Le grand rendez-vous festif et gastronomique de l’été à Saint-Jean-de-Luz !
A partir du XXe siècle les pêcheurs basques se spécialiseront dans la pêche à la sardine et au thon et le port de Saint-Jean-de-Luz – Ciboure deviendra même le premier port thonier et sardinier de France.
Le port de Saint-Jean-de-Luz renoue ainsi aujourd’hui avec l’histoire à travers la fête du Thon.
Le thon est un poisson qui se pêche au large de la côte basque de juin à fin juillet. C’est pourquoi, la Fête du Thon ouvre les festivités estivales et a lieu chaque année au mois de juillet.
La Fête du thon a lieu des deux côtés du port.
Programme 2025 :
Saint-Jean-de-Luz :
LA PLACE FOCH AVEC SON ESPRIT « GUINGUETTE » – Toute la journée dès 12h : pintxos et créations à déguster, buvettes. Concerts : Chorale basque Kurruka (12h), DJ Django sur vinyles (14h), bandas, De Grands Enfants (19h30), The Stampers (rock, 21h30) et DJ à 23h30.
SUR LE PORT : ouverture à 18h des stands pour le traditionnel repas assis. Menu unique à 17€ (8€ enfants) comprenant : Thon – Piperade / Gâteau basque / 1 boisson. Réservation sur place directement à partir de 18h00.
PLACE LOUIS XIV : Bandas dès 18h, Concert Miss Mighty and the Funkmen à 20h30, puis concert rock avec QGO à 22h30.
Ciboure :
La Fête du thon a lieu sur le port abritée par le toit de la Criée en cas de pluie.
Le Comité des Fêtes est en cuisine et aux manettes pour proposer un repas convivial animé par des chants basques.
Venez profitez d’une ambiance festive à partir de 18h, familiale et traditionnelle ouverte à tous.
Au menu : thon piperade, gâteau basque et un verre de vin pour 15 €
Pratique
Quand ?
15 juillet 2025
Où ?
Les deux côtés de la rive: SAINT-JEAN-DE-LUZ et CIBOURE
Pour cette cinquième édition, la Mairie de Miramont-de-Guyenne continue de proposer des soirées gourmandes et musicales, gratuites et de qualité.
RDV dès 19h les jeudis soirs du 10 juillet au 21 août sur la place de l’Hôtel de Ville.
Programme 2025 :
Jeudi 10 juillet : BRASSENS N’BAL – groovy musette afrovergnat naïvopoétique Prenez une rencontre, entre une caisse en bois et un piano à bretelles, entre une mesure de Bling et une mesure de Blang ! Entre une Nonne, Gastibelza, et deux imbéciles heureux… Quelque part… Une Hécatombe de poésie afro-musette, pour vibrer, chanter et finalement guincher ! Le projet B’N B est né de la rencontre entre 2 musiciens, dans l’idée de faire honneur au répertoire de Georges Brassens, et au mélange musical sous toute ses formes. Avec un goût prononcé pour les sonorités tropicales et chaloupées. Georges était un anar’, un trublion, un iconoclaste… Qui adorait se moquer de la bienpensance, de la médiocrité ordinaire, de la méchanceté… Lui qui trouvait la poésie chez les plus faibles, les plus modestes, les parias… Lui dont le verbe est si moderne et parvient encore à coller à l’actualité, avec de simples histoires de bergères et de fluteaux. Lui qui n’hésitait pas à se réapproprier la poésie de Hugo, Aragon, Richepin, Villon et autres poètes parfois oubliés… Il nous l’a resservi au goût du jour, ils tenteront de vous la faire durer jusqu’au bout de la nuit
Jeudi 17 juillet : DAMAGE CASE – rock’n’roll one man band + INNVIVO – rap, chanson francophone Damage Case, un one man band avec contrebasse, un conte rock’n’roll, un voyage dans le temps et l’espace, des mots, des notes et des coups portés à la monotonie, une histoire, une vie… une heure passée avec Julien Perugini, un samedi soir… une série d’embuches sur la route du rock’n’roll !
INNVIVO est un duo issu de la Nouvelle Aquitaine qui chaloupe entre chanson francophone, rap et musique électro. C’est en 2018 que le multi-instrumentiste Clément LAVAL et le rappeur-percussionniste Hugo RADUCANU décident de monter ce projet hybride mêlant samplers, synthétiseurs, batterie, guitares et voix à une plume poétique.
Jeudi 24 juillet : RING OF CASH – Johnny Cash cover band Et si les plus grands succès de Johnny Cash étaient chantés par une femme ? Ring Of Cash est un duo captivant composé de Juliette et Mika, qui rend hommage à l’iconique «man in black» en revisitant ses plus grands succès. Ce duo unique se distingue par la douceur d’une guitare et l’originalité d’un ukulélé, accompagnant harmonieusement les deux voix de ses interprètes. Ensemble, ils réinterprètent avec passion une vingtaine de chansons de Johnny Cash, offrant ainsi une nouvelle perspective sur ses œuvres intemporelles.
Jeudi 7 août : AÏTAWA – psychedelic afro colombian Alors que la Cumbia incarne le rythme incontournable des musiques colombiennes, le quatuor franco-colombien nous emmène à la découverte des autres richesses musicales qui composent ce pays. Les instruments traditionnels côtoient Fender Rhodes, guitare, saxophone pour une plongée mystique au cœur du mouvement psychédélique tropical. Aïtawa en live, c’est l’énergie brute de 4 musiciens experts des musiques colombiennes. Une complicité incendiaire qui rappelle la chaleur humide des clubs de Bogota. Expérience sonore à la fois moderne et traditionnelle, imprégnée des goûts, des arômes et de la chaleur humaine colombienne, Aïtawa nous invite à la danse et au partage.
Jeudi 21 août : R1 WALLACE – chanson + BOSLER & FORDSON – rock’n’folk punk blues R1 WALLACE à la scène, Erwan Naour à la ville, est l’un des fondateurs des Hurlements d’Léo et celui de Wallace, groupes avec lesquels il enregistre régulièrement des albums et parcourt les scènes hexagonales et internationales depuis bientôt 30 ans. C’est accompagné d’un sampler, de guitares, d’un synthétiseur qu’il propose de revisiter les chansons des autres qui lui sont chères (Mano Solo, Pogues, Gainsbourg…) les siennes et c’est l’occasion également de proposer des compos fraîchement sorties de l’atelier.
Bosler & Fordson, c’est deux super beaux mecs sur scène (contrebasse/guitare/cigar box/stomp drums/chant) qui pratiquent un rock’n’folk/punk/blues minimaliste et sans concession. Des textes en anglais et en français, une pointe de son électro, des influences comme The Black Keys, Jon Spencer, G Love, Tom Waits, Calexico… entre tubes rock taillés pour le dancefloor et balades folk stratosphériques.
Pratique
Quand ?
10, 17 24 juillet et 7 et 21 août 2025
Où ?
Différents lieux de la ville selon les concerts 47800 MIRAMONT-DE-GUYENNE
Le festival « RENCONTRES ENCHANTEES » est organisé chaque mois de juillet depuis 2003 par la commune de SAUBRIGUES avec le soutien de nombreux partenaires institutionnels et privés.
Dirigé par Françoise Seixo, responsable du service animation, à l’origine de l’événement, ce festival dédié au jeune public et aux familles favorise les rencontres, les échanges et le partage autour du spectacle vivant.
En amont et pendant le festival, de nombreuses actions de médiation culturelle viennent l’enrichir : stages et ateliers d’initiation aux pratiques artistiques.
Depuis 2012, le Festival se poursuit pendant l’année avec « Les Ricochets des Rencontres Enchantées » : 3 spectacles et ateliers artistiques.
Convaincus que la culture et les arts invitent au regard sur le monde, participent au développement harmonieux de la personne et favorisent les échanges entre individus, les organisateurs veulent sensibiliser les enfants et les familles au spectacle vivant et aux pratiques artistiques.
La volonté est d’organiser au sein du territoire un festival où l’enfance et les arts agissent ensemble, l’un avec l’autre, l’un pour l’autre.
Crédit photo : Festival des Jeux du Théâtre de Sarlat
Une programmation riche, éclectique et diversifiée : 18 spectacles et une lecture, des rencontres-débats avec le public. Des artistes confirmés et de nouveaux talents, comédiens, auteurs et metteurs en scène…
Tous les spectacles sont présentés en plein air.
Programme 2025 :
17 juillet 2025 – 21h45 – Jardin des Enfeus OUBLIE-MOI D’après In Other Words de Matthew Seager Mise en scène : Marie-Julie Baup et Thierry Lopez Avec Mathilde Roehrich et Lionel Erdogan.
18 juillet 2025 – 21h00 – Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse) MÉMOIRES D’HADRIEN De Marguerite Yourcenar Mise en scène : Renaud Meyer Avec Jean-Paul Bordes.
19 juillet 2025 – 21h45 – Jardin des Enfeus LES PETITES FEMMES DE MAUPASSANT De Guy de Maupassant adapté par Roger Défossez Mise en scène : Gwenhaël de Gouvello Avec Eurydice El-Etr, Marie Grach, Karine Pinoteau et Alexandra Sarramona.
20 juillet 2025 – 18h00 – Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse) JOURNÉE DES AUTEURS 18h00 OVIDE EN EXIL et 21h00 LA DETTE
21 juillet 2025 – 21h45 – Jardin des Enfeus COME BACH Spectacle musical Mise en scène : Gérard Rauber Avec Anne Baquet (voix), Jeanne Bonnet (Contrebasse), Anne Régnier (Cor anglais & Hautbois) et Christine Fonlupt (piano).
22 juillet 2025 – 21h00 – Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse) CONSEILS AUX SPECTATEURS De et avec Jérôme Rouger.
23 juillet 2025 – 21h45 – Place de la Liberté LE PETIT COIFFEUR De et mise en scène : Jean-Philippe Daguerre Avec Romy Chenelat, Amandine Longeac, Bruno Fontaine, Yohan Génin et Paul Valy.
24 juillet 2025 – 21h45 – Jardin des Enfeus CES PETITS RIENS D’Antoine Lemaire Mise en scène : Jean-Marc Chotteau Avec Carole Le Sone et Antoine Lemaire.
25 juillet 2025 – 21h45 – Place de la Liberté ROMÉO ET JULIETTE De Shakespeare Mise en scène : Manon Montel Avec Thomas Willaime, Manon Montel, Léo Paget (guitare), Alain Guillo, Claire Faurot (accordéon) et Jean-Baptiste des Boscs (violoncelle).
26 juillet 2025 – 21h45 – Jardin des Enfeus UN MONDE FOU De Becky Mode Mise en scène et interprétation : Éric Métayer.
27 juillet 2025 – 19h00 – Jardin des Enfeus – Jeune public à partir de 5 ans MA PEAU D’ÂNE De Sophie Vaslot Mise en scène : Frédéric Klein Avec Sophie Vaslot et Frédéric Klein.
27 juillet 2025 – 21h45 – Place de la Liberté LE MISANTHROPE De Molière Mise en scène : Thomas le Douarec Avec Jean-Charles Chagachbanian, Marylou Salvatori, Philippe Maymat, Thomas le Douarec, Justine Vultaggio, Oscar Voisin, Thomas Justine et Caroline Devismes.
28 juillet 2025 – 21h00 – Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse) ROSSIGNOL À LA LANGUE POURRIE De Jehan-Rictus Mise en scène : Guy-Pierre Couleau Avec Agathe Quelquejay.
29 juillet 2025 – 21h45 – Jardin des Enfeus LE NEVEU DE RAMEAU De Denis Diderot Mise en scène : Jean-Pierre Rumeau Avec Nicolas Vaude, Gabriel Le Doze et Olivier Baumont au clavecin.
30 juillet 2025 – 21h00 – Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse) CAMUS… SARTRE, MIROIR D’ENFANCES De Cliff Paillé, d’après Le premier homme d’Albert Camus et Les mots de Jean-Paul Sartre Mise en scène : Cliff Paillé Avec Alexandre Cattez et Cliff Paillé.
31 juillet 2025 – 21h45 – Jardin des Enfeus UBU PRÉSIDENT, satire politique en comédie musicale De Mohamed Kacimi d’après le texte d’Alfred Jarry Mise en scène : Isabelle Starkier Avec Michelle Brûlé (accordéon), Clara Starkier, Stéphane Barrière (piano), Stéphane Miquel et Virgile Vaugelade (saxophone).
1 août 2025 – 21h00 – Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse) ITINÉRAIRE DE PIERROT, UN COMÉDIEN PLUTÔT RIGOLO De Pierre Trapet Mise en scène : Cédrick Lanoë Avec Pierre Trapet et Cédrick Lanoë.
2 août 2025 – 21h45 – Jardin des Enfeus LE VOYAGE DE MONSIEUR PERRICHON D’Eugène Labiche Mise en scène : Frédérique Lazarini Avec Cédric Colas, Emmanuelle Galabru, Hugo Givort, Arthur Guézennec, Messaline Paillet et Guillaume Veyre.
Pratique
Quand ?
Du 17 juillet au 2 août 2025
Où ?
Jardin des Enfeus, Abbaye Sainte-Claire, Place de la Liberté 24200 SARLAT
Les vacances d’été arrivent à grands pas, et avec elles son cortège de touristes. Pourtant, en s’éloignant un peu des sentiers battus, on peut découvrir des lieux insolites et un peu plus tranquilles. Petite sélection (forcément) subjective.
Olivier Sorondo 20 juin 2025 – MAJ 21 juin 2025
Temps de lecture : 11 mn
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La nacelle s’enfonce dans l’obscurité du gouffre… – Crédit photo : Société Anonyme Gouffre de Proumeyssac
1. Jardin Les Bambous de Planbuisson
Au Sud de la Dordogne, entre Bergerac et La Roque-Gageac, le Jardin de Planbuisson abrite la plus grande collection européenne de bambous et de graminées. À peine l’entrée franchie, on découvre un autre monde où le temps semble s’être figé.
C’est à Michel Bonfils (1932-2017) que l’on doit cette pépite botanique au cœur du Périgord noir. Après de nombreuses années passées en Afrique subsaharienne, il décide de créer une pépinière sur sa propriété familiale, fasciné par la variété des bambous et autres graminées. Ses travaux et sa passion permettent, au fil des années, de donner naissance à un impressionnant jardin de bambous, d’ailleurs labellisé « Jardin remarquable » en 2005, 2010, 2015 et 2020.
Aujourd’hui, 240 variétés de bambous et 100 variétés d’autres graminées provenant du monde entier composent les lieux. Certains bambous culminent à plus de 20 mètres.
Le jardin est aménagé en plusieurs zones thématiques, avec des sentiers sinueux qui permettent aux visiteurs de découvrir les différentes collections de plantes et des espaces originaux, comme le jardin sec, inspiré par la philosophie bouddhiste.
D’ailleurs, cette quête de zénitude habite chaque recoin du jardin : lac, cascade, ponts en bambou, sculptures végétales…
Les visiteurs les plus charmés pourront se rendre à la pépinière pour faire l’acquisition des plantes qu’ils auraient remarquées. De quoi apporter paix et harmonie chez soi.
Pratique :
Ouverture d’avril à octobre. Adresse : 18 rue Montaigne, 24480 LE BUISSON-DE-CADOUIN Tél. 06 36 11 30 37 Tarifs 2025 : Adulte : 7,50 € – 12-18 ans : 4 € – Tarif réduit : 6 € – Moins de 12 ans : gratuit Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Crédit photo: Jardin Les Bambous de Planbuisson
2. Le Gouffre de Proumeyssac
Au XVIIIe siècle, l’orifice naturel du gouffre laissait échapper des vapeurs, que les habitants prenaient pour de la fumée ou des flammes. Beaucoup pensaient alors qu’il s’agissait d’un volcan ou, plus effrayant encore, de la demeure du diable. Par crainte, le site était évité, considéré comme maudit, et certains pensaient qu’un dragon ou le diable lui-même y résidait.
Pour ne rien arranger à l’affaire, les rumeurs prétendaient que les brigands y jetaient les cadavres de leurs victimes pour les faire disparaître à jamais…
Il faut attendre 1907 pour que le gouffre soit enfin exploré. C’est un certain Gabriel Galou, puisatier, qui s’y colle. L’homme découvre alors une merveille géologique au fur et à mesure de sa descente dans un tonneau retenu par des cordes.
Surnommé la « Cathédrale de cristal », le Gouffre de Proumeyssac impressionne par son immense salle souterraine de 42 mètres de profondeur, ornée d’une profusion de concrétions calcaires spectaculaires. La salle principale est richement décorée de stalactites, stalagmites, colonnes, draperies et monolithes. Les parois semblent tapissées d’un manteau de calcite, et certaines zones sont particulièrement chargées en stalactites formées au fil des millénaires par l’infiltration d’eau riche en carbonate de calcium.
On y accède par un tunnel de 110 mètres, aménagé en 1924, qui permet une entrée progressive dans l’atmosphère fraîche et humide du gouffre, jusqu’à un balcon offrant une vue spectaculaire sur la salle principale.
Les visiteurs les plus courageux préfèreront sûrement la descente en nacelle (électrique !) et profiter ainsi d’un panorama à 360°.
Chacun pourra en tout cas profiter de la beauté des lieux, que viennent magnifier un éclairage de dernière génération et deux nouveaux sons et lumières scénarisés.
Pratique :
Fermeture annuelle en janvier et la première semaine de février. Adresse : Route de Proumeyssac, 24260 AUDRIX Tél. 05 53 07 27 47 Tarifs 2025 : Adulte (à partir de 18 ans) : 13,60 € – Enfant (de 4 à 11 ans) : 9,90€ – Ado (de 12 à 17 ans) : 11,40€ – PMR Enfants : 8,30 € (à partir de 4 ans et – de 18 ans) – PMR adultes : 11,40 € (18 ans et +) – Descente en nacelle : Adulte : 23,70 €. Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Crédit photo: Gouffre de Proumeyssac
3. Moulin de la Veyssière
Réputée pour ses noix du Périgord (AOC et AOP), la Dordogne compte encore quelques moulins séculaires qui en extraient la meilleure huile. C’est le cas du Moulin de la Veyssière, situé à Neuvic.
Fondé vers 1560, il a été acquis par la famille Elias en 1857 et le savoir-faire s’est transmis de génération en génération jusqu’à aujourd’hui. Alimenté par les eaux de l’Isle, le moulin permet la fabrication artisanale des huiles de noix et de noisettes vierges, dans le respect de la tradition. La meule, la poêle et le pressoir sont d’époque, ainsi que l’ensemble des instruments utilisés au quotidien. La restauration et la préservation du bâtiment et des équipements ont permis de classer le site comme patrimoine industriel et commercial.
Les artisans du moulin reproduisent au quotidien les gestes hérités du passé, utilisant des outils et des procédés anciens pour garantir l’authenticité et la qualité des produits. La main de l’homme reste omniprésente à chaque étape de la fabrication, assurant un contrôle minutieux et une adaptation constante aux spécificités de chaque matière première.
Les efforts ont d’ailleurs été récompensés par le titre de Producteur Artisan de Qualité attribué par le Collège Culinaire de France en 2015. Le Moulin a également reçu la médaille d’or au Concours Général Agricole 2023 pour son huile de noix du Périgord AOP. La production est exclusivement issue de matières premières locales, avec une attention particulière portée à la qualité et à la durabilité, dans une démarche d’agriculture raisonnée.
Bien sûr, le Moulin de la Veyssière est largement ouvert au public et propose à ses visiteurs différents espaces : un espace muséographique, un verger pédagogique, une aire de pique-nique et une boutique gourmande. Le tout dans un paysage de conte de fée.
Pratique :
Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h. Le samedi de 14h à 18h. Fermé dimanche, le 1er mai et le 25 décembre – Juillet et août : Ouvert de 9h30 à 19h du lundi au vendredi. Le samedi de 9h30 à 18h. Adresse : 819 Route de la Veyssière – 24190 NEUVIC SUR L’ISLE Tél. 05 53 82 03 07 Tarifs 2025 : Visites individuelles gratuites – Visites guidées sur devis. Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Crédit photo: Tourisme Vallée de l’Isle en Périgord
4. Château de Losse et ses jardins suspendus
On le sait, la Dordogne est riche de centaines de châteaux, dont les plus emblématiques (Biron, Castelnaud, Beynac…) attirent chaque année un grand nombre de visiteurs.
Peut-être moins réputé, le château de Losse a pourtant de solides arguments à faire valoir. Situé près du village de Thonac, ce joyau architectural de style Renaissance, classé monument historique en 1928, surplombe la vallée de la Vézère. D’abord forteresse médiévale, édifiée au XIe siècle, l’imposant bâtiment est progressivement transformé à partir de 1576. Son propriétaire, Jean II de Losse, serviteur de la couronne, gouverneur de Guyenne et tuteur du futur Henri IV, introduit un grand logis et une magnifique terrasse, en s’inspirant de l’influence italienne.
Après la Révolution, le château est abandonné par la famille de Losse. Il est racheté en 1930 par la princesse d’Annam, Nhu May, qui y vécut jusqu’à sa mort. Aujourd’hui, une exposition lui est dédiée dans une maison attenante au château.
En 1976, la famille Van den Schueren acquiert le château et entreprend de vastes travaux pour préserver son authenticité et sa splendeur. Les efforts de conservation permettent aujourd’hui d’admirer un ensemble architectural et paysager exceptionnel, fidèle à son histoire.
Les jardins, imaginés par Jacqueline Van den Schueren, offrent une succession de parterres de lavandes, de labyrinthes de haies, de charmilles et de points de vue sur la Vézère. Ils ont été labellisés « Jardin remarquable » en 2004 et reçu la récompense Prix de l’Art du Jardin 2022 par la Fondation Signature de l’Institut de France.
Le château se composent de salles dotées de remarquables ornements et abrite des pièces et tapisseries des XVIe et XVIIe siècles, évoquant le cadre de vie de la noblesse sous les derniers Valois et les premiers Bourbons.
Pratique :
Ouverture de fin avril à début novembre. Adresse : Route de la Princesse d’Annam, 24290 THONAC Tél. 05 53 50 80 08 Visites audioguidées ou commentées. Tarifs 2025 : Adulte : 12 € – Ado (12 à 17 ans) : 8 € – Enfant (5 à 11 ans) : 6 € Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Crédit photo: Château et Jardins de Losse
5. Les cabanes du Breuil
C’est un peu le mystère qui entoure ce lieu singulier, en Périgord Noir. Certains prétendent que les cabanes, propriétés des Bénédictions de Sarlat, auraient servi d’habitat aux paysans dès le XVe siècle. D’autres avancent l’hypothèse de huttes datant du néolithique. Toutefois, la plupart des bâtiments visibles aujourd’hui datent du XIXᵉ siècle, voire du début du XXᵉ siècle. Leur architecture épouse celle des cabanes à toiture conique ou campaniforme typiques du Sarladais.
Les cabanes ne servaient non pas de logement, mais d’ateliers artisanaux (forge, bourrellerie, tissage) et d’annexes agricoles. Leur unité de style suggère qu’elles relèvent d’une même époque ou d’un même constructeur, en cohérence avec la vague de construction de cabanes en pierre sèche dans le Sarladais, entre le XVIIIe et le XIXe siècle.
Leur construction, sans mortier, mérite d’être soulignée, les bâtisseurs ayant eu recours à la pierre jaune du pays.
Les toitures en lauses (dalles calcaires) posées en voûte encorbellée répondent à une technique ancestrale, garantissant solidité et isolation. Elles sont parfois reliées par un faîtage en « selle », accentuant l’effet d’ensemble.
Longtemps laissées à l’abandon, les cabanes du Breuil ont heureusement fait l’objet d’importantes rénovations à partir des années 1970. En 1995, elles ont été classées au titre des monuments historiques.
Leur singularité devrait attirer la curiosité des visiteurs. De nombreux cinéastes n’ont d’ailleurs pas hésité à les utiliser comme décor naturel, puisque les films « La Belle au Bois Dormant », « Jacquou le Croquant » ou encore « Les Misérables » ont été tournés au Breuil.
Pratique :
Ouverture de début avril à début novembre. Adresse : 1770, Route des cabanes – 24200 SAINT-ANDRÉ-D’ALLAS Tél. 06 80 72 38 59 Tarifs : Adulte : 6 € – Ado (13 à 17 ans) : 5,50 € – Enfant (6 à 11 ans) : 3,50 € Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Quelles sont les plages labellisées Pavillon Bleu dans le Sud-Ouest ?
Comme chaque année, l’association Teragir décerne son célèbre label Pavillon Bleu, qui récompense les plages et les ports de plaisance engagés dans la préservation de l’environnement. Petit état des lieux dans le Sud-Ouest.
Olivier Sorondo – 30 mai 2025 – Dernière MAJ : le 30 mai 2025 à 19:48
A Biarritz, on peut se baigner en toute quiétude – Crédit photo : NRay91
Un écolabel international
Le label Pavillon Bleu est décerné chaque année aux plages et aux ports de plaisance qui mettent en œuvre une politique de développement touristique durable et respectueuse de l’environnement. Créé en France en 1985 sous l’égide de l’association Teragir, il est aujourd’hui présent dans 52 pays, avec plus de 4 000 plages et 700 ports labellisés dans le monde.
Le Pavillon Bleu repose sur des critères exigeants et évolutifs, articulés autour de neuf grands domaines : la qualité de l’eau et l’assainissement, la biodiversité, la gestion du milieu naturel, la sécurité, la gestion des déchets, l’éducation au développement durable, l’accessibilité, l’équipement et les services, la sobriété, ainsi que l’information aux usagers.
Pour les plages, cela implique notamment une qualité de l’eau de baignade « excellente » selon la directive européenne, au moins cinq contrôles par saison, la présence de points d’eau potable, la collecte sélective d’au moins trois types de déchets, et des actions d’éducation à l’environnement.
Le label garantit aux touristes et aux plaisanciers de profiter des plages et des ports tout en limitant l’impact de leurs activités sur l’environnement.
Cette année, 492 sites littoraux et continentaux ont été labellisés en France, contre 505 l’an passé.
Les sites labellisés dans le Sud-Ouest
Cinquante plages et trois ports de plaisance ont décroché le célèbre pavillon en 2025 sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine. Et dans le Sud-Ouest plus précisément ?
Dordogne (4 plages) : Carsac de Gurson : Plage du Lac de Gurson La Jemaye-Ponteyraud : Plage du Grand Étang Saint-Estèphe : Plage du Grand Étang Tamniès : Étang de Loisirs de Tamniès
Gironde (8 plages) : Bordeaux : Plage du lac Grayan et l’Hôpital : Le Gurp, Plage de dépée (Euronat) Le Verdon-sur-Mer : Plage de la Chambrette (Estuaire), Plage océanne de Saint-Nicolas Soulac-sur-Mer L’Amélie : Plage Centrale, Plage des Naïades
Landes (2 plages) : Bussière-Galant : Espace Hermeline Saint Hilaire les Places : Lac de plaisance
Pyrénées-Atlantiques (21 plages) : Anglet : Petite Chambre d’Amour, Les sables d’or, Marinella, Les Corsaires, La Madrague, L’Océan, Les cavaliers, La Barre Biarritz : Milady, Marbella, Côte des basques, Port Vieux, Grande Plage, Miramar Bidart Ilbarritz : Pavillon Royal, Erretegia, Bidart centre, Parlementia Hendaye Grande plage: Plage des deux jumeaux
En tout, 35 plages toutes belles et parfaitement respectueuses de leur environnement attendent les vacanciers.
Fort d’un héritage millénaire, longtemps réputé auprès des cours européennes, le vin de Domme ne résista pourtant pas à la crise du phylloxéra au 19e siècle. Aujourd’hui, sa modeste production rend hommage à son histoire prestigieuse.
Olivier Sorondo 27 mai 2025 – MAJ le 6 juin 2025
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Crédit photo: commune de Florimont-Gaumier
Comme un long déclin
La Dordogne abrite de petits vignobles, souvent confidentiels, pourtant héritiers d’une très longue histoire. C’est par exemple le cas pour l’AOC Rosette, blanc moelleux apprécié depuis le 14e siècle, dont la superficie exploitée ne dépasse pas les 40 hectares. À peine plus grand, les côtes-de-Montravel s’étendent sur 49 hectares. Certes, ces deux terroirs bénéficient de l’appellation Bergerac, mieux connue des consommateurs.
Pour sa part, le vignoble de Domme, en Périgord Noir, se revendique comme le plus petit de France, avec ses 18 hectares situés sur les coteaux calcaires du Céou (affluent de la Dordogne).
Et pourtant, à la fin du 19e siècle, le vin de Domme rayonnait dans le Sud-Ouest et même au-delà, fort de ses 2 700 hectares. Les premières vignes auraient été plantées par les moines cisterciens de Cadouin dès le 12e siècle. Les archives attestent de la perception de droits sur la production viticole à Domme un siècle plus tard.
Au fil du temps, la vigne ne cesse de progresser, finissant par occuper une place aussi importante que la forêt. Le vin périgourdin jouit d’une formidable réputation au sein du royaume et même dans les cours européennes. Chargées du précieux breuvage, les gabarres quittent le petit port de Domme et empruntent la Dordogne jusqu’à Bordeaux, où il est ensuite transporté vers de lointaines capitales. Sans nul doute, la production viticole contribue au développement économique de la vallée de la Dordogne, justifiant même une activité de monoculture.
En 1870, le vignoble dommois talonne celui des vins de Bergerac, mais la crise du phylloxéra anéantit toute ambition. Le Périgord, attaqué vers 1879 par le terrible puceron, est profondément touché. À Domme, les vignes disparaissent du paysage en quelques années. Seules subsistent de petites parcelles, destinées à la consommation familiale.
(Presque) mort et ressuscité
Les vignerons de Bergerac parviennent à relancer progressivement leur production, notamment grâce aux porte-greffes américains. À Domme, la renaissance se veut beaucoup plus contrainte et modeste. Dans sa monographie consacrée à la commune de Florimont-Gaumier (non loin de Domme), Pierre Soulillou, instituteur agricole itinérant à la retraite, constate que la vigne est passée de 255 ha avant le phylloxéra à 20 ha dans les années 1960. Plus globalement, le vignoble dommois ne dépasse pas les 540 hectares. Le Périgord Noir s’est tourné vers d’autres productions agricoles, à l’instar du maïs, du tabac ou de l’élevage. En 1985, seuls sont recensés 90 hectares de vignes. Inexorablement, le vin de Domme s’éteint dans l’indifférence, malgré ses siècles d’histoire et de prestige.
Si la superficie a rétréci, les cépages ont changé. Ainsi, le Pied-de-Perdrix, qui a contribué à la renommée du vin de Domme, n’est plus privilégié par les producteurs. Leur choix se tourne vers une plus grande diversité, dont le Jurançon rouge, l’Abouriou ou encore le Grand Noir de la Calmette, qui couvrent 30 % du vignoble.
La relance de la vigne n’intervient que dans les années 1980, initiée par Germinal Peiro, nouveau conseiller régional du canton de Domme. Il organise diverses rencontres avec l’administration des douanes et l’Office national interprofessionnel des vins pour évoquer l’opportunité d’un redémarrage concret de la production. En 1993, les élus et habitants locaux créent l’association des Amis du Vin du Pays de Domme.
De fait, une parcelle est plantée à titre expérimental. La première vendange est effectuée en 1996, dans une grange mise à disposition du groupe de passionnés. Ces derniers font d’ailleurs preuve d’une bonne humeur à toute épreuve : « Si on ne le vend pas, on le boira ! »
Organisation et ambition
La création de la Cave Coopérative des Vignerons des Coteaux du Céou en 1998 vient confirmer la nouvelle dynamique. L’année suivante, le chai coopératif est inauguré, ouvert aux quinze producteurs.
Bref, la structure juridique existe et les équipements sont enfin disponibles. Les vignerons ont les cartes en main pour mener à bien leur mission audacieuse : renouer avec un vin qui fit les grandes heures du Périgord Noir.
Le vignoble n’est pas très étendu ? Peu importe. Il profite d’un environnement particulièrement adapté à la culture du raisin, notamment grâce à la parfaite exposition solaire qu’offrent les coteaux du Céou. Le sol, de type argilo-calcaire, apparaît bien adapté aux cépages et contribue à apporter au vin un équilibre entre caractère et souplesse.
S’agissant justement des cépages, les vignerons dommois choisissent le Merlot, le Cabernet franc et le Malbec pour leur vin rouge. Pour le blanc, ce sont le Chardonnay et le Sémillon qui retiennent leur attention. Enfin, le rosé reprend les mêmes cépages que le rouge, à l’exception du Merlot.
La qualité ne tolère aucune concession : « Pour les rouges, nous dégustons les raisins de toutes les parcelles, afin de définir des lots (parcelles) homogènes de qualité. Cela permet d’organiser les vendanges entre chaque viticulteur, et de faire des vinifications parcellaires, dans le but d’exprimer au mieux le potentiel de chaque parcelle » expliquent les viticulteurs sur le site officiel du vin de Domme.
La vinification diffère selon la production. Les blancs sont élevés en cuve de fibre de verre. Les rosés, après un pressurage direct, sont quant à eux vinifiés en cuve inox. Enfin, parmi les rouges, les cuvées Périgord Noir et des Fondateurs se reposent dans des fûts de chêne pendant au moins un an.
La reconnaissance du travail bien fait
L’abnégation finit par payer. Le vin de Domme attire l’intérêt des professionnels et des consommateurs. Il décroche plusieurs médailles au concours général de Paris et, surtout, reçoit le label IGP en 2012, qui récompense les produits dont la qualité ou la réputation est liée au lieu de production, de transformation ou d’élaboration.
Pas question pour autant de se reposer sur ses feuilles de vigne. Progressivement, les vignerons se tournent vers l’agriculture bio. En 2018, la moitié des parcelles est déjà convertie et, aujourd’hui, l’ambition est de couvrir la totalité du vignoble. « Le bio, ça marche très bien. Il n’y a pas de baisse de rendement, juste un peu plus de travail et de soin. Des rosiers positionnés en bout de rang permettent de sauvegarder la vigne, car ils prennent la maladie avant elle » explique Bernard Manière, président de la coopérative, au journal Sud-Ouest. L’objectif est bien de préserver la biodiversité, d’autant que les parcelles sont entourées de forêts.
Le souhait est aussi de s’intéresser aux cépages qui prévalaient avant la terrible crise du phylloxéra. Après tout, ils ont contribué à la réputation internationale du vin de Domme et représenteraient à n’en pas douter un argument singulier auprès des clients.
Il ne semble pas, en revanche, que les vignerons rêvent d’étendre davantage leur vignoble, préférant la qualité à la quantité. La production annuelle se limite à 900 hectolitres (contre 260 000 hectolitres pour les seuls vins rouges des appellations Bergerac).
Un vin surtout local
De fait, la vente du vin de Domme ne dépasse pas, ou peu, les frontières du Périgord Noir. La plus grosse part des ventes se fait directement au chai de Moncalou, pour 70 % de la production. Les producteurs ont eu la bonne idée d’aménager à Florimont-Gaumier un lieu propice à la curiosité et aux visites, alors que se développe l’œnotourisme.
« Le chai de Moncalou est un bel emplacement au milieu des collines, entouré des vignes, et qui vous attend. Elle devient un lieu de dégustation, bien sûr, et d’animation. Depuis Domme, on prend, de colline en colline, de charmantes petites routes typiques du Périgord Noir, pour arriver au beau milieu des vignes de Vin de Domme » écrit ainsi Jean-Marc Blancherie sur le site AquitaineOnLine.
Crédit photo : Domaine de Lasfargues
Les vignerons peuvent aussi compter sur la confrérie des Amis du Vin de Domme, fondée en 2007. Ses douze membres mouillent la tunique rouge et or pour assurer la promotion de leur produit chéri lors des fêtes de village, foires ou autres évènements culturels.
Finalement, les efforts consentis par cette bande de passionnés depuis déjà quelques décennies portent leurs fruits. Le site de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) estime que « le vignoble de l’IGP Périgord est situé sur des sols calcaires, qui donnent à ces vins un équilibre flatteur, à la fois chaleureux et nerveux (…) Les vins rouges sont assez souples en attaque avec un nez expressif de fruits rouges. Ceux élevés en fût de chêne présentent une touche réglissée et légèrement boisée. Les rosés ont une couleur soutenue. En bouche, ils se caractérisent par un bel équilibre avec du volume et une finale portée sur la fraicheur. Les blancs, eux, présentent un nez frais et vif sur des notes florales et d’agrumes. »
Le Guide Hachette des Vins se dit également charmé en 2003 : « Le Vin de Domme Périgord Noir élevé en fût de chêne rouge a obtenu la note de 1 étoile, ce qui correspond à un vin très réussi. »
Hier, aujourd’hui, demain : qui a dit que le Périgord n’était que grottes et châteaux ?
Clément Bouynet propose dans cet ouvrage un instantané, ici et maintenant, du quatrième plus grand département français. Loin des clichés, sa prise de vue est celle d’un journaliste qui a sillonné les routes et connaît les nombreuses initiatives et personnalités qui ont forgé ce pays et en font ce qu’il est à présent.
Une merveilleuse clé d’entrée pour découvrir ou redéfinir ce territoire mais aussi s’interroger sur le développement des ruralités modernes.
« Clément Bouynet navigue avec aisance entre références historiques, récits vivants de reportages, souvenirs de jeunesse et anecdotes familiales ou amicales. Avec une originalité que se permet rarement le journaliste : écrire « je ». Ce qui donne un portrait du département sensible et incarné. » Sud-Ouest – 27/11/2024
Paquebots à Bordeaux : entre essor touristique, débat écologique et saturation urbaine
Bordeaux s’apprête à vivre une saison record en 2025 avec 49 escales de paquebots prévues en centre-ville, un chiffre en hausse constante ces dernières années. Cette effervescence témoigne de l’attractivité croissante de la ville, mais soulève aussi des interrogations sur la capacité d’accueil et l’impact de ces géants des mers sur la vie locale et l’environnement.
Olivier Sorondo – 6 mai 2025 – Dernière MAJ : le 6 mai 2025 à 23:29
Un paquebot passe sous le pont Chaban-Delmas – Crédit photo : Bernard Gaillard
Un afflux de navires et de visiteurs
Chaque escale de paquebot transforme le port de la Lune en vitrine internationale : des milliers de passagers débarquent, générant d’importantes retombées économiques, notamment pour le commerce, l’hôtellerie et la restauration. En 2023, près de 60 000 passagers ont fait escale à Bordeaux, avec des dépenses estimées à 3,2 millions d’euros pour les commerces de la ville (hors excursions).
Pour le seul mois de mai de cette année, 13 escales sont prévues, d’une durée ne dépassant pas les deux jours. Parmi les bateaux attendus, l’Oceania Vista ne devrait pas passer inaperçu avec ses 198 mètres de long et ses 32 mètres de large, capable d’embarquer 1 200 passagers. En tout, 49 escales devraient être organisées en 2025, contre 40 en 2023 et 46 en 2024.
Mais cette manne touristique a un revers : la levée du pont Chaban-Delmas, indispensable au passage des navires, entraîne plus de 80 coupures de circulation entre avril et octobre, perturbant la mobilité urbaine. Les Bordelais voient aussi leur panorama urbain ponctuellement masqué par ces mastodontes, relançant chaque année le débat sur l’équilibre entre accueil touristique et qualité de vie.
Les Bordelais partagés sur la question
Selon une consultation récente, 53 % des participants sont favorables au déplacement des paquebots hors du centre-ville, tandis que 42 % s’y opposent. Cette division reflète deux préoccupations majeures : l’impact environnemental et urbain d’un côté, et les retombées économiques de l’autre.
Une part croissante des habitants considère les paquebots comme une nuisance : 14 % en 2021, puis 25 % en 2023 selon l’Office de tourisme. Certains dénoncent la pollution, les coupures de circulation lors des manœuvres, et l’aspect visuel de ces « monstres des mers », jugés insupportables par certains riverains. D’autres, au contraire, apprécient le spectacle des navires à quai et rappellent le rôle historique du port dans l’identité bordelaise.
Beaucoup se souviennent de l’incident survenu en 2023, lorsqu’un paquebot avait généré une forte vague dans l’estuaire, endommageant une habitation de Saint-Louis-de-Montferrand. Une telle situation de devrait pas se reproduire, selon les services du Port de Bordeaux, qui veillent désormais à la vitesse d’arrivée des énormes embarcations.
Un impact environnemental limité mais surveillé
La question de la pollution générée par les paquebots revient régulièrement dans l’actualité. Pourtant, les dernières études menées par Atmo Nouvelle-Aquitaine montrent que l’impact des paquebots sur la qualité de l’air à Bordeaux reste faible, bien moindre que celui du trafic routier ou du chauffage au bois. Les pics de pollution observés lors des escales sont ponctuels et inférieurs aux seuils réglementaires, et la tendance est même à la baisse grâce à l’électrification progressive des quais.
Toutefois, les niveaux de dioxyde d’azote et de particules fines dépassent encore les recommandations de l’OMS sur certains points de mesure, signe que la vigilance reste de mise. La Ville de Bordeaux envisage d’ailleurs de déplacer d’ici 2030 les zones d’amarrage des croisières vers la rive droite, en aval du pont Chaban-Delmas, pour limiter la pollution en centre-ville et permettre le branchement électrique à quai.
Vers une régulation du nombre d’escales ?
Face à la saturation annoncée, la municipalité souhaite réduire le nombre de paquebots accueillis à Bordeaux à 40 par an. Ce projet, soutenu par des arguments écologiques et urbains, suscite néanmoins la réserve des acteurs économiques, qui rappellent le rôle stratégique de Bordeaux comme escale prisée des armateurs et l’importance des retombées pour la région.
La capitale régionale, victime de son succès, doit aujourd’hui trouver un équilibre entre dynamisme touristique, exigences environnementales et préservation de la qualité de vie de ses habitants. Le débat est loin d’être clos, mais la ville semble engagée sur la voie d’une régulation et d’une modernisation de ses infrastructures pour concilier tous les enjeux.
Les galeries d’art GAAMA et ZANZIBAR unissent leurs forces pour inaugurer la première édition du festival « Entre 2 rives », qui se tiendra du 6 au 9 juin 2025.
Ce festival propose une promenade artistique le long d’un chemin piéton jalonné d’œuvres d’art, reliant la rue du Moulin des Tours à Barbaste au pont roman enjambant la Gélise, jusqu’à la rue du Moulin des Tours à Nérac.
Durant tout le week-end, une dizaine d’artistes – plasticiens, sculpteurs, peintres, land-artistes et photographes – investiront cet espace avec leurs créations, exposées dans l’espace public, les jardins de riverains et le paysage environnant.
Le vendredi 6 juin, à partir de 18h, le festival débutera par un vernissage festif des deux côtés du pont roman. Au programme : défilé de mode éco-responsable, vidéo-projection artistique sur le Moulin des Tours , soirée « électro-positive » dans le parc de la GAAMA.
En parallèle, l’association Sil’Art organisera les Fêtes de la Peinture à Barbaste les 7 & 8 juin , ajoutant une touche supplémentaire à cette célébration artistique.