Le chien de berger basque, l’indispensable compagnon des troupeaux

Le chien de berger basque, l’indispensable compagnon des troupeaux


Peu connu du grand public, le Berger Basque assure ses missions de gardien du bétail avec intelligence et habileté.

L’Iletsua constitue l’une des deux variétés de la race – Crédit photo : Euskal Artzain Txakurraren Adiskideak – Travail personnel – CC BY-SA 4.0

Une origine préhistorique

C’est surtout l’image du Border Collie que l’on associe aux bergers et à leurs troupeaux. Discipliné, obéissant et travailleur, le chien noir et blanc s’est imposé comme une figure incontournable du pastoralisme. La race est même utilisée au Pays Basque, où l’activité d’élevage reste importante.

Pourtant, quelques bergers préfèrent s’adjoindre les services du Berger Basque, certes moins répandu, mais tout aussi efficace dans la gestion d’un troupeau au pied des Pyrénées.

Cette race autochtone serait considérée comme l’une des plus anciennes. Des fouilles archéologiques au Nord de l’Espagne ont ainsi permis de mettre à jour des squelettes canins vieux de 12 000 ans, affichant des caractéristiques proches de celles du Berger Basque.  

Traditionnellement implantée dans les zones de pâturage de Navarre, Guipuzcoa ou de Bizkaia, la race s’est révélée particulièrement adaptée à la conduite de troupeaux.

Son existence n’a pas été oubliée par la mythologie basque. L’une des légendes raconte que le Basajaun (géant des montagnes) l’aurait créé pour mener le combat contre un loup menaçant.

On retrouve aussi le Berger Basque dans de nombreuses peintures du 16e au 18e siècle, signe de son intérêt de la part de l’aristocratie. Des artistes comme Doré ou Guiard représentent ainsi le toutou dans leurs œuvres, tout comme le fera, au 20e siècle, l’artiste Ramiro Arrue.

Néanmoins, la race est menacée à partir de la fin du 19e siècle, à cause notamment des attaques de loups. Les bergers trouvent la parade en faisant appel à des Mastiffs ou à des Patous, dont la puissance apporte une réponse plus appropriée.

Fort heureusement, l’initiative de quelques bergers évite la disparition annoncée du Berger Basque. Ce dernier est employé comme chien d’alarme à proximité des hameaux. À défaut de pouvoir attaquer les loups, le chien prévient de leur arrivée.

Le chien endémique du Pays Basque

Aujourd’hui encore, la population des Bergers Basques reste marginale et localisée dans ses terres d’origine.

La race se compose de deux variétés, aux caractéristiques similaires, mais physiquement différentes.

Il s’agit d’abord du Gorbeiakoa, reconnaissable grâce à sa robe de couleur vive fauve ou rouge feu, son pelage lisse et son museau mince et allongé, souvent pourvu d’une pigmentation. Ses yeux épousent une forme d’amande et ses pattes apparaissent fortes et musclées.

De nature docile et affective, le Gorbeiakoa est particulièrement apprécié au sein des familles d’agriculteurs et de bergers. Ses qualités physiques et son intelligence contribuent à faciliter son dressage et à l’utiliser comme chien de troupeau. C’est donc lui que le public découvre lors des concours de chiens de berger.

Pour sa part, l’Iletsua laisse voir un pelage plus long, une couleur du poil cannelle, une largeur de poitrine plus importante et des oreilles toujours tombantes.

Un peu plus rebelle que le Gorbeiakoa, l’Iletsua reste un gardien vigilant de son territoire, pouvant se montrer méfiant envers les inconnus. Son physique plus imposant lui permet d’assurer des tâches de gardiennage.

« Beaucoup utilisent le Border Collie, qui fait un excellent travail, mais si nous, les Basques, nous ne développons pas le chien de berger basque, qui le fera ? Le Gorbeiakoa a un caractère plus dur que le Border Collie, et il est plus difficile à dresser. Mais une fois que les ordres sont assimilés, ça va assez vite » explique Juan Maiza, éleveurs de Bergers Basques, dans un reportage de France 3 Aquitaine.

La race apparaît toujours menacée aujourd’hui, du fait notamment de l’emploi plus important du Border Collie. Le défi des éleveurs consiste donc à l’imposer davantage auprès des bergers, mais peut-être aussi parmi les particuliers à la recherche d’une race authentique. Il convient toutefois de préciser que le chien n’est pas adapté à la vie citadine, malgré sa gentillesse naturelle. Son quotidien se nourrit de courses et de jeux à la campagne ou dans les décors montagnards.


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Train d'Artouste

Début de saison morose dans les Pyrénées

Début de saison morose dans les Pyrénées


La douceur de températures n’a pas permis l’enneigement des stations pyrénéennes, contraintes de fermer certaines de leurs pistes en attendant le retour du froid.

En l’absence de neige, les vacanciers profitent du petit train d’Artouste – Crédit photo : Angel de los Rios – Flickr

Attendre désespérément la neige

Le constat est amer dans les Pyrénées et les autres massifs montagneux du pays. La vague de redoux qui sévit depuis la fin du mois dernier a privé les stations du manteau neigeux tant attendu. Les structures de moyenne montagne se retrouvent particulièrement impactées, avec son lot de désillusions et de difficultés économiques.

La station de la Pierre-saint-Martin a ainsi dû renoncer à fermer son domaine skiable en espérant de meilleures conditions pour les vacances de février.

Même constatation à Gourette. Si la station a pu laisser ouvertes ses pistes dédiées aux débutants, décision a été prise de fermer celles réservées aux skieurs plus confirmés.

A Artouste, le domaine subit lui aussi l’absence de neige. Le célèbre petit train de la commune, qui se faufile à flanc de montagne, continue heureusement d’attirer les vacanciers, mais l’occupation touristique ne dépasse pas les 50 %.

« On a ouvert à Noël en mode été. Et s’il faut, on rouvrira en février en mode été également si la neige est absente » déclare, un brin fataliste, Jean-Christophe Lalanne, le directeur de la station, interrogé par France 3 Aquitaine.

Le Mourtis, Ax-3-Domaines, les Monts d’Olmes, Luchon-Superbagnères… La liste des stations pyrénéennes s’allonge aussi vite que fond la neige au soleil.

La même situation défavorable prévaut dans certaines stations des Alpes, à l’instar de Combloux, et du Jura. En décembre, une piste de ski alpin sur deux a été fermée.

Les projections météorologiques ne laissent pas voir d’amélioration avant la mi-janvier.

Des conséquences économiques

L’absence de neige met à mal toute l’activité des stations. Les touristes se font moins présents, les nuitées diminuent, les restaurants n’affichent pas complet, les remontées mécaniques ne tournent plus, les moniteurs se tournent les pouces. A Superbagnères, le chiffre d’affaires s’est effondré de 80 %.

Les saisonniers, pour leur part, choisissent l’activité partielle pour s’adapter à la conjoncture. Les permanents prennent leurs congés ou subissent le chômage technique.

Au-delà de l’espoir de bonnes chutes de neige avant février, les professionnels observent les effets éventuels du changement climatique. Si de tels épisodes de redoux venaient à se succéder, la solution passerait par une autre approche de la montagne, avec des arguments moins centrés sur la neige.

« Un noël sans neige est déjà arrivé, alors c’est inconfortable pour les professionnels et décevant pour la clientèle, mais les vacanciers ont joué le jeu en participant à nos activités de VTT, luge sur tapis comme en été, karting en chiens de traineau » déclare Régine Casaucau, de l’office de tourisme Haut Béarn La Pierre Saint-Martin à France 3 Aquitaine.

Les Pyrénées offrent un décor grandiose pour envisager autrement ses vacances d’hiver et les considérer, un peu, au même titre que les vacances estivales.

Sagarnoa: ne parlez plus de cidre basque !

Sagarnoa : ne parlez plus de cidre basque !


Consommé depuis des siècles par les Basques, le sagarnoa (ou sagardoa) est considéré à tort comme un cidre local. La différence se veut plus subtile.

Crédit photo : Mikel Arrazola – CC BY 3.0

Boisson traditionnelle du Pays basque

Les pommiers occupent depuis fort longtemps les terres basques, propices à leur développement. Fort logiquement, les autochtones ont su en tirer profit en aménageant des vergers et des pommeraies.  Devenue incontournable, la pomme s’est imposée comme la reine des fruits et l’unique ingrédient d’une boisson rattachée à la culture locale : le sagarnoa.

Ce terme basque désigne le « vin de pomme », et non pas le cidre. Le malentendu persiste depuis quelques siècles. Peut-être est-il dû à une traduction erronée puisque le terme basque « sagarnoa » équivaut au mot espagnol « sidra », lui-même (faussement) traduit « cidre » dans la langue de Molière. Cette double traduction a donc initié une mauvaise désignation du divin breuvage en France.

Une approche plus technique confirme d’ailleurs cette confusion.  La règlementation française relative au cidre impose une fermentation de moûts de pommes fraîches, extraits avec ou sans addition d’eau. De plus, le cidre doit afficher un titre alcoométrique volumétrique de 5% au minimum, une acidité volatile maximale de 1g/litre et une teneur en sucres résiduels de 35 g/litre.

Pour sa part, le sagarnoa n’est pas pétillant et ne reçoit aucun ajout de sucre. Essentiellement produit en Espagne, il atteint 2,2 g d’acidité, un niveau plus élevé que le cidre, et un degré d’alcool à 6°.  

Le vin de pomme basque laisse deviner des saveurs équilibrées et un caractère affirmé. Il est apprécié à l’apéritif, en accompagnement de délicieux tapas ou pintxos.

Des origines lointaines

Mythes, légendes et théories entourent l’apparition des pommiers au Pays basque. Certains estiment que les arbres fruitiers ont été introduits par les Arabes. D’autres considèrent que les Romains les auraient plantés lors de leur grande invasion. Quelques pistes évoquent même le rôle des oiseaux migrateurs, porteurs de pépins de pommes.

Il n’en demeure pas moins que le climat humide et tempéré du Pays basque a encouragé l’exploitation des pommiers. Les premières traces écrites seraient celles de règlements, ordonnances et décrets royaux publiés en 1189, relatifs aux pommeraies du Labourd.

Les pèlerins, en chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle, mentionnent eux aussi l’existence de vastes plantations au 12e siècle.

Il convient enfin de mentionner les écrits des « fueros », dédiés à la plantation des arbres et au commerce du sagarnoa, qui livrent des conseils sur la protection des pommiers contre les animaux et les voleurs.

marins basques chassent la baleine
Les marins basques chassent la baleine en Atlantique Nord.

Si la boisson emblématique du Pays basque s’installe assez largement dans les foyers, elle conquiert ses lettres de noblesse grâce aux marins. Ces derniers embarquent de nombreux tonneaux à bord de leur voilier avant de rejoindre les eaux froides de l’Atlantique pour pécher la morue et chasser la baleine. Le sagarnoa s’impose comme le remède parfait contre le scorbut grâce à son apport en vitamine C. Les contrats stipulent d’ailleurs que chaque membre d’équipage doit en boire entre deux et trois litres chaque jour. On imagine les joyeux chants basques sur le pont des bateaux !

Le vin de pomme, tout au long des siècles, contribue à la renommée du Pays basque et à sa puissance économique. La culture s’intensifie et les pressoirs se multiplient sur le territoire.

L’âge d’or du sagarnoa atteint son apogée au 16e siècle. L’introduction progressive de nouvelles cultures, dont celle du maïs, grignote les pommeraies. Au 20e siècle, la guerre civile espagnole et l’essor industriel relèguent la boisson basque à un moindre niveau de production et de consommation.

Heureusement, la province du Guipuscoa a su conserver les ressources et le savoir-faire, malgré la fermeture de nombreux pressoirs. La résilience des producteurs locaux a permis d’éviter la disparition de cette boisson emblématique, toujours appréciée aujourd’hui.

La production aujourd’hui

Le Pays basque compte une soixantaine de cidreries, dont la majorité se situe logiquement en Guipuscoa. Les établissements misent sur le regain des consommateurs pour étoffer les pommeraies et profiter de fruits locaux. Environ 400 hectares supplémentaires permettraient de ne plus dépendre des pommes venues de Normandie et même de République tchèque. Elles représentent aujourd’hui plus de la moitié de la matière première.

Le mouvement semble amorcé du côté français. De nouvelles variétés sont plantées et testées, en complément des pommes déjà connues comme l’Ondomotxa, la Peatxa et la Txakala. Plus d’un millier de variétés a été recensé.

La fabrication du sagarnoa débute bien sûr par la récolte des pommes, entre septembre et décembre. Les fruits sont ensuite lavés, triés, pressés avant de reposer quelques heures afin de décanter le moût. Il s’ensuit l’importante étape de la fermentation, dans des conditions de températures basses. Le jus de pomme est stocké dans des kupelas (tonneaux) pendant une période de quatre à huit semaines, nécessaire à la transformation du sucre en alcool.

Le produit final est un vin de pomme non pétillant, dont la teneur en alcool se situe entre 5 et 6°. Son goût équilibré et acidulé résulte du choix des pommes douces, acides et amères. Le léger perlé qui caractérise le sagarnoa (on ne parle même pas d’effervescence) provient du gaz résiduel généré pendant la fermentation.

Chaque producteur donne naissance à une boisson différente. Pour Bixintxo Aphaule, cité par le site En Pays basque, « la diversité est intéressante. Plusieurs producteurs font sensiblement le même travail à plusieurs endroits du Pays basque, pourtant aucun de leurs cidres n’a le même goût. »

La différence apparaît également entre le Nord et Sud du Pays basque. En Espagne, le sagarnoa est plus sec et acidulé.

Les niveaux de consommation varient énormément des deux côtés de la frontière, le sagarnoa étant lié à une certaine habitude culturelle du côté espagnol.

Le rôle crucial des sagarnotegis

Les cidreries, ou plutôt les « sagarnotegis », ont su préserver cet héritage de la culture basque, essentiellement dans les provinces espagnoles. Lorsque vient enfin le temps de la dégustation, de la mi-janvier à la fin avril, le public se presse nombreux dans les chais afin de se prêter à l’exercice du « Txotx ».

Il s’agit en quelque sorte d’un rituel. Les sagarnotegis proposent à leurs clients un repas roboratif, dont le menu, composé de produits locaux, ne varie pas d’un établissement à un autre : omelette à la morue, dés de morue frite, txuletta (côte de bœuf) cuite au feu de bois, fromage de brebis accompagné de confiture de coing et de noix. Le moment se veut convivial grâce aux grandes tablées et aux plats généreux dans lesquels chacun se sert.

cidrerie espagnole
C’est bien parti ! – Crédit photo : Kent Wang – Flickr

Dès que le maître des lieux crie « Txotx ! » pour annoncer l’ouverture d’une kupela après avoir retiré le bouchon, les convives sont invités à se rapprocher munis de leur verre. La mission est simple, mais requiert un peu d’habilité : placer son verre sous le jet de sagarnoa en l’inclinant légèrement et en remontant jusqu’à la source. L’opération vise à provoquer une oxygénation rapide de la boisson afin de l’apprécier davantage. La règle sous-jacente suppose de ne pas remplir son verre, car les dégustations se multiplient au fur et à mesure de l’ouverture des tonneaux. Chaque kupela révèle en effet un sagarnoa au goût différent.

Si l’écrasante majorité des sagarnotegis se situe au Sud du Pays basque, quelques établissements parviennent à faire vivre la tradition dans les provinces localisées en France, à l’instar de Txopinondo. La « cidrerie » artisanale, créée en 1999, ouvre ses portes tout au long de l’année à Ascain. On y retrouve l’esprit des sagarnotegis en profitant d’une visite des lieux et des explications sur la fabrication du sagarnoa.

Txotx !


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Lacanau

Littoral aquitain : profiter pleinement de la baignade cet été

Littoral aquitain : profiter pleinement de la baignade cet été


Les grandes vacances approchent à toute vitesse. Le Sud-Ouest représentera une destination privilégiée des touristes, impatients de se jeter à l’eau.

plage de lacanau
Sunshine à Lacanau – Crédit photo : FranceSudOuest

La qualité des eaux de baignade

L’épisode caniculaire que vient de subir le pays aura certainement rendu encore plus bouillants les vacanciers. Un seul impératif : fouler enfin le sable blond des plages aquitaines et laisser l’océan Atlantique rafraîchir les corps et soulager les esprits.

Encore faut-il que les eaux salées du littoral offrent les conditions sanitaires suffisantes. Selon la dernière étude de l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine, la qualité de l’eau ne posera pas de problème.

En Gironde, quasiment toutes les plages contrôlées offrent les conditions idéales, avec une eau de qualité excellente. Seules les plages de l’estuaire au Verdon-sur-Mer, du Cap-Ferret Phare, de la Conche Saint-Brice à Arès et de la Hume à Gujan-Mestras proposent une eau de bonne qualité.

Dans les Landes, le constat est similaire. Les vacanciers pourront profiter de l’océan quasiment partout. Il convient de noter toutefois que la qualité de l’eau de la plage du Courant à Mimizan est jugée suffisante. La baignade n’y est bien sûr pas interdite.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est également une eau de qualité excellente qui attend les baigneurs. Sur les 41 sites contrôlés, seules les plages de Socoa et du Fort à Ciboure, la plage Uhabia Sud de Bidart, la grande plage Nord-Cale aux Chevaux et la grande plage Sud de Saint-Jean-de-Luz recueillent deux étoiles (eau de bonne qualité).

Bref, sur l’ensemble du littoral, pas de niveau de contamination en cyanobactéries suffisamment élevé pour empêcher la trempette.

La nouvelle signalisation des plages

Exécuter un magnifique plongeon dans une belle et grosse vague, c’est bien. Encore faut-il que les conditions soient réunies.

Cette année, les fameux drapeaux vert, orange ou rouge auxquels nous sommes habitués ne constituent plus la seule information autorisant ou pas la baignade. Afin d’harmoniser la norme internationale, il faudra s’habituer à de nouveaux drapeaux de plage. La mesure vise en partie à renseigner les touristes étrangers, déjà habitués aux drapeaux qui viendront se hisser sur le sable français.

Il convient quand même de préciser que le drapeau (ou la flamme) orange disparaît pour de bon. C’est désormais la couleur jaune qui préviendra d’un danger limité ou marqué.

drapeaux de plage

Le danger omniprésent des baïnes

Les plages du littoral aquitain savent se faire belles et désirables. Elles peuvent pourtant se révéler redoutables et mortelles à quiconque n’y prête pas attention. Chaque année, des touristes et des locaux mal informés se noient, emportés par un courant de baïne.

La baïne est une piscine naturelle qui se forme dans le sable sous l’action du courant côtier Nord-Sud, du vent et de la houle. À marée basse, il est assez facile de les apercevoir sur la plage, mais lorsque les vagues les remplissent à marée montante, le niveau d’eau dépasse celui de la mer. Il se produit un phénomène de vases communicants quand les baïnes se vident. Le reflux par entonnoir s’opère et un fort courant entraîne tout corps vers le large.

L’astuce est de ne pas aller se baigner dans une zone privée de vagues. Plus rassurante de prime abord, elle se compose pourtant d’un trou d’eau, sans aucun banc de sable.

Il s’avère inutile de lutter contre un courant de baïne. Ramer pour espérer regagner la rive ne contribue qu’à se vider de ses forces. La meilleure attitude consiste à ne pas paniquer et à faire de grands signes aux MNS ou aux surfeurs. Le blog Surf-Prévention apporte quelques précisions utiles.

ce cliché montre clairement une baïne.

En conclusion, profiter pleinement de l’océan Atlantique répond à quelques règles simples : prendre connaissance des informations disponibles à l’entrée de chaque plage, se baigner dans les zones surveillées, éviter les horaires lorsque la surveillance n’est plus assurée.

train de la Rhune

Opération « coup de jeune » pour le petit train de la Rhune

Opération « coup de jeune » pour le petit train de la Rhune


Il devenait urgent de rénover entièrement la voie métrique, après des décennies d’utilisation. Aucune fermeture n’impactera la saison touristique.

le petit train de la rhune
Le petit train au sommet de la Rhune – Crédit photo : Sylvain Bertaux – Flickr

Une ligne inaugurée en 1924

À n’en pas douter, la Rhune constitue l’un des repères emblématiques du Pays basque. Du haut de ses 905 mètres, elle domine crânement le territoire, offrant un panorama incomparable.

Les visiteurs peuvent atteindre son sommet sans effort depuis 1924, date d’ouverture de la voie ferrée. Le parcours est particulièrement apprécié grâce à la beauté des paysages et au charme du petit train à crémaillère.

Le matériel est néanmoins sollicité depuis déjà une centaine d’années et se fait vieillissant. C’est la raison pour laquelle il a été décidé de rénover entièrement la ligne. Le chantier a pu s’engager dès la fin de la précédente saison touristique, avec l’objectif de remplacer l’ensemble des composants :  rails, traverses, crémaillère, aiguillages, ancrages.

« La voie sera entièrement rénovée et la crémaillère sera bien entendu maintenue, car le dénivelé est par endroit de 25%. Il y aura même une locomotive hybride électrique-diesel pour continuer à circuler même lorsque des coupures de courant se produisent » explique  Kemen Daguerre, le directeur adjoint de l’exploitation, à France Bleu.

La première vague des travaux a surtout consisté à préparer la voie provisoire en gare de départ et à sécuriser la paroi rocheuse par un filet plaqué. Les efforts portent aujourd’hui sur la rénovation des ouvrages d’art et l’acheminement des matériaux en fer appelés à remplacer la voie actuelle.

Le chantier reprendra au terme de la saison touristique de cette année, en septembre, et se poursuivra jusqu’à la fin de l’opération, prévue en juin 2023.

Un investissement conséquent pour pérenniser le petit train

L’ampleur et la particularité de la tâche imposent un budget frôlant les 30 M€. Le financement est apporté conjointement par la DSID (dotation de soutien à l’investissement des départements), le Plan Avenir Montagne, la Région et la société d’exploitation du petit train.

La Rhune étant classée site Natura 2000, le chantier doit faire face à diverses contraintes, dont celle liée à la préservation des espèces protégées.

Il convient également de respecter le classement « Remontée mécanique dite de technologie complexe ou spéciale » qui touche la crémaillère originale. Bref, la rénovation s’effectuera en toute finesse et précision.

Les diagnostics ont de toute façon révélé que la voie était arrivée en fin de vie, malgré les entretiens réguliers dont elle fait l’objet.

La nouvelle infrastructure permettra de pérenniser le petit train de la Rhune, qui attire chaque année 350 000 personnes. Depuis un siècle, la magie semble toujours opérer auprès du public, ravi de parcourir les 4,2 km de voie à bord d’un vieux train toujours valeureux.

Artouste, l’esprit de la vallée d’Ossau

Artouste, l’esprit de la vallée d’Ossau


À toute proximité du Parc national des Pyrénées, au cœur du Béarn, dans un cadre enchanteur et préservé, Artouste joue la carte de la simplicité et des vacances familiales. Bien loin des usines à ski.

Crédit photo : régie d’Artouste, station de Fabrèges

Quelques mots sur la station

Situé à quelques kilomètres au Sud-Ouest de Gourette, le domaine d’Artouste profite lui aussi d’un environnement privilégié et authentique. L’esprit de liberté qui peut y régner se nourrit sans nul doute des vastes espaces de la vallée d’Ossau. Le lac de Fabrèges contribue à la beauté des lieux, tout comme le Pic du Midi d’Ossau, qui culmine à près de 2900 mètres.

Ouverte en 1969, la station d’Artouste séduit rapidement les vacanciers grâce à la qualité de son domaine skiable et ses opportunités de randonnées. Implantée sur le massif du pic de la Sagette, la station est accessible par télécabine depuis le lac de Fabrèges. Le domaine de ski, situé encore plus haut, à 2100 mètres, nécessite d’emprunter une autre remontée.

Le domaine skiable, partagé en quatre secteurs, s’étend sur 150 hectares et offre diverses opportunités de glisse, selon le niveau de chacun. Si le secteur Sagette se destine plutôt aux skieurs débutants et aux enfants, le secteur Séous réclame pour sa part une certaine maîtrise de la descente.

À l’instar des autres stations des Pyrénées-Atlantiques, Artouste sait tirer parti de ses paysages somptueux. La station accentue la promotion des randonnées, à ski ou en raquettes. L’un des derniers itinéraires ouverts donne ainsi la possibilité d’effectuer le tour de la Sagette en raquettes. Sur l’ensemble des parcours, les pentes se veulent douces, avec un faible dénivelé. Les plus motivés partiront à la conquête du cirque d’Arnéou, particulièrement réputé pour ses opportunités de randonnées à ski.

Il est toujours difficile d’évoquer Artouste sans son célèbre petit train. Juchée à plus de 2000 mètres d’altitude (record européen), la voie ferrée est longue de 10 kilomètres et promet des panoramas magnifiques.  Ouvert de fin mai à début octobre, le petit train roule pourtant en période hivernale, uniquement sur la portion de voie la plus au sud et lors des journées ensoleillées.

Station intime et familiale, Artouste mise sur le charme des lieux pour séduire un public avide d’authenticité. Les gestionnaires veillent à ne pas proposer des tarifs exorbitants pour accéder aux pistes (une vingtaine d’euros le forfait journalier). De nombreuses activités et attractions se destinent à tous les niveaux et tous les âges.

Enfin, son snowpark, l’un des tout premiers dans les Pyrénées, permet de considérer la station comme une référence en matière de freeride. Un argument de plus pour guider ses pas vers la vallée d’Ossau.

Domaine skiable

Altitude: 1400 – 2100 m

Ouverture: de la mi-décembre à la mi-mars

Pistes : 18 pistes de ski sur 27 km, 1 espace nordique, 1 snowpark, 1 piste de luge

Ski alpin: 2 pistes vertes, 9 pistes bleues, 6 pistes rouges, 1 piste noire.

Ski de randonnée & raquettes : nombreuses opportunités de découverte autour de la station. Le lac d’Artouste et le cirque d’Arnéou représentent des destinations particulièrement propices à la randonnée blanche.

Luge: la piste de luge est située dans le secteur de la Sagette. Elle est intégrée au Kid Park, dédié à l’apprentissage du ski dans un mode ludique. 

Equipements: 11 remontées mécaniques: 1 télécabine, 3 télésièges, 6 téléskis, 1 tapis neige.

Snowpark : il a sans nul doute contribué à la réputation de la station. Le snowpark se compose de 4 zones :

  • le Snowcross: ouvert à tous, il s’adapte au niveau de chacun en offrant moult obstacles, comme les hoops et les hips.
  • la Beginner Zone: comme son nom l’indique, elle se destine aux débutants et aux enfants qui veulent connaître quelques sensations sur les bosses et profiter des modules adaptés;
  • la Street Zone: plutôt réservée aux skieurs confirmés, elle propose divers équipements, tels les rails et les boxes;
  • la Xtreme Zone: mieux vaut assurer un minimum pour s’éclater sur les kicks, hips et tables;

Plan des pistes

plan des pistes d'Artouste

A voir à faire

Skier, c’est bien, mais s’amuser avec ses copains, ça le fait aussi. La station propose aux enfants (6 à 14 ans) son Adventure Parc, notamment composé d’un parcours accrobranche, d’un trampoline géant et d’une tyrolienne. 

Le petit train d’Artouste circule même en hiver, certes sur une partie de son itinéraire habituel. L’opportunité de découvrir des paysages enneigés en toute quiétude.

Encore tout récent, le trail Blanc de l’Ours s’adresse aux plus sportifs. Le parcours s’étend sur 8 km, avec 600 m de D+. Depuis 2022, la course est ouverte aux cani-traileurs (duo coureur/chien). 

Et pourquoi pas une grosse ambiance fête pendant les vacances ? Le FD2Ô Winter Festival promet de réchauffer l’ambiance (attention à ce que neige ne fonde pas). Danser face au Pic du Midi d’Ossau, c’est comme un appel à la nature, non ? 

Et pourquoi ne pas découvrir le domaine skiable au petit matin ? C’est chose possible en suivant les pisteurs, qui ouvrent les pistes chaque jour. Il n’est pas nécessaire d’être un excellent skieur, mais il faut quand même savoir descendre une piste rouge pour accompagner les gars de la station. 

Si Paris propose de dîner le long de la Seine dans un bateau mouche, Artouste met à disposition ses télécabines pour déguster un repas gastronomique ! Les menus sont assurés par jeunes chefs de la région. Bref, un petit dîner d’amoureux en tête à tête alors que défilent de prodigieux paysages. 

De nombreuses balades à raquettes sont régulièrement organisées, ainsi que des balades gourmandes à la rencontre des producteurs locaux. 

Tarifs

Forfaits ski :

A la journée:

Ado (à partir de 14 ans) et adulte : 19 €

Enfant (4 à 14 ans): 9 €

A la semaine:

Ado (à partir de 14 ans) et adulte : 95 €

Enfant (4 à 14 ans): 45 €

Locations :

La Boutique Artouste propose la location de skis alpins, skis freestyle, skis freeride, snowboards, casques, luges, raquettes et porte bébé.

  • Pack snowboard: snowboard, boots: 20 €/jour.
  • Pack junior (skis, chaussures bâtons): 13 €/jour.
  • Pack loisir (skis, chaussures, bâtons): 18 €/jour.

Infos pratiques

Les cours de ski sont assurés par les moniteurs de l’Ecole de Ski Internationale (ESI). Les enfants peuvent s’exercer en toute sérénité au jardin des neiges, qui est leur entièrement dédié. 

Le ski, ça creuse ! Située au col de L’Ours, la sandwicherie Le 360 propose des sandwiches chauds, froids, des paninis, des hamburgers et des frites à dévorer en profitant d’un panorama exceptionnel. Les produits sont tous issus des producteurs locaux.

Accès

Voiture :

Depuis Pau,  N134 jusqu’à Gan puis direction de Laruns sur la D934.

Bus :

Au départ de Laruns, ligne 806 bis de la compagnie CITRAM.

Train:

Gare de Pau (60 km).

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Station d’Artouste
6440 LARUNS

Tél: 0 892 43 04 40

Webhttps://artouste.fr/hiver/

Bonus

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La Pierre-Saint-Martin, au bonheur des paysages

La Pierre Saint-Martin, au bonheur des paysages


La station profite d’un environnement majestueux qui constitue, malgré la multitude des activités proposées, son principal attrait.

Crédit photo : La Pierre Saint-Martin

Quelques mots sur la station

Située le plus à l’ouest de la chaîne pyrénéenne, la Station de La Pierre Saint-Martin se hisse à 1550 mètres, au pied des pics d’Anie, d’Arlas et de Soum Couy. Les sommets offrent un décor de carte postale, que viennent enrichir les forêts de sapins et pins à crochets disséminées autour du domaine skiable.

Ici, la nature est reine. La majesté des paysages a sûrement contribué à initier une politique tournée vers le développement durable, bien sûr dédiée à la protection de la faune et de la flore, mais aussi à la chasse de toute sorte de pollution, même visuelle et sonore.

Ainsi, le village de chalets, localisé parmi les pins, cherche à rendre la présence humaine un peu plus en harmonie avec l’environnement. L’autre exemple de cette recherche de quiétude est la construction de nouvelles remontées mécaniques, conçues pour générer le minimum de bruit.

Les efforts consentis par les gestionnaires de la station, également préoccupés par la réduction énergétique, leur ont valu de recevoir en 2017 la labellisation Flocon Vert.

Bien sûr, ce souci écologique se traduit dans les propositions d’activités. Si les férus de ski alpin trouvent les sensations attendues parmi la petite trentaine de pistes, les amoureux de la nature apprécient les 25 km de pistes dévolues au ski de fond, à la raquette et même aux chiens de traîneau.

Domaine skiable

Altitude: 1550 m

Ouverture: de début décembre à début avril

Pistes : 27 pistes de ski sur 27 km, 1 espace nordique de 25 km de pistes et itinéraires, 2 spots freestyle, 2 pistes de luge, 4 espaces de glisse ludique

Ski alpin: 7 pistes vertes, 9 pistes bleues, 7 pistes rouges, 1 piste noire. Un espace découverte est situé en front de neige. Parmi les pistes bleues, le « Boulevard des Pyrénées » offre une longue glisse de 4 km, du sommet du domaine au bas de la station. 

Ski de randonnée & raquettes : les 25 km de pistes se faufilent à travers la forêt du Braca. On évite d’oublier son smartphone pour faire de jolies photos qui rendront jaloux les collègues. 

Luge: la piste du front de neige a été entièrement refaite afin d’adoucir sa pente et proposer une aire d’arrivée aplanie. La piste du Braca a également été redessinée.

Fun : la station propose quatre espaces de glisse ludique: le Boardercross, le Moonwalk, le Family Park et le Park des Contrebandiers. 

Equipements: 12 remontées mécaniques: 5 télésièges, 4 téléskis, 1 télécorde, 2 tapis.

Plan des pistes

A voir à faire

La Pierre Saint-Martin est également réputée pour ses opportunités de spéléologie, grâce à son karst de 140 km², dont certains gouffres figurent parmi les plus profonds au monde. Seule la salle de la Verna est ouverte au public, accessible à partir du village de Sainte-Engrâce. On apprécie sa hauteur, qui atteint les 194 mètres.

Diverses activités sont proposées au public, comme l’initiation à la spéléologie, la randonnée ou le vol en ULM pendulaire.

Si la montagne vous inspire des envies d’aventure, pourquoi ne pas se glisser dans la peau d’un trappeur ? Accompagné d’un guide, vous apprenez à construire un igloo et vous vous initiez même à la sculpture sur neige. Cerise sur la gâteau: il est possible d’y passer la nuit. Renseignement et réservation auprès de l’office de tourisme.

Les petites et grandes faims seront comblées grâce aux 7 restaurants de la station, qui propose aussi quelques commerces (location de ski, supérette, boulangerie, tabac, presse et souvenirs. Il convient toutefois de préciser qu’aucun distributeur de billets n’est disponible. 

Tarifs

Forfaits ski :

A la journée:

Hors vacances scolaires adulte : 34 € ; 6-17 ans, 65-75 ans et étudiant : 29 €

Week-end et vacances scolaires adulte : 30 € (avec carte No Souci) ou 42,50 € (forfait rechargeable). Plus de 75 ans: 10 €.

Week-end et vacances scolaires famille : 222 € (forfait 6 jours).

Forfait débutant (deux zones de ski): 26 € – 5 € (0-4 ans)

Locations :

3 magasins de sport permettent de louer tous les équipements nécessaires.

Infos pratiques

La station est labellisée Flocon Vert des Pyrénées, Tourisme et Handicap et Sport et Handicap.

L’école du ski français (ESF) regroupe une trentaine de moniteurs, qui assurent des cours pour tous les niveaux et tous les âges. 

Quelques services toujours utiles: une garderie (de 3 mois à 5 ans), une laverie, une salle hors-sac, une salle de squash, un espace forme et même une bibliothèque !

Parcours Handiski. 

Accès

Voiture :

A64 sortie Salies de Béarn (en venant de Bordeaux) ou Pau (en venant de Toulouse), prendre la direction d’Oloron Sainte-Marie et Arette.

Bus :

Au départ d’Oloron-Sainte-Marie: ligne 807 Skibus de la compagnie les Autocars Souletins.

Train:

Gare d’Oloron-Sainte-Marie (40 km).

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Bureau de La Pierre Saint-Martin
Maison de la Pierre
64570 ARETTE

Tél: 05 59 66 20 09

Webwww.pyrenees-bearnaises.comwww.lapierrestmartin.com

Bonus

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Le littoral aquitain face aux défis de l’érosion

Le littoral aquitain face aux défis de l’érosion


La fréquence plus soutenue des tempêtes et l’augmentation du niveau de la mer accélèrent le mouvement de l’érosion. Les villes du Sud-Ouest adoptent différentes stratégies.

biscarrosse
La plage de Biscarrosse n’échappe pas au phénomène d’érosion – Crédit photo : Wizard – CC BY 4.0

Un phénomène appelé à s’amplifier

Les quelques centaines de kilomètres de côtes sableuses qui bordent le Sud-Ouest de la France subissent le même sort. Chaque année, l’érosion grignote un peu plus le littoral, grandement aidée par les conséquences du réchauffement climatique.

L’érosion en elle-même est un phénomène naturel. L’océan Atlantique, aux abords des plages aquitaines, donne lieu à un courant parallèle, qui contribue à pousser le sable vers le sud. On parle alors de dérive littorale, alimentée par une houle ouest/nord-ouest. En hiver, les tempêtes tirent le sable des plages vers le large alors qu’en été, le processus s’inverse. L’érosion reste donc modeste.

Depuis quelques années, la quantité de sable déposée par l’océan se révèle moins volumineuse que celle aspirée en période hivernale.

De plus, la stratégie de l’enrochement mise en place par certaines communes, dont Biscarrosse, contrarie le phénomène en créant un obstacle au transport du sable.

« Ces points durs creusent encore plus la plage de part et d’autre des ouvrages. Le courant vient tourbillonner autour et provoque un abaissement de la plage » explique ainsi Vincent Bawedin, géographe, au journal Sud-Ouest.

Face à ce constat, la commune landaise a décidé de ne plus recourir à l’enrochement, au profit d’aménagements mobiles appelés à s’adapter à l’évolution du cordon dunaire.

Les villes cherchent la parade

La tempête Barra, en décembre dernier, est d’ailleurs venue rappeler l’urgence de dispositifs pérennes et efficaces. À Biscarosse, justement, le trait de côte de la plage centrale a reculé de sept mètres. La mairie n’a pas beaucoup attendu avant de lancer une vaste action de réensablement. Les camions-bennes sont chargés de sable, ramassé plus au sud, et profitent de la marée basse pour le déposer aux endroits impactés. Le but est surtout de conserver l’équilibre du niveau sédimentaire de la plage.

Sur la côte basque, le constat n’est pas meilleur. Une partie de la corniche s’est effondrée à Urrugne. Le sentier reliant Hendaye à Ciboure, offrant pourtant un panorama magnifique, a été définitivement fermé par sécurité.

Biarritz a choisi de conforter ses falaises. De lourds travaux ont été initiés en septembre dernier sur la côte des Basques. Pour sa part, la commune de Bidart préfère agir en fonction de la situation. Elle a ainsi consolidé l’accès à la plage Parlementia, fermé le chemin de Camboenea et encouragé le réaménagement du golf de la ville, inondé à marée haute. L’une des solutions passerait par la revégétalisation d’espaces trop souvent impactés par les caprices de la houle.

En Gironde, les séances de brainstorming se multiplient aussi sur les amorces de solutions, entre réensablement des plages, mise en place ou renforcement des dunes et même retrait des villes côtières, comme l’envisage le maire de Lacanau. Pour le moment, la digue semble remplir sa mission

« D’une manière générale, là où la côte est aménagée, on va avoir des problèmes assez rapidement. Alors qu’en moyenne en Gironde, le trait de côte recule de 2,5 mètres par an, on observe sur certains secteurs de la côte du Médoc, particulièrement touchée, des reculs annuels moyens de 5 mètres. On peut citer l’exemple du Signal à Soulac, mais il est loin d’être le seul bien à se trouver sur cette bande de risque imminent » explique Alexandre Nicolae Lerma, ingénieur au Bureau de recherches géologiques et minières, au site d’infos Actu.fr.

Et au final, qui paye ?

Quelles que soient les stratégies retenues, la politique de lutte contre l’érosion représente un coût majeur pour les communes. À Biscarrosse, l’opération de réensablement des plages aspire chaque année 450 000 € du budget municipal. Les projets d’enrochement s’accompagnent pour leur part d’estimations comprises entre 5 et 10 M€.

En accord avec loi, les communes impactées ont l’obligation de s’inscrire sur la liste officielle, de prévoir une gestion locale du problème et de procéder à des projections à 30 et 100 ans du phénomène d’érosion. Surtout, les schémas de cohérence territoriale et les plans locaux d’urbanisme doivent désormais intégrer tous les aspects liés à l’érosion.

Tôt ou tard, la question du financement finira par se poser, la charge ne pouvant être entièrement supportée par les acteurs locaux. Il semblerait que la rapidité des décisions puisse, un peu, permettre de mieux anticiper la montée des eaux et orienter l’action des communes. Le trait de côte ne cesse de reculer, des maisons menacent de s’effondrer…

« Il faut savoir s’adapter, comme les dunes, et non aller contre la volonté de l’océan » confie Mathieu Gomez, directeur des services techniques de la Communauté de communes des Grands Lacs, au journal Sud-Ouest.

Gourette, retour aux sources

Gourette, retour aux sources


Pionnière des stations de ski pyrénéennes, Gourette a su s’éloigner de l’urbanisation incontrôlée pour privilégier un esprit de village.

Crédit photo : EPSA Gourette

Quelques mots sur la station

C’est un certain Henri Sallenave qui aurait été le tout premier à chausser des skis à Gourette en novembre 1903. De fait, sa descente symbolise le début d’une nouvelle ère dans les Pyrénées, celle des loisirs de montagne, que viendra enrichir au fil des décennies l’apparition de nouvelles stations de ski.

C’est une bénédiction économique pour la commune des Eaux-Bonnes, dont la vitalité reposait sur l’exploitation du minerai aurifère et argentifère. À partir de 1888, les mines ne délivrent plus les ressources attendues et finissent par fermer en 1916.

Il est vrai que le site de Gourette profite d’une situation géographique privilégiée. D’abord, il se situe sur la route thermale des Pyrénées, non loin du magnifique paysage qu’offre le col de l’Aubisque. Ensuite, il propose des opportunités de glisse multiples, sur un domaine de 125 hectares et un dénivelé de 1200 mètres. Enfin, il permet de partir à la découverte de panoramas somptueux, composés de sommets (pic de Ger, pic d’Amoulat, Latte de Bazens…), de lacs (Anglas, Uzious, Louesque…) et de vallées (Ossau, Soussouéou…).

Victime d’une bétonnisation excessive dans les années 1970, le domaine de Gourette privilégie aujourd’hui un retour à la nature, à travers différents plans de reboisement, notamment au sud de la station. De lourds investissement ont été consentis depuis les années 2000, permettant l’ouverture de nouvelles pistes et le renouvellement des infrastructures, plus en phase avec les contraintes environnementales.

Aujourd’hui, Gourette se revendique comme une station familiale, proposant de nombreuses activités (ski alpin, ski nordique, randonnées en raquettes, luge…), toutes concentrées autour de la place Sarrière, au cœur du village.

Domaine skiable

Altitude: 1400 m

Ouverture: de la mi-décembre à début mars

Pistes : 39 pistes de ski sur 42 km, 1parcours aménagé de ski nordique, 1 parcours de rando à ski, 3 spots freestyle, 2 pistes de luge 1 espace luge

Ski alpin: 7 pistes vertes, 13 pistes bleues, 16 pistes rouges, 4 pistes noires.

Ski de randonnée: itinéraire aménagé en libre accès (secteur de Cotch), sur 800 m de dénivelé.

Luge: piste en bas à droite du domaine skiable (200 m). Le lundi et le mardi à 17h, possibilité de participer au Happy Luge sur le plateau de Bezou, au cœur de la station.

Raquettes: différentes balades sont organisées, dont la plupart sont accompagnées. Toutes les infos.  

Equipements: 3 téléskis, 4 télésièges, 2 télécabines, 2 tapis. 

Plan des pistes

A voir à faire

Les amateurs de sensations fortes n’hésiteront pas à surplomber les paysages en filant aussi vite qu’un oiseau grâce la grande tyrolienne de Gourette. Chaud devant ! A partir de 10 €. 

Ceux à la recherche de sensations plus apaisées se laisseront bercer par la découverte des paysages en chiens de traîneau. Les balades durent 25 minutes, le temps de se laisser imprégner par ces merveilleux sentiments d’évasion et de liberté. A partir de 50 € par adulte.

Ne l’oublions pas, Gourette (sans oublier Eaux-Bonnes) est aussi une station thermale. Relaxation et spa, bain nordique et sauna ou carrément la cure thermale, les opportunités sont multiples pour se relaxer après une journée sur les pistes.

La richesse patrimoniale de la vallée d’Ossau justifie largement de ranger les skis ne serait-ce qu’une journée. De nombreuses opportunités de visites sont proposées aux vacanciers (villages, vie pastorale,) pour s’imprégner de la culture locale.

Enfin, une grosse vingtaine de restaurants se partagent entre Gourette et Eaux-Bonnes (de la pizzeria au restaurant traditionnel et local).

Tarifs

Forfaits ski :

Adulte : 44 € (carte rechargeable) – 37,50 € (carte No Souci)

Famille : 27,50 € par personne (hors vacances scolaires) et 33,50 € (vacances scolaires)

Senior (+ de 75 ans) : 10 €

Débutant : 23 € (zone tapis) – 33 € (zone débutant +)

Locations :

8 magasins de sport permettent de louer tous les équipements nécessaires.

Infos pratiques

Deux écoles de ski sont à la disposition des enfants et des débutants. 

Une salle hors sac.

Parcours Handiski. 

Une crèche / halte-garderie accueille les plus petits, de 5 mois à 6 ans. Il est indispensable de réserver et de présenter un carnet de vaccination à jour.

Accès

Voiture :

Depuis Bordeaux, autoroute A62 puis A65 sortie n°9.1 Pau ouest, puis direction Pau.

Depuis Toulouse, autoroute A64. Sortie N°11 Soumoulou, puis direction Pau (Attention : de novembre à mai, accès par la RN918 fermé entre le col du Soulor et le col d’Aubisque).

Depuis Bayonne, autoroute A64. Sortie N°9.1 Pau ouest, puis direction Pau.

Bus :

Compagnie CITRAM (05 59 27 22 22) – Ligne 524 : Pau-Gourette.

Train:

Gare de Pau (50 km).

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Office de tourisme de Gourette
Maison de Gourette
64440 EAUX-BONNES

Tél. 05 59 05 12 17

Webwww.gourette.com

Bonus

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Issarbe, l’intimité des grands espaces

Issarbe, l’intimité des grands espaces


Loin du brouhaha des stations de ski aux ambitions plus commerciales, le domaine d’Issarbe lance un appel à la lenteur, au dépaysement et à la contemplation.

Effort et volupté sur les pistes d’Issarbe – Crédit photo : Mairie de Lanne-en-Barétous

Quelques mots sur la station

Les amateurs de pistes noires et de schuss endiablés en seront pour leurs frais. À Issarbe, petite station perchée à 1450 mètres d’altitude, en pleine vallée du Barétous, aucune infrastructure n’est proposée à quiconque souhaite pratiquer le ski alpin.

Ici, c’est la découverte des paysages basco-béarnais qui prime. Le souci de préserver cet environnement exceptionnel a d’ailleurs encouragé l’instauration d’un plan d’occupation des sols qui interdit toute nouvelle construction.  

Le chalet d’accueil constitue le point de départ des 8 pistes de ski nordique, pour 31 km de balades entre crêtes et denses forêts de sapins. Raquettes et luges sont bien sûr les bienvenues.

Plutôt destinée aux amoureux de la nature et aux tribus familiales, la station d’Issarbe invite à s’imprégner pleinement de la montagne et de son authenticité.

Domaine skiable

Altitude: 1450 m

Ouverture: de la mi-décembre à début mars

Pistes : 8 pistes de ski de fond, 1 espace luge, 1 circuit de 9 km dédié à la raquette

Plan des pistes

A voir à faire

Les plus courageux pourront s’essayer au parapente. La station est labellisée par la fédération française de vol libre.

Déjeuner ou goûter sur la terrasse panoramique du restaurant « Le Grand Tétras ».

Animations, dont les soirées raclette et/ou tartiflette. 

Randonnées nocturnes en raquettes avec un accompagnateur.

En février ou mars, possibilité de participer au Trail Blanc (2 courses de 8 et 14,5 km selon un dénivelé de 200 à 550 m).

Tarifs 2026

Accès au domaine skiable:

Ski adulte : 7 €

Ski enfant : 6 €

Groupe ski adulte : 5,50 €

Groupe ski enfant : 3 €

Scolaire : 1,50 €

Demi-tarif ski adulte : 4 €

Demi-tarif ski enfant : 3 €

Famille (2 adultes + 2 ou 3 enfants) : 20 €

Raquettes adulte ou enfant : 6 €

Groupe raquettes à partir de 10 personnes : 4,50 €

Accès luge : gratuit

Locations :

Skis / chaussures / bâtons adulte : 8 €

Skis / chaussures / bâtons enfant : 7,50 €

Raquettes : 7 €

Chaussures de randonnée : 6 €

Luge : 4 €

Infos pratiques

Les cartes de crédit ne sont pas acceptées. Prévoir son chéquier ou des espèces.

Les animaux domestiques ne sont pas acceptés. 

Le domaine skiable est ouvert de 9 heures à 17 heures.

Accès

Voiture :

Depuis Pau, prendre la N134 à la sortie Sud de la ville et continuer jusqu’à Oloron Sainte-Marie.

Poursuivre sur la D919 puis sur la D918 jusqu’à Lanne-en-Barétous puis jusqu’à Montory.

Continuer sur la D759 puis sur la D632 jusqu’à Issarbe (attention, ça zigzague).

Train:

Gare SNCF d’Oloron-Sainte-Marie.

Avion :

Aéroport de Pau-Pyrénéés.

Contact

Demande d’informations: 07 80 46 53 52 ou 05 59 34 62 06.

Mail: domaineissarbe@gmail.com

Site web de la commune: https://communedelanneenbaretous.jimdofree.com ou sa page Facebook (régulièrement actualisée).

Réservation du matériel: 06 77 93 44 89

Bonus

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