Livre "Périgord ici et maintenant"

Périgord, ici et maintenant

Périgord, ici et maintenant


Clément Bouynet Editions Fanlac – 168 pages – 22 €

Date de parution: 18 novembre 2024

Hier, aujourd’hui, demain : qui a dit que le Périgord n’était que grottes et châteaux ?

Clément Bouynet propose dans cet ouvrage un instantané, ici et maintenant, du quatrième plus grand département français. Loin des clichés, sa prise de vue est celle d’un journaliste qui a sillonné les routes et connaît les nombreuses initiatives et personnalités qui ont forgé ce pays et en font ce qu’il est à présent.

Une merveilleuse clé d’entrée pour découvrir ou redéfinir ce territoire mais aussi s’interroger sur le développement des ruralités modernes.

« Clément Bouynet navigue avec aisance entre références historiques, récits vivants de reportages, souvenirs de jeunesse et anecdotes familiales ou amicales. Avec une originalité que se permet rarement le journaliste : écrire « je ». Ce qui donne un portrait du département sensible et incarné. » Sud-Ouest – 27/11/2024

Paquebot à Bordeaux

Paquebots à Bordeaux : entre essor touristique, débat écologique et saturation urbaine

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Paquebots à Bordeaux : entre essor touristique, débat écologique et saturation urbaine


Bordeaux s’apprête à vivre une saison record en 2025 avec 49 escales de paquebots prévues en centre-ville, un chiffre en hausse constante ces dernières années. Cette effervescence témoigne de l’attractivité croissante de la ville, mais soulève aussi des interrogations sur la capacité d’accueil et l’impact de ces géants des mers sur la vie locale et l’environnement.

Un paquebot passe sous le pont Chaban-Delmas – Crédit photo : Bernard Gaillard

Un afflux de navires et de visiteurs

Chaque escale de paquebot transforme le port de la Lune en vitrine internationale : des milliers de passagers débarquent, générant d’importantes retombées économiques, notamment pour le commerce, l’hôtellerie et la restauration. En 2023, près de 60 000 passagers ont fait escale à Bordeaux, avec des dépenses estimées à 3,2 millions d’euros pour les commerces de la ville (hors excursions).

Pour le seul mois de mai de cette année, 13 escales sont prévues, d’une durée ne dépassant pas les deux jours. Parmi les bateaux attendus, l’Oceania Vista ne devrait pas passer inaperçu avec ses 198 mètres de long et ses 32 mètres de large, capable d’embarquer 1 200 passagers.  En tout, 49 escales devraient être organisées en 2025, contre 40 en 2023 et 46 en 2024.

Mais cette manne touristique a un revers : la levée du pont Chaban-Delmas, indispensable au passage des navires, entraîne plus de 80 coupures de circulation entre avril et octobre, perturbant la mobilité urbaine. Les Bordelais voient aussi leur panorama urbain ponctuellement masqué par ces mastodontes, relançant chaque année le débat sur l’équilibre entre accueil touristique et qualité de vie.

Les Bordelais partagés sur la question

Selon une consultation récente, 53 % des participants sont favorables au déplacement des paquebots hors du centre-ville, tandis que 42 % s’y opposent. Cette division reflète deux préoccupations majeures : l’impact environnemental et urbain d’un côté, et les retombées économiques de l’autre.

Une part croissante des habitants considère les paquebots comme une nuisance : 14 % en 2021, puis 25 % en 2023 selon l’Office de tourisme. Certains dénoncent la pollution, les coupures de circulation lors des manœuvres, et l’aspect visuel de ces « monstres des mers », jugés insupportables par certains riverains. D’autres, au contraire, apprécient le spectacle des navires à quai et rappellent le rôle historique du port dans l’identité bordelaise.

Beaucoup se souviennent de l’incident survenu en 2023, lorsqu’un paquebot avait généré une forte vague dans l’estuaire, endommageant une habitation de Saint-Louis-de-Montferrand. Une telle situation de devrait pas se reproduire, selon les services du Port de Bordeaux, qui veillent désormais à la vitesse d’arrivée des énormes embarcations.

Un impact environnemental limité mais surveillé

La question de la pollution générée par les paquebots revient régulièrement dans l’actualité. Pourtant, les dernières études menées par Atmo Nouvelle-Aquitaine montrent que l’impact des paquebots sur la qualité de l’air à Bordeaux reste faible, bien moindre que celui du trafic routier ou du chauffage au bois. Les pics de pollution observés lors des escales sont ponctuels et inférieurs aux seuils réglementaires, et la tendance est même à la baisse grâce à l’électrification progressive des quais.

Toutefois, les niveaux de dioxyde d’azote et de particules fines dépassent encore les recommandations de l’OMS sur certains points de mesure, signe que la vigilance reste de mise. La Ville de Bordeaux envisage d’ailleurs de déplacer d’ici 2030 les zones d’amarrage des croisières vers la rive droite, en aval du pont Chaban-Delmas, pour limiter la pollution en centre-ville et permettre le branchement électrique à quai.

Vers une régulation du nombre d’escales ?

Face à la saturation annoncée, la municipalité souhaite réduire le nombre de paquebots accueillis à Bordeaux à 40 par an. Ce projet, soutenu par des arguments écologiques et urbains, suscite néanmoins la réserve des acteurs économiques, qui rappellent le rôle stratégique de Bordeaux comme escale prisée des armateurs et l’importance des retombées pour la région.

La capitale régionale, victime de son succès, doit aujourd’hui trouver un équilibre entre dynamisme touristique, exigences environnementales et préservation de la qualité de vie de ses habitants. Le débat est loin d’être clos, mais la ville semble engagée sur la voie d’une régulation et d’une modernisation de ses infrastructures pour concilier tous les enjeux.

Festival d’art « Entre 2 Rives »

Accueil Lot-et-Garonne

Festival d’art « Entre 2 Rives »


festival d'art Entre 2 Rives

Les galeries d’art GAAMA et ZANZIBAR unissent leurs forces pour inaugurer la première édition du festival « Entre 2 rives », qui se tiendra du 6 au 9 juin 2025.

Ce festival propose une promenade artistique le long d’un chemin piéton jalonné d’œuvres d’art, reliant la rue du Moulin des Tours à Barbaste au pont roman enjambant la Gélise, jusqu’à la rue du Moulin des Tours à Nérac.

Durant tout le week-end, une dizaine d’artistes – plasticiens, sculpteurs, peintres, land-artistes et photographes – investiront cet espace avec leurs créations, exposées dans l’espace public, les jardins de riverains et le paysage environnant.

Le vendredi 6 juin, à partir de 18h, le festival débutera par un vernissage festif des deux côtés du pont roman. Au programme : défilé de mode éco-responsable, vidéo-projection artistique sur le Moulin des Tours , soirée « électro-positive » dans le parc de la GAAMA.

En parallèle, l’association Sil’Art organisera les Fêtes de la Peinture à Barbaste les 7 & 8 juin , ajoutant une touche supplémentaire à cette célébration artistique.


Pratique


Quand ?

Du 6 au 9 juin 2025

Où ?

Différents lieux de la ville
47600 NERAC

Allo ?

Tél. : 06 11 93 18 01

Site ?

Web: www.facebook.com/GAAMA47

Combien ?

Gratuit !

Festival du Film de Contis 2

Festival du Film de Contis


Créé en 1996 par Betty Berr et Rainer Wothe, un couple franco-allemand, le Festival du film de Contis se déroule à Contis-Plage sur la Commune de Saint-Julien-en-Born (40 – Landes). Lieu de création, de réflexion, mais aussi de diffusion, il a réussi à concilier ferveur populaire et exigence artistique en rassemblant chaque année professionnels, cinéphiles et simples curieux venus partager le même amour, de l’art en général et du cinéma en particulier.

Fort des partenariats européens développés au fil des années, et tout en promouvant la diversité culturelle, il a su dénicher des talents maintenant confirmés et proposer une programmation audacieuse, parfois frondeuse, mais toujours en prise avec le réel. En 2021, Betty et Rainer transmettent les clefs du festival à leur équipe, présente à leur côté depuis plusieurs années. Notre nouvelle association Contis Culture et Cinéma est alors créée pour poursuivre l’organisation du festival et renforcer son action à l’année sur le territoire.

Cette année, le festival se déroulera, de manière exceptionnelle, au cinéma de Léon.

PROGRAMME DE LA 30e EDITION

MERCREDI 18 JUIN 2025

18h30 Cérémonie d’ouverture
19h30 Cocktail d’ouverture
21h30 Séance spéciale | 30 ans en 6 courts-métrages

JEUDI 19 JUIN 2025

10h00 Compétition européenne de courts métrages | Programme 1
16h30 Compétition européenne de courts métrages | Programme 2
18h30 Apéro-rencontre | Échanges avec les cinéastes des programmes 1 et 2
21h00 Séance spéciale | OLLIE de Antoine Besse

VENDREDI 20 JUIN 2025

10h00 Compétition européenne de courts métrages | Programme 3
13h30 Compétition européenne de courts métrages | Programme 4 
16h30 Compétition européenne de courts métrages | Programme 5
18h30 Apéro-rencontre | Échanges avec les cinéastes des programmes 3, 4 et 5
20h00 Tiap-Dîner méditerranéen
21h00 Séance spéciale | LES RENDEZ-VOUS DE L’ÉTÉ de Valentine Cadic
22h30 Projection en plein air gratuite MARIUS ET JEANNETTE de Robert Guédiguian
00h30 Karaoké dansé imaginé par le Collectif Octopods

SAMEDI 21 JUIN 2025

10h00 Compétition européenne de courts métrages | Programme 6
12h00 Apéro-rencontre | Échanges avec les cinéastes du programme
13h30 Concours de nanométrages
15h00 Compétition Nouvelle-Aquitaine de courts métrages
18h30 Cérémonie de Remise des prix
19h30 Fête de la Musique Concert de Ch0se
21h00 Avant-première | programmation à venir
23h00 Fête de la Musique – Concert de Honky Tonky Trio
00h30 Fête de la Musique DJ set

DIMANCHE 22 JUIN 2025

10h00 Reprise du palmarès 2025
13h30 Avant-première | programmation à venir
16h00 Ciné-Goûter (dès 5 ans)
17h30 Avant-première | BANDE SON POUR UN COUP D’ÉTAT de Johan Grimonprez


Pratique


Quand ?

Du 18 au 22 juin 2025

Où ?

Cinéma et Centre culturel de Léon
6 Pl. du Dr Dufau
40550 LEON

Allo ?

Pas de téléphone. Mail: bonjour@festivalcontis.fr

Site ?

Web: https://festivalcontis.fr

Combien ?

Séance à l’unité : 8,5€ (plein tarif) | 6,5€ (tarif réduit*)
*moins de 18 ans, étudiant·e·s, personnes en situation de handicap, minimas sociaux, chômeur·euse·s

Concours de nanométrages : 3,50€ (tarif unique)

Ciné-goûter : 3,50€ (tarif unique)

Pass festival : 70€
Il vous donne accès à toutes les séances du festival – longs et courts métrages. Avec ce pass, le prix de la séance revient à 5 € et le concours de nanométrages et ciné-goûter sont gratuits.

Pass courts métrages : 45€
Il vous donne accès à toutes les séances de courts métrages dont la séance d’ouverture du mercredi 18 juin soir. Avec ce pass, le prix de la séance revient à 5 € et le concours de nanométrages et ciné-goûter sont gratuits.

Les Nuits Atypiques

Les Nuits Atypiques 


Les Nuits Atypiques

Les Nuits Atypiques est une association culturelle basée en Sud Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, depuis 1995. Son action est centrée sur les musiques « du monde », traditionnelles ou actuelles, d’ici ou d’ailleurs, les diversités culturelles et linguistiques.

Elle organise, en juin et juillet, son festival itinérant dans des lieux insolites et remarquables du Sud Gironde, à la découverte d’artistes singuliers dans un désir de rencontre, d’échange, de proximité et de convivialité.

Toute l’année, elle mène également des actions en faveur de la création artistique et en faveur de la valorisation de la langue occitane.

Le festival

Rendez-vous du samedi 7 juin au dimanche 20 juillet pour la 34ème édition du festival des Nuits Atypiques, en itinérance dans des lieux remarquables et insolites du Sud Gironde ! Loin des sentiers battus, 19 évènements à l’ambiance intimiste ou festive à la rencontre d’artistes singuliers des musiques du monde, d’ici ou d’ailleurs !

Au menu : 20 propositions musicales ou spectacles en provenance de 4 continents, mais aussi des films documentaires, des « Paroles d’artistes », des rencontres, des conférences, des ateliers, des stages et master class, des visites patrimoniales… Un festival hors-piste, à taille humaine, qui invite au partage et à la convivialité.

A l’ombre des forêts ou des platanes des places de villages, au bord d’une lagune ou d’une parcelle de vignes, au creux d’un airial ou dans la fraîcheur d’un jardin, dans une ferme ou un domaine, dans la convivialité d’un cercle ou dans l’obscurité d’une salle de cinéma, dans un parc, au pied d’un château ou dans le confort d’un théâtre, seul.e, en famille ou entre amis, les Nuits Atypiques vous invitent à vivre de précieux moments de bonheur et d’humanité partagés !

Programme 2025


Pratique


Quand ?

Du 7 juin au 20 juillet 2025

Où ?

Différentes communes de Sud Gironde

Allo ?

Tél. : 05 57 36 49 07

Site ?

Web : https://nuitsatypiques.org

Combien ?

Tarifs variables selon les concerts

44e Marché des Tisserands et des Créateurs Textiles

44ème Marché des Tisserands et des Créateurs Textiles


Marché des tisserands de varaignes

C’est à Varaignes, petit village situé à 15 km au nord-ouest de Nontron et limitrophe du département de la Charente, que tous les ans à la Pentecôte se tient le Marché des Tisserands et Créateurs textiles.

Organisé par l’association Fils et Métiers, qui regroupe des professionnels du textile (tisserands, liciers, dentelliers, brodeurs…), cet évènement est une occasion de découvrir les différents savoir-faire liés aux métiers du textile.

Les artistes et artisans vous présenteront leurs dernières créations textiles contemporaines (décoration, vêtements, accessoires…).

Animations durant tout le week-end

Marché des Tisserands : tissage, maille, feutre, teinture – vêtements et accessoires, chapeaux, art de la table et autres merveilles.

  • Démonstrations de savoir-faire autour du textile
  • Atelier gratuit tout public autour du thème « Métamorphose »
  • Exposition thématique « Métamorphose »
  • Animation du Musée des Tisserands et de la Charentaise
  • Food trucks, restauration sur place

Samedi 7 juin 2025

Marché de 14 à 19h

Soirée festive : Repas payant à 19h30

(Réservation auprès de la Guinguette de Varaignes : 06 14 72 14 69)

Concert et bal traditionnel avec « Tiralira » à partir de 20h30

Dimanche 8 juin 2025

Marché de 10 à 18h

Vernissage à 11h du marché et de l’exposition « Métamorphose »

Lundi 9 juin 2025

Marché de 10 à 18h

Animation au jardin textile et tinctorial « Lud’eau Vive » de 10h30 à 12h30.

Tarif : 5 €

Tonte de brebis à 11h


Pratique


Quand ?

Du 7 au 9 juin 2025

Où ?

Halle et château, 24360 VARAIGNES

Allo ?

Tél. : 05 53 56 35 76 (Office de Tourisme du Périgord Nontronnais à Varaignes)

Site ?

Web: http://filsetmetiers.com/

Combien ?

3 € (marché – exposition – animations – visite du musée)
1 € (étudiants, chômeurs, RSA)
Gratuit pour les moins de 16 ans

100 ans déjà

100 ans déjà ! Un musée dans son siècle 


Près de 200 objets composent cette exposition qui revient sur l’histoire du Musée Basque jusqu’à la rénovation et la réouverture de 2001 tout en posant un regard sur son avenir. Elle se poursuit cette année avec la présentation de nouveaux objets, oeuvres et documents illustrant les mêmes thématiques qui seront substitués à d’autres pour des raisons de conservation préventive, les documents fragiles ne devant pas être exposés trop longtemps.

Et dans le cadre du programme Œuvres invitées, le Petit cheval gravé de la Grotte Harregi en Soule, magnifique témoignage d’art mobilier préhistorique gravé il y a quelques 30 000 ans, reste exposé jusqu’à la fin du mois de juin dans la section archéologique. Du 11 octobre 2025 au 11 janvier 2026, le musée accueillera le précieux Linguæ Vasconum Primitiæ de Bernard Detchepare, premier livre imprimé en langue basque de l’histoire, publié à Bordeaux en 1545 et généreusement prêté pour trois mois par la Bibliothèque Nationale de France. Une journée d’étude sera consacrée à l’ouvrage, le samedi 22 novembre 2025.


Pratique


Quand ?

Du 21 juin 2024 au 4 janvier 2026

Où ?

Musée Basque
37 quai des Orfèvres
64100 BAYONNE

Allo ?

Tél. : 05 59 59 08 98

Site ?

Web: www.musee-basque.com

Combien ?

8,50 €

Les trois visages de la maison basque : Labourdine, Bas-Navarraise et Souletine

Accueil Richesses du Sud-Ouest Patrimoine Pyrénées-Atlantiques

Les trois visages de la maison basque : Labourdine, Bas-Navarraise et Souletine


Indissociable de la culture basque, l’etxe (maison) s’impose depuis des siècles comme le fondement de la famille et de la vie sociale. Chaque province revendique son style d’architecture.

Temps de lecture : 7 mn

Ecouter l’article

maison basque à Cambo-les-Bains
Maison à Cambo-les-Bains, au cœur du Labourd – Crédit photo : Stephen Downes – Flickr

Le pilier de la famille

Quiconque pense au Pays basque visualise presque immédiatement les magnifiques maisons blanches, agrémentées de colombages en bois peints, de couleur rouge ou verte. Ces maisons, souvent imposantes, contribuent à l’identité régionale, sans nul doute au succès touristique, mais illustrent surtout la dimension politique et religieuse qui façonne la société basque depuis toujours.

Plus qu’un simple lieu d’habitation, l’etxe permet avant tout de regrouper la famille sur plusieurs générations et d’en assurer la pérennité. Maison et famille sont indissociablement liées.  Comme l’explique le prêtre anthropologue José-Miguel de Barandiarán (1889-1991), « la famille est la société de ceux qui ont le même sang et sont unis à la même maison. Elle est constituée par les parents, les enfants et les ancêtres. Ils ont la même maison pour refuge, lieu de travail et de réunion, chapelle et tombe. Cette maison, ainsi que les terres et les biens qui lui sont attachés, maintiennent fortement unis, jusqu’à nos jours, à la maison, ceux de la maison. »

Au Nord, les trois provinces basques situées en France.

Selon les lois en Ipparalde (provinces basques françaises), la maison revient à l’aîné, qui en devient le maître. La propriété, intimement liée à la terre, s’impose comme argument social et politique.  A titre d’exemple, seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison (et le plus souvent d’une ferme) assistent aux assemblées du village. Pas de maison, pas de statut respectable.

Des fermes aux maisons de ville

C’est essentiellement dans les campagnes basques que la maison revêt sa force symbolique. D’abord construites en bois, les fermes adoptent la pierre à partir du 16e siècle et affichent le style architectural que nous lui connaissons aujourd’hui. « Sous le toit à deux battants apparaissent des balcons, au niveau du grenier, pour faire sécher le maïs. La façade de la maison est tournée vers l’est, tandis que les autres murs sont presque aveugles, pour protéger des vents dominants venus de l’océan. Ces fermes sont également dotées d’une porte charretière, par laquelle passent les hommes mais aussi les animaux. Le rez-de-chaussée est réservé au bétail et à la cuisine, tandis que les chambres sont situées à l’étage » précise l’architecte Michel Berger sur le site Maison à Part.

Le style est progressivement repris par les maisons de ville, qui reçoivent quelques adaptations, comme la pose d’un plus grand nombre de fenêtres. Certaines sont conçues pour accueillir des commerces au rez-de-chaussée. Malgré l’environnement urbain, elles conservent généralement de grandes surfaces d’habitation et se destinent d’abord aux notables, avant de se généraliser parmi la population.

Dans les trois provinces basques du Nord, situées en France, l’architecture diffère légèrement, en fonction de l’environnement et des ressources naturelles disponibles.

Maison labourdine, la star !

Impossible de la dissocier de l’image du Pays basque. Grande, massive, dotée d’une structure en bois, équipée d’un toit singulier, elle fait la fierté de la province du Labourd. Les murs sont majoritairement en pierre, blanchis à la chaux, avec des pans de bois apparents (colombages) peints traditionnellement en rouge ou en vert, couleurs obtenues avec des pigments locaux. Le rouge, très fréquent, provenait à l’origine du sang de bœuf utilisé pour protéger le bois contre les insectes.

Villa Arnaga, style néo-basque labourdin.
La célèbre Villa Arnaga, construite par le poète Edmond Rostand, affiche un style néo-basque propre au Labourd – Crédit photo : Bernard Blanc – Flickr

La façade principale fait l’objet de soins décoratifs : linteaux sculptés (parfois gravés du nom du propriétaire et de la date), balcons en bois, fenêtres croisées, pierres d’angle, inscriptions. La toiture est à deux versants en pente douce, couverte de tuiles creuses rouges. La faible pente limite la prise au vent, particulièrement adaptée au climat océanique du Labourd. Le faîtage est parallèle à la façade principale, avec un débord important à l’est et peu ou pas à l’ouest.

L’aspect souvent dissymétrique de la maison labourdine contribue aussi à son charme. En fait, il s’agit, dans la plupart des cas, d’agrandissements successifs et non du plan initial.

Maison navarraise, sous influence

Il s’agit d’abord de l’influence historique de la province espagnole de Navarre, à laquelle la Basse-Navarre fut rattachée jusqu’en 1530. C’est ensuite et surtout l’influence de la géologie des sols, riches en argile, qui permet la fabrication de briques dès le 18e siècle. Ces briques plates viennent s’ajouter aux pierres.

Architecture basque de Basse-Navarre
Maison typique de Basse-Navarre, dans la commune d’Armendarits – Crédit photo : Harrieta171 – CC BY-SA 3.0

On utilise aussi la chaux pour mettre en valeur la pierre calcaire locale, notamment dans les encadrements de fenêtres et les chaînes d’angle. La façade principale est plate, sans encorbellement ni porche, contrairement à la maison labourdine. Les fenêtres sont petites, à petits carreaux, et symétriquement réparties. Le colombage, quand il existe, se limite à l’étage supérieur ou à certaines parties de la façade, mais il est moins répandu et moins décoratif qu’en Labourd.

Le toit à deux versants est couvert de tuiles rousses, avec un faîtage parallèle à la façade principale.

Enfin, l’intérieur, agencé de façon fonctionnelle, se compose d’une succession de pièces rectangulaires de petite longueur.

Peut-être moins emblématiques que leurs sœurs labourdines, les maisons de Basse-Navarre s’entourent d’un charme certain, donnant cette impression de force tranquille.

Maison souletine, adaptée au climat montagnard

En province de Soule, l’océan Atlantique apparaît un peu lointain. La réalité, ici, c’est la chaîne des Pyrénées et les maisons se sont adaptées au contexte montagnard. Si certaines similitudes architecturales peuvent apparaître entre maisons labourdines et navarraises, le style des maisons souletines se rapproche de celui des maisons béarnaises.

Maison typique de la Soule
Magnifique etxe à Aroue-Ithorots-Olhaïby – Crédit photo : Nikonmania – Flickr

La maison n’est généralement pas un bloc unique massif comme dans les provinces basques voisines, mais adopte souvent des formes en L, en T, ou se compose de plusieurs bâtiments indépendants autour d’une cour. Cette organisation permet une imbrication des fonctions d’habitation et d’exploitation agricole, chaque volume étant adapté aux besoins et au relief local.

La toiture adopte une forme pointue et à forte pente, recouverte de tuiles plates ou d’ardoises, souvent terminée par un coyau (adoucissement de la pente en bas de toit) pour mieux évacuer la neige et l’eau. Les épis de faîtage en zinc sont fréquents et parfois très ouvragés.

La façade principale, à deux niveaux et généralement à trois travées symétriques autour de la porte, reçoit une décoration sobre. Les ouvertures sont de deux types : une porte piétonne pour le logis et une ou plusieurs portes charretières pour les usages agricoles. Au-dessus de la porte principale, une pierre gravée (cartouche) porte souvent le nom du constructeur ou du propriétaire et la date des travaux.

Les menuiseries sont peintes dans des couleurs variées : gris bleu, vert, brun, rouge, avec une prédominance ancienne du vert et du bleu, le rouge étant plus récent.

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nuit dans les Landes

Qu’il fait bon admirer les étoiles dans les Landes de Gascogne !

Qu’il fait bon admirer les étoiles dans les Landes de Gascogne !


Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne vient d’obtenir le prestigieux label Réserve Internationale de Ciel Étoilé (RICE).

parc des landes de gascogne
Un terrain d’observation privilégié – Crédit photo: Yohan Terraza / PNR

Sixième réserve labellisée en France

Ce n’est quand même pas rien. L’association internationale Dark Sky vient d’attribuer son label RICE au Parc naturel régional (PNR) des Landes de Gascogne. Ce label, attribué le 12 février 2025, fait de ce parc la 6e réserve de ce type en France et la 22e dans le monde, mais également la première située en plaine. Comme le rappelle le site officiel des parc nationaux, « un territoire labellisé RICE bénéficie d’un ciel étoilé d’une qualité exceptionnelle qui fait l’objet d’une mise en valeur à des fins scientifiques, éducatives, culturelles, touristiques ou dans un but de préservation de la nature. Chaque réserve comprend une zone centrale où la noirceur naturelle est préservée au maximum et une région périphérique où les élus, les individus et les entreprises reconnaissent l’importance du ciel étoilé et s’engagent à le protéger à long terme. » 

Le PNR des Landes de Gascogne rejoint donc les cinq réserves labellisées en France :

Pic du Midi de Bigorre (2013)

  • Première RICE en France et en Europe.
  • Située dans les Hautes-Pyrénées, elle s’étend sur 3 000 km² et est cogérée par le Parc national des Pyrénées, l’établissement du Pic du Midi, et le syndicat départemental d’énergie des Hautes-Pyrénées.

Parc national des Cévennes (2018)

  • Plus vaste RICE d’Europe avec une superficie de 3 560 km².
  • Reconnu pour la qualité exceptionnelle de son ciel, comparable à celui du désert d’Atacama.

Alpes Azur Mercantour (2019)

  • S’étend sur 2 300 km² et regroupe 74 communes au croisement de l’arc méditerranéen et alpin.
  • Créée à l’initiative du Parc national du Mercantour et du Parc naturel régional des Préalpes d’Azur.

Parc naturel régional de Millevaches en Limousin (2021)

  • Zone rurale préservée avec une faible pollution lumineuse, idéale pour l’observation astronomique.

Parc naturel régional du Vercors (2023)

  • Comprend les trois quarts sud du parc, avec des zones particulièrement sombres permettant d’observer jusqu’à 3 000 étoiles à l’œil nu.

Une nouvelle opportunité pour les astronomes amateurs

La zone cœur de la RICE s’étend sur 945 km² et se situe au cœur des Landes de Gascogne, au plus haut de ce vaste plateau sableux (soit à 145 m), à la tête de 3 bassins versants : la Leyre, la Midouze et le Ciron. La qualité du ciel nocturne du coeur de la RICE mesurée s’élève en moyenne à 21,2 mag/arcsec², avec des valeurs optimales à 21,9 mag/arsec². La zone périphérique qui protège cette zone cœur, concerne quant à elle 3 818km². Les lieux permettent une observation exceptionnelle. Jusqu’à 4 000 étoiles sont visibles à l’œil nu dans cette zone, un phénomène rare dans un monde où plus d’un tiers de la population ne peut plus admirer la Voie Lactée à cause de la pollution lumineuse.

Depuis plusieurs années, le parc a mis en place différentes initiatives pour diminuer l’impact de l’éclairage artificiel :

  • Adoption d’un éclairage public plus respectueux (par exemple, passage aux LED et extinction nocturne entre 1 heure et 5 heures dans certaines communes).
  • Sensibilisation des habitants et des élus locaux sur les bienfaits d’un ciel sombre pour la biodiversité (oiseaux migrateurs, insectes) et la santé humaine.

Le label RICE met en avant non seulement l’importance de préserver un patrimoine naturel unique, mais aussi les bénéfices éducatifs, culturels et touristiques qu’un ciel étoilé peut offrir. Cette reconnaissance pourrait également servir de modèle pour d’autres territoires qui souhaitent s’engager dans une démarche similaire.

Cette labellisation est une fierté collective pour les Landes de Gascogne et un atout majeur pour reconnecter les habitants et visiteurs avec un ciel nocturne préservé.

Fête de la Mer

Fête de la Mer 


fête de la mer mimizan

La fête de la mer à Mimizan est une célébration annuelle qui a lieu le 1er mai. Elle honore la relation entre Mimizan-Plage et l’Océan Atlantique. Cette journée est marquée par diverses animations et marque le début de la saison touristique de la station balnéaire.

La fête coïncide avec la tradition de la mayade, où un pin maritime décoré est planté devant la maison d’une personne que l’on souhaite honorer pour un événement particulier. Cette tradition est inscrite à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

Les festivités incluent des défilés nautiques, des dépôts de gerbes en mer, des spectacles de rue, des ateliers scientifiques pour enfants, des vide-greniers, et des animations musicales avec des bandas et des chœurs locaux. La journée est également ponctuée par des activités pour les familles, comme des structures gonflables et des jeux pour enfants.

Programme 2025 :

10 h – Messe en présence des associations marines et de la Sirène de l’Océan.

10 h 30 – atelier scientifique pour les enfants place du marché

17 h – Défilé Nautique et dépôt de gerbe à la mer (yacht-club, Mimizan Pêche Plaisance, pinasse, jet-ski, cercle Nautique, anciens marins)

14 h – balade à poney, parking des arènes et atelier scientifique, place du marché

14 h 15 – spectacle tout public Bill Boquet place du marché

Puis animations : les majorettes Les Perles de la côte d’Argent, la banda El Pafin’hot Band, Lous Amics du Born, Lous Cames de Boy, Areia Batucada et Tralala Landes

Et aussi toute la journée :
Nouveauté 2025 : animation voitures anciennes avec Rétro auto moto avenue du courant
Vide grenier
Cerfs volants (embouchure du courant)
Structures gonflables
Landes Emotion Sports esplanade de la Garluche


Pratique


Quand ?

Le 1er mai 2025

Où ?

Boulevard des Pêcheurs
Place du Marché
40200 MIMIZAN

Allo ?

Tél. : 05 58 09 11 20 (OT de Mimizan)

Site ?

Web: www.mimizan-tourisme.fr

Combien ?

Gratuit !