. Rendez-vous au quillier de Pouillon où les passionnés du Club de Quilles vous y accueilleront chaleureusement.

A partir de 15 ans. Un jeu adapté (quilles et boules plus légères) peut être proposé aux plus jeunes ainsi qu’aux féminines.

Quelques mots sur le jeu

Le but du jeu consiste à projeter une quille (dite quille de main) dans une direction avec une boule et lâcher cette dernière dans une autre direction pour effectuer une des 12 figures prédéfinies.

Pour ces 12 figures, le joueur doit envoyer la boule sur une autre quille (le plomb), tout en laissant la boule dans le carré tracé au sol. Un coup réussi (faire choix) permet de rejouer une seconde fois, sans la contrainte pour la boule de rester dans l’aire de jeu (la rebattue).

Le joueur effectue les 12 figures dans l’ordre réglementaire et on additionne le nombre de quilles tombées.

Le vainqueur est celui qui totalise le plus de quilles.

Les 12 figures

Les 7 jeux courts
Les 5 jeux longs

Pratique


Quand ?

Jeudi 13 février, de 15h à 17h.

Où ?

Espace Bientz
Boulevard des Sports
40350 POUILLON

Allo ?

Tél. : 06 95 40 61 04

Combien ?

Gratuit !

Jumping international de Bordeaux

Jumping international de Bordeaux


Du 5 au 8 février 2026, le Jumping International de Bordeaux revient avec son sport de haut niveau qui fait vibrer Bordeaux avec bien évidemment la Coupe du Monde FEI Longines le samedi 7 février !

Jumping International de Bordeaux 2026 : l’excellence équestre
Pendant 4 jours, ce grand rendez-vous met le sport en haut de l’affiche et proposera à son public de passionnés le meilleur des trois disciplines : le saut d’obstacles, le concours complet via le cross indoor et une plus traditionnelle, mais tout autant sportive l’attelage, avec les meilleurs cavaliers du circuit international !
Mais le Jumping International de Bordeaux ne se résume pas seulement à l’excellence sportive, c’est aussi un événement incontournable équestre à 360° :
Un show équestre en ouverture le jeudi 5 février : avec cette année le grand spectacle Rêve(s), une création originale accompagnée par les musiciens de l’ONBA (Orchestre National Bordeaux Aquitaine). Cette œuvre mettra en scène l’univers magique d’une petite fille ouvrant son coffre à jouets et plongera le public dans un monde suspendu. Le tout mis en beauté par la grâce de 19 chevaux et de 15 artistes talentueux.

Le Salon du Cheval
Une nouveauté fait également son entrée sur le Salon au Jumping International de Bordeaux : Le concours de Dressage de niveau International 4 étoiles (CDI-4*). Douze couples cheval-cavalier nationaux seront en lice pour offrir aux spectateurs bordelais des reprises d’un niveau technique et artistique exceptionnel, jugées par un jury international.
Le Salon du Cheval pour toute la famille, l’occasion de découvrir les dernières tendances et équipements du monde du cheval et un programme de démonstrations et d’animations pour petits et grands sur la Carrière Silvana. Au plus près du sport, la piste Baloubet accueillera de son côté les compétitions de la région des circuits amateurs et poney.


Pratique


Quand ?
Du 5 au 8 février 2026

Où ?
Parc des Expositions de Bordeaux
Boulevard du Parc des Expositions
33520 BRUGES

Allo ?
Bordeaux Events And More – BEAM
Tél. : 05 56 11 99 00

Web:
www.jumping-bordeaux.com

Combien ?
A partir de 19 € la journée.

Les marchés au gras en Dordogne

Les marchés au gras en Dordogne


Crédit photo : Julian – Flickr

De novembre à mars, les gourmands se donnent rendez-vous sur les marchés au gras. C’est une tradition hivernale. A vous les goûts d’antan grâce au canard et à l’oie. C’est là que l’on retrouve foie gras mais aussi rillettes, gésiers, magrets fourrés et autres conserves.

Prenez le temps de parcourir les étals et d’échanger avec les producteurs, ce sont des lieux de rencontre conviviaux et chaleureux. Envie de régaler et d’impressionner vos proches pour les fêtes ? C’est facile, demandez leur conseil, ils partageront avec vous leurs recettes et astuces gourmandes.

D’ailleurs, lors des marchés primés (à certaines dates), profitez d’animations comme des cours de cuisine et démonstrations culinaires.

Votre panier est prêt ? Direction Périgueux, Sarlat, Excideuil, Thiviers, Ribérac et St Astier pour préparer les fêtes et faire ses provisions. Terrine, confits, foie gras poêlé ou canard rôti aux poires pochées à vous les plaisirs gourmands du Périgord.

Source: Comité départemental du tourisme de Dordogne


Pratique


PERIGUEUX:

Lieu : place Saint-Louis
Tous les mercredis et samedis matins du 09 Novembre 2024 à mi-février 2025
2 marchés primés seront organisés les samedis 16 novembre et 21 décembre avec animations musicales, dégustations et remises des prix.
Plus d’infos : Tél. 05 53 02 82 00

SARLAT:

Lieu : place Boissarie
Le samedi matin en décembre, janvier et février.

EXCIDEUIL:

Lieu : Sous la halle municipale
Le jeudi matin de novembre 2024 à mars 2025.
Plus d’infos : Tél. 05 53 62 48 59 ou 05 53 55 31 05.

SAINT-ASTIER

Lieu : Place de la République (sous la halle ou sous chapiteau), du 31 octobre 2024 à mars 2025.
Le jeudi matin.
Plus d’infos : Tél. 05 53 54 13 85